Qu'adviendra-t-il si l'un meurt avant l'autre ?
Qu'adviendra-t-il si l'un meurt avant l'autre ?
Cet autre corps que moi à mon corps accroché
Par ce bout de ma chair que j'ai du ventre à l'aine
Qui sans cesse à mes côtes et sans cesse à mes veines
Passe sa longue vie le tronc tout recourbé
Cet appendice humain que j'ai toujours aimé
Et toujours détesté (car j'ai connu des peines
Et j'ai connu des joies par cette horreur humaine)
Se tient à mon côté depuis qu'il est bébé
Nous partageons bien plus que tous nos sentiments
Car nous avons chacun son esprit et son cœur
Et que nos points de vue sont toujours différents
Lui penché vers le bas moi tirant vers le haut
Nos points communs toujours aux autres gens fait peur
Car il est mon siamois et je suis son jumeau
Cet autre corps que moi à mon corps accroché
Par ce bout de ma chair que j'ai du ventre à l'aine
Qui sans cesse à mes côtes et sans cesse à mes veines
Passe sa longue vie le tronc tout recourbé
Cet appendice humain que j'ai toujours aimé
Et toujours détesté (car j'ai connu des peines
Et j'ai connu des joies par cette horreur humaine)
Se tient à mon côté depuis qu'il est bébé
Nous partageons bien plus que tous nos sentiments
Car nous avons chacun son esprit et son cœur
Et que nos points de vue sont toujours différents
Lui penché vers le bas moi tirant vers le haut
Nos points communs toujours aux autres gens fait peur
Car il est mon siamois et je suis son jumeau
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5 commentaires
violette marine · le jeudi 11 juin 2015 à 09:17
pour ce qu'il cautérise
mon coeur se porte bien
posé sur les valises
de ma peine de chien
je t'avais dit : tu brûles
alors tu mis ta main
dans la mare aux pustules
non criai-je de loin
je fus sourd à ton râle
comme à mon habitude
c'est là ! c'est là le mal
dans cette eau croupitude
je fis couler la source
pour dire je suis là
à toi frère siamois
sens-tu l'adoucissure
je fus sourd à ton râle
comme à mon habitude
c'est là ! c'est là le mal
dans cette eau croupitude
on ne sait où on va
mais le lien tient son cours
il faut laisser crier
sans perdre un mot en route
devenir alchimiste
retordeur de nos âmes
aplatir la souffrance
et faire l'autoptiste
je sens le feu du fer
qui adoucit le feu
qui brûle tant la chair
et laisse un tissu bleu
tes mots sont du tissu
en velours de couleur
et si moi ma siamoise
mes pleurs tu cautérises
veux-tu du bleu du rouge
de la soi de mon moi
es-tu celui ou celle
qui as un peu de moi
toi mon besson tu sais
tout ce qu'hurle la lune
à la nuit à la nue
au fond de gorge crue
15 sept 2013
duo Y- marine
rivaudais · le samedi 13 juin 2015 à 15:30
Décidément je suis gâté ces joursci dans mes lectures du site.
rivaudais · le samedi 13 juin 2015 à 15:38
Typique · le mardi 16 juin 2015 à 18:25
Typique · le mardi 16 juin 2015 à 18:26
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