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La poussière déposée entre les mailles

Le samedi 6 juin 2015 à 09:02, posté par Etenterré · 200 lectures

La poussière déposée entre les mailles

C'était blanche dentelle avec du satin bleu
Au frou-frou des jupons brodés par des grand-mères
Et je prenais des reines un peu tous les grands airs
Moi la destituée anglaises aux cheveux

Je me voulais marquise avec du mauve aux yeux
La cruelle et la faible au drap traînant par terre
Je voyais dans ma chambre un tout autre univers
Et puis tant de douleur contre mon dos qui pleut

J'étais la naufragée la pauvre qu'on séquestre
La perdue survivante et l’enchaînée rebelle
Qui rêve qu'elle vole et que l'on défenestre

Je suis tordue de Temps morte hors de mon tombeau
La marionnette usée qui tendait ses ficelles
Et qui traînait sa vie en cherchant son bourreau
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5 commentaires

marine · le samedi 6 juin 2015 à 13:44

oui je vous connais

marine · le samedi 6 juin 2015 à 13:46

PLUIE


Je pleus dedans
Je pleus dehors
Et la terre pleut avec moi
J’aime pluiner
J’aime laver les chiffons gris
Du ciel qui bout
Si chaud si lourd
Le serpent d’eau nage avec moi
Lac de Vigeois
Il avait soif
Et moi aussi
C’est tout
Je n’ai pas peur
Il n’a pas peur
Et l’eau d’en haut
Est arrivée.

5 juillet 2006

Etenterré · le samedi 6 juin 2015 à 14:16

Je dis "il pleure" comme je dis "il pleut"

marine · le samedi 6 juin 2015 à 15:44

oui bien sûr je sais

marine · le lundi 8 juin 2015 à 10:40

Les brûlures de l’âme

pour ce qu'il cautérise
mon coeur se porte bien
posé sur les valises
de ma peine de chien
je t'avais dit : tu brûles
alors tu mis ta main
dans la mare aux pustules
non criai-je de loin
je fus sourd à ton râle
comme à mon habitude
c'est là ! c'est là le mal
dans cette eau croupitude
je fis couler la source
pour dire je suis là
à toi frère siamois
sens-tu l'adoucissure
je fus sourd à ton râle
comme à mon habitude
c'est là ! c'est là le mal
dans cette eau croupitude
on ne sait où on va
mais le lien tient son cours
il faut laisser crier
sans perdre un mot en route
devenir alchimiste
retordeur de nos âmes
aplatir la souffrance
et faire l'autoptiste
je sens le feu du fer
qui adoucit le feu
qui brûle tant la chair
et laisse un tissu bleu
tes mots sont du tissu
en velours de couleur
et si moi ma siamoise
mes pleurs tu cautérises
veux-tu du bleu du rouge
de la soi de mon moi
es-tu celui ou celle
qui as un peu de moi
toi mon besson tu sais
tout ce qu'hurle la lune
à la nuit à la nue
au fond de gorge crue

15 sept 2013

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