La galoche et l'escarpin.
La galoche et l'escarpin.
En des temps reculés,
Loin, de notre modernité,
Là où, nobles et nantis,
s'offraient le luxe d'un lit,
Où manants et ouvriers
Avaient la goutte au nez,
Allait sur les pavés glissants,
De la première messe et sa cloche,
Aux dernières vêpres, le soir tombant,
Une pauvre, mais audacieuse galoche.
Il est vrai, que pour casser une petite croute,
La semelle devait coller à la route.
Arpenter rues et ruelles,
En long et en travers,
Pour échapper aux habits verts,
Gens d'armes et hommes de police
Qui, sans mots, ni artifices,
Lient pour dix ans, vos mains à la pelle !
Au hasard d'un interdit,
Chose non écrite,
Mais au combien, dans mœurs ancrées,
Par nécessité, mais aussi par envie
Galoche s'invite,
Dans les quartiers des bien-nés.
On se retourne, on le toise,
On arbore son mépris,
On passe son ennui,
Comment ces manières grivoises,
Osent avec hardiesse,
Nous « botter » les fesses ?
« Qu'elle prenne la porte,
Et ne nous importune plus de la sorte !
Pourquoi, dit un escarpin ???!
Notre soie et nos satins,
Nous aveuglent ils,
Somme nous, comme Crusoé, seuls sur cette ile ?
Nos esprits éclairés,
N'ont ils, comme certitude,
Que les courts chemins de l' habitude ?
Osons le pas mes amis !
Osons ce regard comme un défi !
Galoche au pied gauche, escarpin au pied droit,
Et si ensemble, nous avancions pour une fois ?
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
En des temps reculés,
Loin, de notre modernité,
Là où, nobles et nantis,
s'offraient le luxe d'un lit,
Où manants et ouvriers
Avaient la goutte au nez,
Allait sur les pavés glissants,
De la première messe et sa cloche,
Aux dernières vêpres, le soir tombant,
Une pauvre, mais audacieuse galoche.
Il est vrai, que pour casser une petite croute,
La semelle devait coller à la route.
Arpenter rues et ruelles,
En long et en travers,
Pour échapper aux habits verts,
Gens d'armes et hommes de police
Qui, sans mots, ni artifices,
Lient pour dix ans, vos mains à la pelle !
Au hasard d'un interdit,
Chose non écrite,
Mais au combien, dans mœurs ancrées,
Par nécessité, mais aussi par envie
Galoche s'invite,
Dans les quartiers des bien-nés.
On se retourne, on le toise,
On arbore son mépris,
On passe son ennui,
Comment ces manières grivoises,
Osent avec hardiesse,
Nous « botter » les fesses ?
« Qu'elle prenne la porte,
Et ne nous importune plus de la sorte !
Pourquoi, dit un escarpin ???!
Notre soie et nos satins,
Nous aveuglent ils,
Somme nous, comme Crusoé, seuls sur cette ile ?
Nos esprits éclairés,
N'ont ils, comme certitude,
Que les courts chemins de l' habitude ?
Osons le pas mes amis !
Osons ce regard comme un défi !
Galoche au pied gauche, escarpin au pied droit,
Et si ensemble, nous avancions pour une fois ?
Vincent
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5 commentaires
Naeja · le dimanche 5 décembre 2010 à 09:52
j'aime bien
Amitiés Naeja
Vincent · le dimanche 5 décembre 2010 à 13:07
C'est à l'évidence de l'humour, quoique.......!
où juste un avis .....
Que le bonheur te guide
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
Agrippa · le dimanche 5 décembre 2010 à 14:03
http://www.mespoemes.net/cauria
domidom · le dimanche 5 décembre 2010 à 16:55
Amitiés et à bientôt..
vs591 · le dimanche 5 décembre 2010 à 17:14
Enfin !... ce n'est que mon avis ....
Que le bonheur te guide
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
http://www.mespoemes.net/vs591
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