VIA CRUCIS ...
bruit, grande agitation, la ville se prépare
pour le spectacle macabre qui va couronner
la mémorable journée...
***
« ELI ELI, ...
sur le chemin vers Golgotha
Jésus, un jeune Juif condamné
se penche sous le poids du bois
sur lequel il va être crucifié...
il s'arrête, il n’en peut plus,
après la flagellation
qu’on lui avait infligée...
il tombe à terre...
un paysan robuste, Simon de Cyrène,
qui était de passage dans les parages,
fut forcé de porter la croix du jeune condamné...
“...LEMA SABACHTANI?”
personne ne devrait porter des poids sans aide,
moins encore celui qui n’est ni voleur,
ni assassin...
il est un bon conseiller, prophète envoyé du Ciel
et voici le divin, le Fils absolu désavoué
par ceux qui,
un jour auparavant l’adulaient...
comment pouvaient-ils?
comment osaient-ils,
avec quel courage?
quel tapage, combien de curieux,
de puritains indifférents
dans l'impitoyable cohue
assoiffé de sang! ...
***
INRI “J’AI ÉCRIT”
des clous épais sont battus aux mains et aux chevilles
du pauvre condamné ...
des soldats ignorants lui ôtent les vêtements,
et le couvrent d’un manteau écarlate, crachent sur lui,
en lui posant sur la tête
une couronne d'épines...
ils le raillent...
le bois est élevé avec le corps sanglant...
il est possible que la scène devînt silencieuse,
il est possible que les sanguinaires qui pouffaient de rire
se soient repentis; probablement ils auraient voulu
que le jeune homme ne fût pas condamné..
auraient-ils mis sur la croix
un innocent?
mais le temps est tyran...
un seul instant a décidé de la vie d’un homme
et maintenant, pénétrées par la piété
la foule acharnée a compris son abominable erreur,
les pauvres imbéciles avaient, finalement, compris
qu'ils auraient pu sauver la Sauveur,
celui qui, le procurateur même jugea sans tache
et se lava les mains de cette répugnante affaire
criminelle...
***
"JE TE LE DIS EN VÉRITÉ... "
à ses côtés, sur d’autres deux croix,
il y a deux malfaiteurs...
tandis qu’un d’entre eux provoquait Jésus avec des infamies,
l’autre le reprenait, car eux deux étaient liés à la croix
comme un exemple légitime de punition
drastique...
( à ce temps la crucifixion était la coutume!)...
Jésus
sur la croix de souffrance, prononce une phrase unique:
il promet au malfaiteur,
pour son bon coeur et pour sa sincère charité,
de lui réserver, le jour même,
une place au paradis...
***
« FEMME , VOILÀ TON FILS »
« JEAN, VOILÀ TA MÈRE » ...
à la racine de la croix
les femmes endeuillées
hurlent leur douleur...
Marie,
de vous qui se soucie?
il est trop difficile d'être mère d’un prophète
toujours en fuite, toujours inquiet,
toujours harcelé ...
quel destin cruel pour votre
bébé bien aimé...
pour des générations tu resteras incomprise
toujours inconsolable...
ton fils, avec l'esprit est aux cieux,
mais son corps gît sous la dalle de pierre...
tu n’es plus une enfant,
maintenant qui devrais-tu appeler
au secours?...
Jésus agonisant,
depuis sa croix de souffrance
demande pour toi au jeune apprenti,
Jean
sa protection ...
***
“PÈRE, JE REMETS MON ESPRIT
ENTRE TES MAINS” ...
après trois heures de souffrance qui semblent une éternité
le Fils de l’Homme, avec une terrible cri,
rendit son esprit...
le corps crucifié est inerte ...
le Fils de l’Homme
est mort!...
le temple du sanctuaire se déchira,
le ciel s’assombrit,
la terre trembla...
***
un silence sépulcral tombe sur la multitude
qui reste comme foudroyée
par le hurlement inhumain
d’une mère inconsolable,
horrifiée...
tout d’un coup, la misérable cohue
est devenue pitoyable...
discret, comme après une délétère tempête,
le vent souffle un pitoyable câlin,
sur la flamme divine...
la foule s’est calmée,
elle avait eu ce qu'elle voulait ..
l’autrui douleur, à travers l’atroce cruauté,
l’avait apprivoisé...
