Message à l'infidèle
Tel le vieil empereur de Chine
qui commanda que son armée
fut ensevelie avec lui,
j'aurai, pour garder chaud mes os,
mes enivrances passagères,
mes rêves fous, mes passions brèves,
mes vieux péchés voluptueux,
mes désirs -neufs d'être ignorés-
tous ces souvenirs par milliers
qui sont déjà partis m'attendre.
Et l'amour que tu repoussas,
que j'ai gardé pour moi tout seul
et qui partagera ma mort
comme il ensoleilla ma vie.
Ainsi, quand je ne serai plus,
tu seras toujours près de moi,
riante et jeune à tout jamais
pour vivre notre éternité.
qui commanda que son armée
fut ensevelie avec lui,
j'aurai, pour garder chaud mes os,
mes enivrances passagères,
mes rêves fous, mes passions brèves,
mes vieux péchés voluptueux,
mes désirs -neufs d'être ignorés-
tous ces souvenirs par milliers
qui sont déjà partis m'attendre.
Et l'amour que tu repoussas,
que j'ai gardé pour moi tout seul
et qui partagera ma mort
comme il ensoleilla ma vie.
Ainsi, quand je ne serai plus,
tu seras toujours près de moi,
riante et jeune à tout jamais
pour vivre notre éternité.
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5 commentaires
Micheline 1940 · le mercredi 11 mars 2015 à 08:42
Merci, cher Poète !
Bonne journée en amitié !
Mi.
mamine · le mercredi 11 mars 2015 à 09:31
juste de passage, mais je suis très satisfaite d'etre attiré dans votre page par ce poeme magnifiquement écrit
bon courage pour la suite
Rosa
domi · le mercredi 11 mars 2015 à 10:35
j'aime beaucoup ces 2 vers, si justes :
"et qui partagera ma mort
comme il ensoleilla ma vie".
merci René...
domi
Micheline 1940 · le mercredi 11 mars 2015 à 12:14
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Quand j’étais gosse, haut comme trois pommes,
J’parlais bien fort pour être un homme.
J’disais : " Je sais … Je sais … Je sais … Je sais … "
C’était le début, c’était l’printemps.
Et quand j’ai eu mes dix-huit ans
J’ai dit " Je sais, ça y est, cette fois je sais ".
Et aujourd’hui, les jours où j’m’retourne
J’regarde la terre où j’ai quand même fait les cent pas
Et je n’sais toujours pas comment elle tourne.
Vers vingt-cinq ans j’savais tout
L’amour, les roses, la vie, les sous.
Tiens oui, l’amour j’en avais fait tout l’tour
Mais heureusement comme les copains
J’avais pas mangé tout mon pain.
C’que j’ai appris, ça tient en trois, quatre mots :
Le jour où quelqu’un vous aime
J’peux pas mieux dire :
Il fait très bon, il fait très beau.
C’est encore c’qui m’étonne dans la vie
Moi qui suis à l’automne de ma vie
On oublie tout : les soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse.
Toute ma jeunesse j’ai voulu dire " je sais "
Seul’ment plus j’cherchais et moins j’savais
Y a soixante coups qu’ont sonné à l’horloge
J’suis encore à ma fenêtre, j’regarde et j’interroge
Maint’nant je sais, je sais qu’on n’sait jamais.
La vie, l’amour, l’argent, les amis et les roses
On n’sait jamais
Ni la couleur des roses
C’est tout c’que je sais
Et ça, j’le sais.
Jean Gabin (1974)
Paroles de Jean Dabadie et Philipe Green
domidom · le mercredi 11 mars 2015 à 21:19
Au plaisir...
Amitiés, Domie...
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