DANS LA PEAU D'UNE FEMME QUI PLEURE (Extrait)
Dans ma mémoire il pleut d’encombrants souvenirs
Comme il pleut de remords de lourds mensonges
Dans celles de ces personnes qui lisent mal l’avenir
Dans les cartes comme dans la main. Ça me ronge
Et autant que me rongeaient ton silence et ton orgueil.
Si tu savais comment je vis, comment je porte le deuil
De tes affabulations(1) ? Si tu le savais. Oh clé de mes présents malheurs
Comment te le dire ! Oui comment te dire que les douleurs
Que m’ont infligé ces affabulations ne peuvent être partagées ?
Et que je vis dans une prison où seules mes larmes peuvent s’évader ?
Dans tes draps, à la tienne, j’ai parfois rêvé d’unir ma destinée.
Dans tes bras, plusieurs fois, je me suis plus à faire la grasse matinée
Comme je me suis tant de fois déplu à jouer la femme-objet(2).
Oui ! J’ai été un objet de plaisir comme un autre de tes désirs,
Comme un enfant orphelin je me suis offerte à toi sans déplaisir,
Je cherchais l’amour propre mais j’ai trouvé un des plus abjects(3)...
[...]
Aujourd’hui je vis inclinée du côté du regret comme une pleurarde(4),
Et comme j’ai vécu un amour ravageur fait de douces tornades.
Mes yeux qui ne s’ouvraient qu’à moitié comme les fleurs
Du Sahara parce qu’intimidée par ton regard de glace,
À mesure de la pure vérité sont devenus un vase de pleurs,
Un port pour le deuil de mes rêves et de ma plaie ouverte(5)
À mesure que tu affectais une autre que moi à ma place.
Je souffre seule comme cette musulmane toute couverte
De lourds soupçons, d’adultère ; Que certains souhaitent
Couvrir autant de pierres que de crachats et de huées que de cris de chouettes.
[...]
Légende:
(1): Mensonges
(2): Fille de joie
(3): Méprisable
(4): Femme qui se plaint sans cesse
(5): Coeur blessé.
L'intégralité du poème, un jour peut-être dans "Du Coeur, des Fleurs, des Pleurs..."
By SLM-PPR
Comme il pleut de remords de lourds mensonges
Dans celles de ces personnes qui lisent mal l’avenir
Dans les cartes comme dans la main. Ça me ronge
Et autant que me rongeaient ton silence et ton orgueil.
Si tu savais comment je vis, comment je porte le deuil
De tes affabulations(1) ? Si tu le savais. Oh clé de mes présents malheurs
Comment te le dire ! Oui comment te dire que les douleurs
Que m’ont infligé ces affabulations ne peuvent être partagées ?
Et que je vis dans une prison où seules mes larmes peuvent s’évader ?
Dans tes draps, à la tienne, j’ai parfois rêvé d’unir ma destinée.
Dans tes bras, plusieurs fois, je me suis plus à faire la grasse matinée
Comme je me suis tant de fois déplu à jouer la femme-objet(2).
Oui ! J’ai été un objet de plaisir comme un autre de tes désirs,
Comme un enfant orphelin je me suis offerte à toi sans déplaisir,
Je cherchais l’amour propre mais j’ai trouvé un des plus abjects(3)...
[...]
Aujourd’hui je vis inclinée du côté du regret comme une pleurarde(4),
Et comme j’ai vécu un amour ravageur fait de douces tornades.
Mes yeux qui ne s’ouvraient qu’à moitié comme les fleurs
Du Sahara parce qu’intimidée par ton regard de glace,
À mesure de la pure vérité sont devenus un vase de pleurs,
Un port pour le deuil de mes rêves et de ma plaie ouverte(5)
À mesure que tu affectais une autre que moi à ma place.
Je souffre seule comme cette musulmane toute couverte
De lourds soupçons, d’adultère ; Que certains souhaitent
Couvrir autant de pierres que de crachats et de huées que de cris de chouettes.
[...]
Légende:
(1): Mensonges
(2): Fille de joie
(3): Méprisable
(4): Femme qui se plaint sans cesse
(5): Coeur blessé.
L'intégralité du poème, un jour peut-être dans "Du Coeur, des Fleurs, des Pleurs..."
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