“BENEDICTA TU IN MULIERIBUS
ET BENEDICTUS FRUCTUS VENTRIS TUI, JESUS”
une mère inconsolable pleure sans larmes,
sa profonde douleur...
quand elle a donné la vie, à son bébé
elle croyait avoir été bénie...
qui l'aurait cru...
le messager céleste lui avait annoncé
la plus sublime des nouvelles:
elle serait devenue la mère d’une divinité,
le Messie lui-même, le Sauveur tant attendu ...
maintenant elle est une mère
orpheline d’espoir...
elle sent un poids dans sa poitrine,
son coeur est devenu une lourde pierre,
elle ne peut plus respirer, ne sent plus sa chair,
elle ne peut plus s’arrêter de crier...
sans défense, incrédule elle espère encore
pouvoir sauver sa créature...
son fils bien-aimé a été assassiné
par ceux qui l’ont haï,
à cause de son intégrité,
pour tout le bien qu’il avait fait...
Marie supplie d’un miracle,
mais elle ne voit plus d'anges...
la foule rugit de rage,
la belle Marie, se sent coupable,
tout à fait anéantie,
inutile...
elle demande grâce ...
pâle, terrifié, pétrifiée
elle paraît morte...
Marie,
avec les poings sanglants, en gémissant,
frappe la terre, bat dans sa poitrine avec violence,
elle déchire ses vêtements,
elle ne sent plus rien...
Marie la plus pure, la plus humble des créatures
est finie...
***
“ PRENEZ, MANGEZ, CECI EST MON CORPS”, “...
c’est la grande la fête,
la fête de Pâques!...
la foule retourne à la maison...
elle goûtera pain et vin
pour se rappeler l’exode hors d’Égypte,
en oubliant qu’en effet,
il vont manger le corps du jeune condamné
et au lieu de vin ils vont boire
son sang divin...
ils oublieront vite le spectacle affreux
et ils se pardonneront
en se donnant des justifications perfides
et la vie va courir de la même manière,
à l’infini...
***
Marie, je te comprends et je te pleure!...
ta douleur infinie te garde dans nos mémoires
comme une flamme vivante...
Marie, à travers ta souffrance,
tu es devenue Sainte..
mater dolorosa,
prototype de plaie éternuement ouverte
tu as sacré toutes les vierges du monde
devenues mères bénies par le divin mystère...
elles sont des répliques des candélabres allumés
aux bras poussés vers le ciel...
mères des mères elles sont le symbole
de la résurrection perpétuelle...
taya
***
pour le spectacle macabre qui va couronner
la mémorable journée...
***
« ELI ELI, ...
sur le chemin vers Golgotha
Jésus, un jeune Juif condamné
se penche sous le poids du bois
sur lequel il va être crucifié...
il s'arrête, il n’en peut plus,
après la flagellation
qu’on lui avait infligée...
il tombe à terre...
un paysan robuste, Simon de Cyrène,
qui était de passage dans les parages,
fut forcé de porter la croix du jeune condamné...
“...LEMA SABACHTANI?”
personne ne devrait porter des poids sans aide,
moins encore celui qui n’est ni voleur,
ni assassin...
il est un bon conseiller, prophète envoyé du Ciel
et voici le divin, le Fils absolu désavoué
par ceux qui,
un jour auparavant l’adulaient...
comment pouvaient-ils?
comment osaient-ils,
avec quel courage?
quel tapage, combien de curieux,
de puritains indifférents
dans l'impitoyable cohue
assoiffé de sang! ...
***
INRI “J’AI ÉCRIT”
des clous épais sont battus aux mains et aux chevilles
du pauvre condamné ...
des soldats ignorants lui ôtent les vêtements,
et le couvrent d’un manteau écarlate, crachent sur lui,
en lui posant sur la tête
une couronne d'épines...
ils le raillent...
le bois est élevé avec le corps sanglant...
il est possible que la scène devînt silencieuse,
il est possible que les sanguinaires qui pouffaient de rire
se soient repentis; probablement ils auraient voulu
que le jeune homme ne fût pas condamné..
auraient-ils mis sur la croix
un innocent?
mais le temps est tyran...
un seul instant a décidé de la vie d’un homme
et maintenant, pénétrées par la piété
la foule acharnée a compris son abominable erreur,
les pauvres imbéciles avaient, finalement, compris
qu'ils auraient pu sauver la Sauveur,
celui qui, le procurateur même jugea sans tache
et se lava les mains de cette répugnante affaire
criminelle...
***
"JE TE LE DIS EN VÉRITÉ... "
à ses côtés, sur d’autres deux croix,
il y a deux malfaiteurs...
tandis qu’un d’entre eux provoquait Jésus avec des infamies,
l’autre le reprenait, car eux deux étaient liés à la croix
comme un exemple légitime de punition
drastique...
( à ce temps la crucifixion était la coutume!)...
