Supplique d’un balai.
Supplique d’un balai.
J’ai vu un balai,
Contre un mur adossé.
Le manche vieillissant,
Les poils salis par le temps,
Il s’ennuyait,
Sans nul pensées.
Pourtant, il se mit à parler,
Juste pour se raconter.
Peu m’importe, lança t il, fier,
De pousser votre poussière,
C’est, en cela, mon métier,
D’être à hauteur de vos pieds.
Mais, pourriez vous, s’il vous plait,
Sur le sol, ne pas vous oublier ?
Là, aucune référence urinaire,
Sur ce sujet, je saurais me taire.
Mais entre vos mégots,
Encore chauds,
Les emballages gras,
Qui feraient fuir un rat,
Les cahiers d’écoliers,
Volontairement oubliés,
Je navigue dans vos détritus,
Frôlant l’infarctus !
Si vous pouviez faire l’effort,
De ce tacite accord,
Que de laisser traîner, chaque jour,
Une ou deux missives d’amour,
Pour que mon cœur de brosse,
S’imagine en carrosse,
Comptant fleurette,
A une douce balayette.
De ce geste humanitaire,
Dés à présent, je vous remercie,
En retour, vos sols seront clairs,
Sans l’ombre d’un débris !
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
J’ai vu un balai,
Contre un mur adossé.
Le manche vieillissant,
Les poils salis par le temps,
Il s’ennuyait,
Sans nul pensées.
Pourtant, il se mit à parler,
Juste pour se raconter.
Peu m’importe, lança t il, fier,
De pousser votre poussière,
C’est, en cela, mon métier,
D’être à hauteur de vos pieds.
Mais, pourriez vous, s’il vous plait,
Sur le sol, ne pas vous oublier ?
Là, aucune référence urinaire,
Sur ce sujet, je saurais me taire.
Mais entre vos mégots,
Encore chauds,
Les emballages gras,
Qui feraient fuir un rat,
Les cahiers d’écoliers,
Volontairement oubliés,
Je navigue dans vos détritus,
Frôlant l’infarctus !
Si vous pouviez faire l’effort,
De ce tacite accord,
Que de laisser traîner, chaque jour,
Une ou deux missives d’amour,
Pour que mon cœur de brosse,
S’imagine en carrosse,
Comptant fleurette,
A une douce balayette.
De ce geste humanitaire,
Dés à présent, je vous remercie,
En retour, vos sols seront clairs,
Sans l’ombre d’un débris !
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
4 commentaires
imparfaitlibre · le vendredi 4 février 2011 à 17:06
Dans nos villes il y a des poubelles partout, et ce n'est pas difficile de mettre un petit sac dans sa voiture pour éviter de jeter les papiers par la fenêtre! Les pub sur le pare-brise ne sont pas obligées de finir sur le pavé, et les caniveaux n'ont pas été inventés pour y vider son cendrier!
Le pique-nique au bord de l'eau ne doit laisser que des souvenirs dans notre tête, et pas éparpillés au pied d'un arbre. Que certains pêcheurs ammorcent le fond de l'eau et qu'ils rentrent avec poissons et emballages. Que certains chasseurs tirent mais qu'ils rentrent également avec gibiers, chiens et cartouches vides...et surtout que nos décharges publiques ne soient plus à ciel ouvert parce que rien ne résiste au vent!
merci cher Vincent pour ce moment de réflexion.
amitié sincère---
http://www.mespoemes.net/imparfaitlibre
vs591 · le vendredi 4 février 2011 à 21:41
Vincent
http://www.mespoemes.net/vs591
domidom · le vendredi 4 février 2011 à 23:48
Ce poème est une façon de nous montrer la négligence et l’insouciance de l'être humain...
Pauvre balai, j'espère au moins qu'il va trouver sa balayette, il l'aura bien mérité...
Ce n'est qu'un balai, mais c'est vraiment super!!!
Au plaisir de te lire bientôt...
Casiope18 · le samedi 5 février 2011 à 16:23
Moi qui suit agent technique autrement dit femme de ménage à la mairie de ma municipalité je peux te dire que mon balai a ramassé bien pire encore.
Le monde devient de plus en plus sale et irrespectueux.
Merci pour cette lecture humoristique.
Amitiés
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