L'Iroquois ( Alphonse BEAUREGARD )

L'Iroquois
Ainsi qu'en embuscade au socle qui l'attache
Et nu, comme autrefois ses aïeux au désert,
L'Iroquois belliqueux ranimé par Hébert,
Dans sa main de vaincu brandit toujours la hache.
Sous la pluie et la neige, impassible, il revoit
Les pirogues dansant de rapide en rapide,
Les poteaux de torture et les scalpes humides,
Les chasses des tribus maîtresses dans les bois.
Le désir grandissant de la ville fumeuse
D'étouffer l'île entière en ses bras d'octopus,
Et la clameur de la cohue ambitieuse,
Sur son masque de bronze impriment un rictus.
Il est vengé. Plutôt qu'errer dans la montagne,
Libres, indépendants du travail odieux,
Après s'être emparé d'un pays giboyeux,
Ses vainqueurs en ont fait, pour eux-mêmes, un bagne.
Alphonse BEAUREGARD (1881-1924)
Ainsi qu'en embuscade au socle qui l'attache
Et nu, comme autrefois ses aïeux au désert,
L'Iroquois belliqueux ranimé par Hébert,
Dans sa main de vaincu brandit toujours la hache.
Sous la pluie et la neige, impassible, il revoit
Les pirogues dansant de rapide en rapide,
Les poteaux de torture et les scalpes humides,
Les chasses des tribus maîtresses dans les bois.
Le désir grandissant de la ville fumeuse
D'étouffer l'île entière en ses bras d'octopus,
Et la clameur de la cohue ambitieuse,
Sur son masque de bronze impriment un rictus.
Il est vengé. Plutôt qu'errer dans la montagne,
Libres, indépendants du travail odieux,
Après s'être emparé d'un pays giboyeux,
Ses vainqueurs en ont fait, pour eux-mêmes, un bagne.
Alphonse BEAUREGARD (1881-1924)
3 commentaires
salus · le jeudi 27 février 2014 à 07:04
Peu me chaut !
(Mais il y a une erreur au dernier vers de l'avant dernier quatrain)
Collectif · le jeudi 27 février 2014 à 07:49
salus · le vendredi 28 février 2014 à 18:58
Merci à toi, Collectif !
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