Jésus
sur la croix de souffrance, prononce une phrase unique:
il promet au malfaiteur,
pour son bon coeur et pour sa sincère charité,
de lui réserver, le jour même,
une place au paradis...
***
« FEMME , VOILÀ TON FILS »
« JEAN, VOILÀ TA MÈRE » ...
à la racine de la croix
les femmes endeuillées
hurlent leur douleur...
Marie,
de vous qui se soucie?
il est trop difficile d'être mère d’un prophète
toujours en fuite, toujours inquiet,
toujours harcelé ...
quel destin cruel pour votre
bébé bien aimé...
pour des générations tu resteras incomprise
toujours inconsolable...
ton fils, avec l'esprit est aux cieux,
mais son corps gît sous la dalle de pierre...
tu n’es plus une enfant,
maintenant qui devrais-tu appeler
au secours?...
Jésus agonisant,
depuis sa croix de souffrance
demande pour toi au jeune apprenti,
Jean
sa protection ...
***
“PÈRE, JE REMETS MON ESPRIT
ENTRE TES MAINS” ...
après trois heures de souffrance qui semblent une éternité
le Fils de l’Homme, avec une terrible cri,
rendit son esprit...
le corps crucifié est inerte ...
le Fils de l’Homme
est mort!...
le temple du sanctuaire se déchira,
le ciel s’assombrit,
la terre trembla...
***
un silence sépulcral tombe sur la multitude
qui reste comme foudroyée
par le hurlement inhumain
d’une mère inconsolable,
horrifiée...
tout d’un coup, la misérable cohue
est devenue pitoyable...
discret, comme après une délétère tempête,
le vent souffle un pitoyable câlin,
sur la flamme divine...
la foule s’est calmée,
elle avait eu ce qu'elle voulait ..
l’autrui douleur, à travers l’atroce cruauté,
l’avait apprivoisé...
“BENEDICTA TU IN MULIERIBUS
ET BENEDICTUS FRUCTUS VENTRIS TUI, JESUS”
une mère inconsolable pleure sans larmes,
sa profonde douleur...
quand elle a donné la vie, à son bébé
elle croyait avoir été bénie...
qui l'aurait cru...
le messager céleste lui avait annoncé
la plus sublime des nouvelles:
elle serait devenue la mère d’une divinité,
le Messie lui-même, le Sauveur tant attendu ...
maintenant elle est une mère
orpheline d’espoir...
elle sent un poids dans sa poitrine,
son coeur est devenu une lourde pierre,
elle ne peut plus respirer, ne sent plus sa chair,
elle ne peut plus s’arrêter de crier...
sans défense, incrédule elle espère encore
pouvoir sauver sa créature...
son fils bien-aimé a été assassiné
par ceux qui l’ont haï,
à cause de son intégrité,
pour tout le bien qu’il avait fait...
Marie supplie d’un miracle,
mais elle ne voit plus d'anges...
la foule rugit de rage,
la belle Marie, se sent coupable,
tout à fait anéantie,
inutile...
elle demande grâce ...
pâle, terrifié, pétrifiée
elle paraît morte...
Marie,
avec les poings sanglants, en gémissant,
frappe la terre, bat dans sa poitrine avec violence,
elle déchire ses vêtements,
elle ne sent plus rien...
Marie la plus pure, la plus humble des créatures
est finie...
***
“ PRENEZ, MANGEZ, CECI EST MON CORPS”, “...
c’est la grande la fête,
la fête de Pâques!...
la foule retourne à la maison...
elle goûtera pain et vin
pour se rappeler l’exode hors d’Égypte,
en oubliant qu’en effet,
il vont manger le corps du jeune condamné
et au lieu de vin ils vont boire
son sang divin...
ils oublieront vite le spectacle affreux
et ils se pardonneront
en se donnant des justifications perfides
et la vie va courir de la même manière,
à l’infini...
***
Marie, je te comprends et je te pleure!...
ta douleur infinie te garde dans nos mémoires
comme une flamme vivante...
Marie, à travers ta souffrance,
tu es devenue Sainte..
mater dolorosa,
prototype de plaie éternuement ouverte
tu as sacré toutes les vierges du monde
devenues mères bénies par le divin mystère...
elles sont des répliques des candélabres allumés
aux bras poussés vers le ciel...
mères des mères elles sont le symbole
de la résurrection perpétuelle...
taya
***
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2 commentaires
plumeflore · le vendredi 30 mars 2018 à 12:47
merci pour ces jolis vers!!
bonne journée!
Marc!
taia · le samedi 31 mars 2018 à 08:50
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