les rêveries ordinaires
j'laisserai la porte ouverte
dans l'hypothèse où tu reviendrais
une bougie à la fenêtre
que tu verras que je tiendrais
tu trouveras aussi sans doute
un tas de lettres cachées au fond
d'un vieux tiroir elles portent toutes
la trace intacte de ton nom
si par hasard tu revenais
y'aurait une place encore toute chaude
un creux à toi non suranné
du linge ancien dans la commode
tête tombante presque endormi
il s'échapperait d'entre mes lèvres
un soupir las
un souffle fin parmi les bruits
dissiperait ce joli rêve
et aussitôt tu serais là
si t'avais comme une impression
de déjà-vu
de reconnaître à l'équation
son inconnue
et que tu sentes des tremblements
courir le long de ton échine
j'poserai dessus des bouts d'pansements
avec un peu d'encre de Chine
on remontera à la surface
des souvenirs des idées neuves
déshabillées de toute leur masse
elles feront tout ce qu'elles peuvent
si t'es pas sûre
que tu hésites
si tu vois naître
des parasites
on s'arrangera tu pourras mettre
du fil à coudre sur ma blessure
pour ton reflet perdu coincé
dans le miroir
près de l'entrée
il va falloir lui annoncer
parce qu'il était au désespoir
de le garder tel un secret
tu seras bienvenue chez moi
au beau milieu du temps qui fuit
toute ma vie contre une seule nuit
bien-sûr c'est toi qui décides
j'dépose mon cœur entre tes doigts
tu peux y aller il est solide
quant à savoir le pour et le contre
s'il est tombé le grand bastion
de l'amour
qui cache sa peur ou qui la montre
je crois bien qu'on a fait l' tour
de la question
c'est là rien qu'une petite piqûre
de rappel
en souffrance
le dernier des clairs-obscurs
qui se balance
dans le ciel
dans l'hypothèse où tu reviendrais
une bougie à la fenêtre
que tu verras que je tiendrais
tu trouveras aussi sans doute
un tas de lettres cachées au fond
d'un vieux tiroir elles portent toutes
la trace intacte de ton nom
si par hasard tu revenais
y'aurait une place encore toute chaude
un creux à toi non suranné
du linge ancien dans la commode
tête tombante presque endormi
il s'échapperait d'entre mes lèvres
un soupir las
un souffle fin parmi les bruits
dissiperait ce joli rêve
et aussitôt tu serais là
si t'avais comme une impression
de déjà-vu
de reconnaître à l'équation
son inconnue
et que tu sentes des tremblements
courir le long de ton échine
j'poserai dessus des bouts d'pansements
avec un peu d'encre de Chine
on remontera à la surface
des souvenirs des idées neuves
déshabillées de toute leur masse
elles feront tout ce qu'elles peuvent
si t'es pas sûre
que tu hésites
si tu vois naître
des parasites
on s'arrangera tu pourras mettre
du fil à coudre sur ma blessure
pour ton reflet perdu coincé
dans le miroir
près de l'entrée
il va falloir lui annoncer
parce qu'il était au désespoir
de le garder tel un secret
tu seras bienvenue chez moi
au beau milieu du temps qui fuit
toute ma vie contre une seule nuit
bien-sûr c'est toi qui décides
j'dépose mon cœur entre tes doigts
tu peux y aller il est solide
quant à savoir le pour et le contre
s'il est tombé le grand bastion
de l'amour
qui cache sa peur ou qui la montre
je crois bien qu'on a fait l' tour
de la question
c'est là rien qu'une petite piqûre
de rappel
en souffrance
le dernier des clairs-obscurs
qui se balance
dans le ciel
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6 commentaires
debbie · le mercredi 9 janvier 2019 à 08:38
Belle journée
Poétiquement
Debbie
soilon · le mercredi 9 janvier 2019 à 08:47
Voici la dernière pièce d'un recueil intitulé "Prétextes" que j'ai posté au fur et à mesure sur le site et qui n'a semble-t-il pas suscité l'intérêt, à trois exceptions près.
Est-ce le format, le contenu ou l'air du temps qui vous ont dérouté ?
Peu importe au fond, j'ai fourni un grand travail en écrivant ces poèmes, mais peut-être n'était-il tout simplement pas suffisant ou à votre goût…
Je vais continuer malgré tout car la poésie est en moi,même en l'absence de suffrages, et elle vient comme elle est, c'est-à-dire impérieuse.
Bonne journée à tout le monde.
Susan* Coquelicot * · le mercredi 9 janvier 2019 à 09:19
L'absence est un sentiment important ...
Alors tout comme toi l'absence me fait rêver ...!
Souvent je vois mon père devant moi, mais hélas, ce n’est qu’un joli rêve !!!
Ton poème est à la fois un pardon et une belle déclaration d'amour ...
Je souhaite que ton rêve se réalise !
Merci pour ton partage poétique.
Si j’ai un conseil à te donner, évites d’écrire des poèmes très longs , nous avons tellement à lire que parfois la longueur d’un écrit peut décourager !!!
Enfin ce n’est que mon avis bien sûr.
Belle journée Soilon.
Susan
debbie · le mercredi 9 janvier 2019 à 12:30
Belle journée
Debbie
soilon · le mercredi 9 janvier 2019 à 17:10
Je fais le constat en lisant le commentaire de Susan et le tien que c'est peut-être une question de format, et je comprends que cela puisse décourager en effet. J'ajoute que je ne cherche pas l'approbation de chacun mais bel et bien à partager avec vous tous. Et j'apprécie qu'on me parle franchement, qu'on aime ou non ce que j'écris.
Personnellement, je ne vais pas non plus au bout de certains poèmes postés pour des raisons similaires aux tiennes.
Amitiés.
soilon · le mercredi 9 janvier 2019 à 17:20
Merci pour ce commentaire chaleureux et plein de bon sens.
J'en conclue que le format est mal adapté, ce qui signifie peut-être que la qualité n'est pas à remettre en question !
J'aime la poésie sous toutes ses formes, ce recueil est écrit exclusivement en prose, et il est vrai que certaines pièces, très longues, n'ont sans doute pas leur place ici.
Je te remercie donc de m'ouvrir les yeux et vais m'empresser d'en poster un plus court.
Amitiés
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