Fin de vie
Quand le coeur est trop lourd de l'humaine tendresse,
Quand les membres sont gourds sous les frimas du temps,
Quand craque le vernis du besoin de paraître
Au squelette rouillé par l'arthrose des ans,
Aux lèvres monte encore une voix incertaine,
Un chant endolori qu'estompe l'habitude.
Tout s'en va, tout se meurt, on redevient petit
Et les regards croisés font mal quand ils vous toisent.
Ce corps qu'on a connu plein de saine vigueur,
Dont on était si fier quand palpitait son coeur,
Irrésistiblement, semble comme attiré
Par la terre où bientôt il ira s'engloutir.
Il est loin le printemps, la saison des amours.
N'en reste plus en soi qu'un tendre souvenir
Et le besoin vivace en ce temps qui se fend
De s'accomplir pourtant au quotidien des jours.
On dit que l'autrefois renaît quand on se meurt.
La mémoire obscurcie allume des lumières
Dans le brouillard givrant l'horizon des années.
Est-ce vrai que la mort peut transcender la vie ?
Quand elle sera là, l'épouvantable mort,
L'espérance tenace en un monde meilleur
S'allumera dans l'âme au temps de la prière
Pour croire un au-delà qui ne soit pas menteur.
Rennes Centre Hospitalier Guillaume Régnier. pavillon des anciens 1982
petits écrits de NUIT/ tome 3 : les nuits d'automne
Quand les membres sont gourds sous les frimas du temps,
Quand craque le vernis du besoin de paraître
Au squelette rouillé par l'arthrose des ans,
Aux lèvres monte encore une voix incertaine,
Un chant endolori qu'estompe l'habitude.
Tout s'en va, tout se meurt, on redevient petit
Et les regards croisés font mal quand ils vous toisent.
Ce corps qu'on a connu plein de saine vigueur,
Dont on était si fier quand palpitait son coeur,
Irrésistiblement, semble comme attiré
Par la terre où bientôt il ira s'engloutir.
Il est loin le printemps, la saison des amours.
N'en reste plus en soi qu'un tendre souvenir
Et le besoin vivace en ce temps qui se fend
De s'accomplir pourtant au quotidien des jours.
On dit que l'autrefois renaît quand on se meurt.
La mémoire obscurcie allume des lumières
Dans le brouillard givrant l'horizon des années.
Est-ce vrai que la mort peut transcender la vie ?
Quand elle sera là, l'épouvantable mort,
L'espérance tenace en un monde meilleur
S'allumera dans l'âme au temps de la prière
Pour croire un au-delà qui ne soit pas menteur.
Rennes Centre Hospitalier Guillaume Régnier. pavillon des anciens 1982
petits écrits de NUIT/ tome 3 : les nuits d'automne
Note : 8/10
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4 commentaires
joey de provence · le lundi 31 juillet 2017 à 06:19
paula · le mardi 1 août 2017 à 00:23
rivaudais · le mercredi 2 août 2017 à 11:42
Micheline 1940 · le dimanche 13 août 2017 à 06:56
J'ai ressenti pour ce poème une indescriptible émotion qui a fait jaillir en mon cœur la Lumière de communion.
Merci ami, pour l'émouvante lecture que vous m'avez fait ressentir.
Bien à vous, comme aussi bien amicalement,
Micheline.
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