Les fringues de papier .
Les fringues de papier.
Il tenait des propos bizarres,
Sur le zinc du café de la gare.
Il parlait d'un autre temps,
Un temps, plein de printemps.
Autour de lui,
Des regards d'ennuis,
Le prenaient pour un fou,
Venant boire le coup !
Aux voyageurs pressés,
Il souriait !
Ils haussaient les épaules,
« Pauvre Guignol ! »
Pour certains,
Des petits malins,
Il n'avait pas de tenue,
Dans son vieux pardessus,
Ces folies à nu,
Sa haine, le mouchoir dessus.
Les cheveux en batailles,
Comme un soir de ripailles,
La barbe mal taillée,
Les doigts, à l'encre effacée,
Il n'était pas jeune premier,
Dans ses fringues de papier.
Par les vitres sales,
Çà puait la grisaille,
Pas cette odeur de paille,
Le matin, au soleil pale.
Les yeux dans ses rêves,
Il voyageait , sans trêve.
D'un pays flamboyant,
Où, l'humble sagesse,
Sourit à la détresse,
En la confiant aux vents.
A une douce contrée,
Étale d'un confiseur,
Où un silence étonné,
S'abreuve de couleurs.
Il fait si froid dehors !
Là-bas, au delà du port,
Là, où un soleil trop chaud,
Essaie d'atteindre l'eau,
Derrière cet horizon incertain,
Il y a quelque chose,
Il le sait, Il faut qu'il ose....
Poser son verre, un signe de la main,
Et disparaître,
Derrière la fenêtre !
Il tenait des propos bizarres,
Sur le zinc du café de la gare..............
Vincent
http;//lesyeuxclos.fr
Il tenait des propos bizarres,
Sur le zinc du café de la gare.
Il parlait d'un autre temps,
Un temps, plein de printemps.
Autour de lui,
Des regards d'ennuis,
Le prenaient pour un fou,
Venant boire le coup !
Aux voyageurs pressés,
Il souriait !
Ils haussaient les épaules,
« Pauvre Guignol ! »
Pour certains,
Des petits malins,
Il n'avait pas de tenue,
Dans son vieux pardessus,
Ces folies à nu,
Sa haine, le mouchoir dessus.
Les cheveux en batailles,
Comme un soir de ripailles,
La barbe mal taillée,
Les doigts, à l'encre effacée,
Il n'était pas jeune premier,
Dans ses fringues de papier.
Par les vitres sales,
Çà puait la grisaille,
Pas cette odeur de paille,
Le matin, au soleil pale.
Les yeux dans ses rêves,
Il voyageait , sans trêve.
D'un pays flamboyant,
Où, l'humble sagesse,
Sourit à la détresse,
En la confiant aux vents.
A une douce contrée,
Étale d'un confiseur,
Où un silence étonné,
S'abreuve de couleurs.
Il fait si froid dehors !
Là-bas, au delà du port,
Là, où un soleil trop chaud,
Essaie d'atteindre l'eau,
Derrière cet horizon incertain,
Il y a quelque chose,
Il le sait, Il faut qu'il ose....
Poser son verre, un signe de la main,
Et disparaître,
Derrière la fenêtre !
Il tenait des propos bizarres,
Sur le zinc du café de la gare..............
Vincent
http;//lesyeuxclos.fr
Solitude Mélancolie Voyage et exil
4 commentaires
imparfaitlibre · le dimanche 23 janvier 2011 à 12:58
merci cher Vincent pour ce grand moment d'espoir de trouver un mieux un jour, ici ou ailleurs.
amitiés sincères cher Vincent---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
domidom · le dimanche 23 janvier 2011 à 20:25
Un moment d'évasion à travers de très jolis vers...
Je l'imagine ce pauvre guignol, pendant que lui se nourrissait de rêves, les autres se moquaient, ou peut être l'ignorer...
C'était un très bon moment de lecture mon ami...
A bientôt...
foliedouce · le lundi 24 janvier 2011 à 01:04
http://www.mespoemes.net/foliedouce
tristamourir · le lundi 24 janvier 2011 à 20:59
Amitiés...TTM
http://www.mespoemes.net/tristamourir
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