passage clouté
d'abord tu me verras
tous les premiers lundi de chaque mois
porter le deuil
ou le cercueil
ce s'ra selon que j'ai gagné
que j'ai perdu
une illusion une déconv'nue
sur la semaine des langues lourdes
mais bien pendues
alors un peu d'courage
faut traverser sans regarder
toujours une ombre glissée derrière
masquée feutrée
par la lumière d'un rideau d'air
un voile entier
et délétère
matricule chiffre dont
les vaines saisons
tournent en rond
sur le compteur du mur du fond
particule chiffe molle
qui s'articule
et puis s'envole
usée limée trouée
par les rebonds des seules questions
qui montent à la tête
pensante
qu'on ferait mieux d'panser
avec des bandelettes
et des onomatopées
en quantité négligeable
obsolète
allez on n'hésite pas
à faire le premier vœu
lancer la roue
dans le décor du déjà flou
ce ne s'ra rien d'autre
qu'une toute petite
rediffusion
d'la radio vue
pas un iota de plus
une surenchère un peu légère
mais tu verras qu'avec le temps
ce médecin pour tous les gens
le goût devient bien moins amer
je passerai donc
en coup de vent
tu tires à vue ça coûte autant
qu'une apostrophe un écoulement
pantalons noirs
tenue quelconque
un morceau d'linge
mal défroissé
pour réunir dans les méninges
les sillons lourds les ravins secs
que le chagrin aura creusé
si j'verse une larme
tu peux frapper
c'est que j'suis faible
ou désarmé
finalement je vais rentrer
faire demi-tour et ressasser
les vieilles photos
dix d'entités
je vais garder affirmatif
le fameux clou
le négatif
peut-être même l'ensevelir
tiens pourquoi pas
dans la soupière aux souvenirs
tous les premiers lundi de chaque mois
porter le deuil
ou le cercueil
ce s'ra selon que j'ai gagné
que j'ai perdu
une illusion une déconv'nue
sur la semaine des langues lourdes
mais bien pendues
alors un peu d'courage
faut traverser sans regarder
toujours une ombre glissée derrière
masquée feutrée
par la lumière d'un rideau d'air
un voile entier
et délétère
matricule chiffre dont
les vaines saisons
tournent en rond
sur le compteur du mur du fond
particule chiffe molle
qui s'articule
et puis s'envole
usée limée trouée
par les rebonds des seules questions
qui montent à la tête
pensante
qu'on ferait mieux d'panser
avec des bandelettes
et des onomatopées
en quantité négligeable
obsolète
allez on n'hésite pas
à faire le premier vœu
lancer la roue
dans le décor du déjà flou
ce ne s'ra rien d'autre
qu'une toute petite
rediffusion
d'la radio vue
pas un iota de plus
une surenchère un peu légère
mais tu verras qu'avec le temps
ce médecin pour tous les gens
le goût devient bien moins amer
je passerai donc
en coup de vent
tu tires à vue ça coûte autant
qu'une apostrophe un écoulement
pantalons noirs
tenue quelconque
un morceau d'linge
mal défroissé
pour réunir dans les méninges
les sillons lourds les ravins secs
que le chagrin aura creusé
si j'verse une larme
tu peux frapper
c'est que j'suis faible
ou désarmé
finalement je vais rentrer
faire demi-tour et ressasser
les vieilles photos
dix d'entités
je vais garder affirmatif
le fameux clou
le négatif
peut-être même l'ensevelir
tiens pourquoi pas
dans la soupière aux souvenirs
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3 commentaires
debbie · le mardi 9 avril 2019 à 21:31
Belle soirée
Avec mes Amitiés
Debbie
Susan* Coquelicot * · le mercredi 10 avril 2019 à 06:36
Ton poème est émouvant ...
Tes vers sont nostalgiques et tristes !
La soupière aux souvenirs est originale , c'est bien trouvé ...
Belle journée Soilon !
Amitiés.
Susan
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 10 avril 2019 à 06:52
De l'émotion oui, comme le souligne Susan.
On sent l'urgence dans l'écriture et ça donne des fulgurances. Un peu à la manière de Bernard Lavilliers.
Un poème qui s'apprécie presque visuellement, en noir et blanc pour ne pas s'égarer dans l'essentialité des mots (et des maux).
Amitiés et à très bientôt, Soilon.
Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
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