A CET HOMME DONT JE SUIS AMOUREUX[Extrait]
Première partie
Toi qui souffre ! Aujourd’hui qu’hier, un tant soit peu ! Toi qui souffre
Comme celles qui ont foutrement mal souffert de mon indifférence ;
Comme ces personnes âgées victimes d’un manque de déférence(1) ;
Comme un vulgaire dépensier qui est au bord du gouffre ;
J’ai des franches et sincères confessions à te livrer ;
Et de ta souffrance morale pour te délivrer(2)...
Dieu, ce témoin impartial et aux déclarations muettes
Aux procès des hommes durant toute leur existence,
Pour exciter bien de souvenirs a dû céder à mes profondes instances(3).
Le cœur ouvert ; Afin de t’écrire, j’y ai trempé une plume d’alouette…
Deuxième partie
Il m’en souvient qu’à certaines heures, tranquilles, j’ai maintes fois été flatté
Par le désir de te parler hâtivement, comme la conscience peut se hâter
Quand viennent après certaines scènes mal tournées les sourds instants du bilan ;
Et qu’à d’autres, tardives, par le désir de nous voir régler nos différends obnubilant(4).
A ces peurs, à ces anxiétés qui te saisissaient pendant mes moments diablement(5)
Difficiles, à ces situations financières auxquelles tu étais contraint d’accorder tes dépenses...
[…]
En regardant par-dessus la fenêtre de la salle où est positionné ta vieille écritoire(6),
Où sont foutrement bien rangées mes premiers carnets de notes dans son tiroir…
Troisième partie
Ah ! Mon cher père…
Un homme comme je n’ai pu l’être,
Malgré tout, à la lettre,
Et dont j’ai hérité du caractère pépère(7).
[…]
Entre vie de plaisirs, de bohème et intellectuelle je n’ai pas pu être ce fils
Digne de toi, ce fils que tu rêvais tant d’avoir,
Mais avec l’élue de mon coeur j’en ferai un avec le concours du Christ
Et qu’un beau jour le ciel te permettra de voir…
Père ! A cet instant où je n’ai plus que des larmoiements à l’oeil
Où les souvenirs et les pensées sont tombés en deuil(8)… A suivre !
Légende :
D’un manque de déférence(1) : D’un manque de respect
Pour te délivrer(2) : Capable de te livrer
Mes profondes instances(3) : Mes profondes prières
Obnubilant(4) : Qui obscurci, qui aveugle l’esprit
Diablement(5) : Extrêmement
Ecritoire(6) : Petit meuble portatif contenant ce qu’il faut écrire
pépère(7) : Tranquille, calme
Tombés en deuil(8) : Se sont effacés.
Toi qui souffre ! Aujourd’hui qu’hier, un tant soit peu ! Toi qui souffre
Comme celles qui ont foutrement mal souffert de mon indifférence ;
Comme ces personnes âgées victimes d’un manque de déférence(1) ;
Comme un vulgaire dépensier qui est au bord du gouffre ;
J’ai des franches et sincères confessions à te livrer ;
Et de ta souffrance morale pour te délivrer(2)...
Dieu, ce témoin impartial et aux déclarations muettes
Aux procès des hommes durant toute leur existence,
Pour exciter bien de souvenirs a dû céder à mes profondes instances(3).
Le cœur ouvert ; Afin de t’écrire, j’y ai trempé une plume d’alouette…
Deuxième partie
Il m’en souvient qu’à certaines heures, tranquilles, j’ai maintes fois été flatté
Par le désir de te parler hâtivement, comme la conscience peut se hâter
Quand viennent après certaines scènes mal tournées les sourds instants du bilan ;
Et qu’à d’autres, tardives, par le désir de nous voir régler nos différends obnubilant(4).
A ces peurs, à ces anxiétés qui te saisissaient pendant mes moments diablement(5)
Difficiles, à ces situations financières auxquelles tu étais contraint d’accorder tes dépenses...
[…]
En regardant par-dessus la fenêtre de la salle où est positionné ta vieille écritoire(6),
Où sont foutrement bien rangées mes premiers carnets de notes dans son tiroir…
Troisième partie
Ah ! Mon cher père…
Un homme comme je n’ai pu l’être,
Malgré tout, à la lettre,
Et dont j’ai hérité du caractère pépère(7).
[…]
Entre vie de plaisirs, de bohème et intellectuelle je n’ai pas pu être ce fils
Digne de toi, ce fils que tu rêvais tant d’avoir,
Mais avec l’élue de mon coeur j’en ferai un avec le concours du Christ
Et qu’un beau jour le ciel te permettra de voir…
Père ! A cet instant où je n’ai plus que des larmoiements à l’oeil
Où les souvenirs et les pensées sont tombés en deuil(8)… A suivre !
Légende :
D’un manque de déférence(1) : D’un manque de respect
Pour te délivrer(2) : Capable de te livrer
Mes profondes instances(3) : Mes profondes prières
Obnubilant(4) : Qui obscurci, qui aveugle l’esprit
Diablement(5) : Extrêmement
Ecritoire(6) : Petit meuble portatif contenant ce qu’il faut écrire
pépère(7) : Tranquille, calme
Tombés en deuil(8) : Se sont effacés.
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