LES PETITS CAILLOUX BLANCS
Poème écrit suite à la disparition d'enfants (Marion et Estelle).
Je connais un ruisselet,
Bordé de joncs et d'iris mauve,
Ou quelques petits cailloux blancs
Parsèment le fond de l'eau
Au milieu de poissons scintillants
Au fil de l'eau,
Les petits cailloux blancs
S'étirent jusqu'au ruisseau,
Où le héron vient s'abreuver
Puis le ruisseau, se fait rivière,
Et entraîne à sa suite
Tous les petits cailloux blancs
Qui s'éloignent en une ronde folle.
Survolée de papillons bleus
Et de demoiselles graciles
La rivière jusqu'alors si calme,
Se jette dans les bras d'une cascade.
Dans ce mugissement furieux de l'eau
Qui frappe les rochers du torrent
Quelques pauvres arbres rabougris
S'accrochent désespérément aux parois.
Posé sur une aiguille de pierre,
Un oiseau pêcheur, couleur de feu
Attends sa proie jouant dans les flots
Au milieu des petits cailloux blancs
Poursuivant leur course,
Les petits cailloux blancs
Se jettent dans l'eau bouillonnante,
A la suite des poissons scintillant
Après ce long voyage,
Tous les petits cailloux blancs
Plongeant enfin dans la mer
Se retrouvent dans des vagues accueillantes
Puis tous les petits cailloux blancs,
Sont entraînés par ce lit douillet,
Vers des destinations inconnues
Et des îles lointaines.
Ils forment ensuite une longue chaîne,
Qui bercée par le flux et le reflux,
Viens s'échouer sans fin,
Sur le sable doré.
Un jour, jouant sur une plage argentée,
Un enfant ramassant
Un petit cailloux blanc,
L'offrira à sa maman en riant.
Plus tard, quant tous les enfants du monde
Auront ramassés tout,
Les petits cailloux blancs
De toutes les plages.
Alors ils pourront former
Avec tous ces petits cailloux blancs,
Une haute montagne, sur laquelle
Une main anonyme dessinera un coeur rouge.
Au pied de cette montagne coulera un ruisselet,
Bordé de joncs et d'iris mauve,
Survolé de papillons bleus,
Et de demoiselles graciles.
Et sur le coeur rouge, seront gravé en blanc
Tout les noms,
Des enfants tombés,
Trop tôt au bord du ruisseau.
Lydiane.
Je connais un ruisselet,
Bordé de joncs et d'iris mauve,
Ou quelques petits cailloux blancs
Parsèment le fond de l'eau
Au milieu de poissons scintillants
Au fil de l'eau,
Les petits cailloux blancs
S'étirent jusqu'au ruisseau,
Où le héron vient s'abreuver
Puis le ruisseau, se fait rivière,
Et entraîne à sa suite
Tous les petits cailloux blancs
Qui s'éloignent en une ronde folle.
Survolée de papillons bleus
Et de demoiselles graciles
La rivière jusqu'alors si calme,
Se jette dans les bras d'une cascade.
Dans ce mugissement furieux de l'eau
Qui frappe les rochers du torrent
Quelques pauvres arbres rabougris
S'accrochent désespérément aux parois.
Posé sur une aiguille de pierre,
Un oiseau pêcheur, couleur de feu
Attends sa proie jouant dans les flots
Au milieu des petits cailloux blancs
Poursuivant leur course,
Les petits cailloux blancs
Se jettent dans l'eau bouillonnante,
A la suite des poissons scintillant
Après ce long voyage,
Tous les petits cailloux blancs
Plongeant enfin dans la mer
Se retrouvent dans des vagues accueillantes
Puis tous les petits cailloux blancs,
Sont entraînés par ce lit douillet,
Vers des destinations inconnues
Et des îles lointaines.
Ils forment ensuite une longue chaîne,
Qui bercée par le flux et le reflux,
Viens s'échouer sans fin,
Sur le sable doré.
Un jour, jouant sur une plage argentée,
Un enfant ramassant
Un petit cailloux blanc,
L'offrira à sa maman en riant.
Plus tard, quant tous les enfants du monde
Auront ramassés tout,
Les petits cailloux blancs
De toutes les plages.
Alors ils pourront former
Avec tous ces petits cailloux blancs,
Une haute montagne, sur laquelle
Une main anonyme dessinera un coeur rouge.
Au pied de cette montagne coulera un ruisselet,
Bordé de joncs et d'iris mauve,
Survolé de papillons bleus,
Et de demoiselles graciles.
Et sur le coeur rouge, seront gravé en blanc
Tout les noms,
Des enfants tombés,
Trop tôt au bord du ruisseau.
Lydiane.
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4 commentaires
joey de provence · le jeudi 2 novembre 2017 à 14:25
Lydie Pierrard · le jeudi 2 novembre 2017 à 14:33
La Mouche Nounouche · le jeudi 2 novembre 2017 à 15:10
Triste mais beau texte méritant recueillement.. Yves
Lydie Pierrard · le jeudi 2 novembre 2017 à 16:39
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