JE suis...
voilà quels sont
les secrets
d’un dictateur pervers...
il se demande
qui sont tous ces vers
sans couronne
et sans emblème,
qui grouillaient sans vigueur
et qui fredonnent à l’unisson
leurs refrains de mortels
sans aucune valeur?...
il dit à son esprit:
ils ne savent pas encore
qui JE suis!...
“JE suis ici,
comme un dieu
qui tout sait ,
J’ai le savoir infus,
personne ne peut nier
ma science d’autocrate”...
“JE suis souriant,
souvent JE plaisante
et JE collectionne
des applaudissements en choeur,
comme les enfants,
les images des footballeurs”...
“JE suis le centre de l'univers”...
“JE suis partout
personne ne me bat”...
“en M’admirant
dans le miroir
de Ma propre fontaine
J'éprouve le plaisir extrême,
comme si J'étais
dans un harem”...
“JE suis la fortune
de tout un pays,
JE suis un exemple
de race crasse”...
“pour ma hâtive ascension
Mon ignorance
fut Ma chance”...
“JE ne suis pas
comme l'âne de Buridan,
J’ai choisi
d'être TYRAN”!
“JE respecte tout le monde,
à distance,
même les plus abrutis que moi,
et JE Me fais respecter
avec le don généreux
d’un riche panier à salade,
même pour ceux
qui n’ont pas envie
de savourer
Mon exquise
bonté d'âme”.
“J’envoie paître
tous ceux qui
ne me comblent pas
de leur flatterie”...
“MON visage scintille
même dans les flaques du trottoir
car MES portraits
sont accrochés partout,
aux murs de la ville
comme aux dortoirs”...
“JE suis le dieu
de la nation,
JE suis leur héros,
leur NAPOLEON”...
“JE suis le tyran autorisé,
fou parmi les fous,
élu à l'unanimité
par la cohue hébétée”...
“JE suis immortel
comme les louanges
dans un bordel,
et JE n’ai aucun rival
dans les parages”.
***
la morale de la fable:
vouloir être
le centre de l’univers,
se sentir souverain absolu
dans son empire
c’est le pire
d’un roi pervers...
les racines du tyran
avec son faux
haut rang
tôt ou tard, sont extirpées
par son propre boomerang...
taya
NOTE.
Sans les tyrans
le monde serait-il le même?
Je ne sais pas!
Ces types d’individus
sont depuis toujours existés,
mais, c'est sûr que, sans eux,
beaucoup d’immigrés
seraient restés
dans leur pays d’origine,
pour faire leur vie tranquille,
à côté de leurs familles
et de leurs bons amis.
La xénophobie
aurait été moins virulente,
l'hospitalité serait
un symbole positif
de l'amitié et du respect
entre les hommes
du monde entier.
Ça c’est une opinion,
pas une sentence
mais je peux affirmer
que l’herbe du voisin
n’est pas plus verte,
au contraire:
” the green, green grass”
est toujours plus rayonnante
sur la terre
de la propre naissance.
les secrets
d’un dictateur pervers...
il se demande
qui sont tous ces vers
sans couronne
et sans emblème,
qui grouillaient sans vigueur
et qui fredonnent à l’unisson
leurs refrains de mortels
sans aucune valeur?...
il dit à son esprit:
ils ne savent pas encore
qui JE suis!...
“JE suis ici,
comme un dieu
qui tout sait ,
J’ai le savoir infus,
personne ne peut nier
ma science d’autocrate”...
“JE suis souriant,
souvent JE plaisante
et JE collectionne
des applaudissements en choeur,
comme les enfants,
les images des footballeurs”...
“JE suis le centre de l'univers”...
“JE suis partout
personne ne me bat”...
“en M’admirant
dans le miroir
de Ma propre fontaine
J'éprouve le plaisir extrême,
comme si J'étais
dans un harem”...
“JE suis la fortune
de tout un pays,
JE suis un exemple
de race crasse”...
“pour ma hâtive ascension
Mon ignorance
fut Ma chance”...
“JE ne suis pas
comme l'âne de Buridan,
J’ai choisi
d'être TYRAN”!
“JE respecte tout le monde,
à distance,
même les plus abrutis que moi,
et JE Me fais respecter
avec le don généreux
d’un riche panier à salade,
même pour ceux
qui n’ont pas envie
de savourer
Mon exquise
bonté d'âme”.
“J’envoie paître
tous ceux qui
ne me comblent pas
de leur flatterie”...
“MON visage scintille
même dans les flaques du trottoir
car MES portraits
sont accrochés partout,
aux murs de la ville
comme aux dortoirs”...
“JE suis le dieu
de la nation,
JE suis leur héros,
leur NAPOLEON”...
“JE suis le tyran autorisé,
fou parmi les fous,
élu à l'unanimité
par la cohue hébétée”...
“JE suis immortel
comme les louanges
dans un bordel,
et JE n’ai aucun rival
dans les parages”.
***
la morale de la fable:
vouloir être
le centre de l’univers,
se sentir souverain absolu
dans son empire
c’est le pire
d’un roi pervers...
les racines du tyran
avec son faux
haut rang
tôt ou tard, sont extirpées
par son propre boomerang...
taya
NOTE.
Sans les tyrans
le monde serait-il le même?
Je ne sais pas!
Ces types d’individus
sont depuis toujours existés,
mais, c'est sûr que, sans eux,
beaucoup d’immigrés
seraient restés
dans leur pays d’origine,
pour faire leur vie tranquille,
à côté de leurs familles
et de leurs bons amis.
La xénophobie
aurait été moins virulente,
l'hospitalité serait
un symbole positif
de l'amitié et du respect
entre les hommes
du monde entier.
Ça c’est une opinion,
pas une sentence
mais je peux affirmer
que l’herbe du voisin
n’est pas plus verte,
au contraire:
” the green, green grass”
est toujours plus rayonnante
sur la terre
de la propre naissance.
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4 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 28 mars 2018 à 12:29
Tu nous invites à une réflexion profonde sur la nature humaine, ses étrangetés.
Je m'interroge souvent en pensant que les tyrans, monstres, Homme de Mal qui ont meurtri les peuples, étaient, à leurs premières années, des enfants, pétris d'innocence. On ne nait pas avec le mal en soi.
Et plus, plus largement, mais avec moins de gravité, je repose cette autre interrogation, à propos du JE :
méfions nous, notre pire ennemi est peut-être celui que nous renvoie notre miroir !
Belle journée à toi, chère Taia.
Avec toute mon amitié. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
henridurtal · le mercredi 28 mars 2018 à 12:52
(N.B. : erratum : "de_ mon propre puis").
taia · le mercredi 28 mars 2018 à 14:21
taia · le mercredi 28 mars 2018 à 15:04
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