L'interdit.
L'interdit.
Il y avait, tant de gens,
Sur les marches de la cathédrale,
Aux habits chatoyants,
Que le ciel en était pale.
Ils allaient et venaient,
Impatients de regarder,
le chariot escorté,
Et l'homme aux mains liés.
La vie s'échappe,
Sous le regard innocent
D'une pauvre maman,
Pleurant dessous sa cape.
La vie s'échappe,
Sous regard inquiétant,
D'une foule, de sa clappe,
Ivre de peur et de sang !
Il est là, debout,
Cherchant l'équilibre,
La carriole brinqueballe
Ses liens lui font mal.
Le curé, prés de lui,
En est à une épitre,
Égrainant, presque sans bruits,
La prière du « sans le sou! »
Pourquoi ces inconnus,
Sur le pavé de la rue,
À mon passage,
Hurlent leurs rage ?
Je ne voulais qu'aimer,
L'aimer à tout jamais,
Au bout de l'infini,
Mais c'est interdit !
Je ne suis qu'un manant,
Un pauvre paysan,
Elle était, déjà enfant,
De ceux qu'on appelle « grands » !
Et l'on couraient les bois,
Les arbres comme toit.
Les oiseaux au printemps,
Attendaient nos vingt ans,
Et nous accompagner,
Par les champs, les vallées.
L'automne, ses couleurs carnaval,
Cachait, bien mal,
Nos ballades, à la nuit tombée,
Nos chemins de liberté.
Cela devait durer cent ans,
Même au delà du temps,
Mais on ne brave pas impunément,
La loi des puissants !
Maintenant, il est l'heure !
Pour un peu de bonheur,
Je t'offre ma vie,
Fermant la porte à l'oubli,
Je me glisserai chaque nuit,
Même les soirs de pluie,
En un songe, merveilleux,
Nous serons, à nouveaux deux !
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
Il y avait, tant de gens,
Sur les marches de la cathédrale,
Aux habits chatoyants,
Que le ciel en était pale.
Ils allaient et venaient,
Impatients de regarder,
le chariot escorté,
Et l'homme aux mains liés.
La vie s'échappe,
Sous le regard innocent
D'une pauvre maman,
Pleurant dessous sa cape.
La vie s'échappe,
Sous regard inquiétant,
D'une foule, de sa clappe,
Ivre de peur et de sang !
Il est là, debout,
Cherchant l'équilibre,
La carriole brinqueballe
Ses liens lui font mal.
Le curé, prés de lui,
En est à une épitre,
Égrainant, presque sans bruits,
La prière du « sans le sou! »
Pourquoi ces inconnus,
Sur le pavé de la rue,
À mon passage,
Hurlent leurs rage ?
Je ne voulais qu'aimer,
L'aimer à tout jamais,
Au bout de l'infini,
Mais c'est interdit !
Je ne suis qu'un manant,
Un pauvre paysan,
Elle était, déjà enfant,
De ceux qu'on appelle « grands » !
Et l'on couraient les bois,
Les arbres comme toit.
Les oiseaux au printemps,
Attendaient nos vingt ans,
Et nous accompagner,
Par les champs, les vallées.
L'automne, ses couleurs carnaval,
Cachait, bien mal,
Nos ballades, à la nuit tombée,
Nos chemins de liberté.
Cela devait durer cent ans,
Même au delà du temps,
Mais on ne brave pas impunément,
La loi des puissants !
Maintenant, il est l'heure !
Pour un peu de bonheur,
Je t'offre ma vie,
Fermant la porte à l'oubli,
Je me glisserai chaque nuit,
Même les soirs de pluie,
En un songe, merveilleux,
Nous serons, à nouveaux deux !
Vincent
http://lesyeuxclos.fr
4 commentaires
domidom · le dimanche 6 février 2011 à 17:08
On ne brave pas les interdits, c'est certains...
La première partie de ton poème, fut pour moi un enchantement de lecture...
J'ai fermé les yeux, et j'ai imaginé, cette charrette, ce curé, cette pauvre maman en larmes, et la foule, avide de rumeurs et de sang...
Tout ça est bien écrit, et vous glace le sang...
Magnifique mon ami Vincent...
A bientôt...
Agrippa · le dimanche 6 février 2011 à 21:05
http://www.mespoemes.net/cauria
Loïc · le dimanche 6 février 2011 à 23:02
Un poème original !
Amitiés
http://www.mespoemes.net/cellox
vesta · le mardi 8 février 2011 à 16:03
http://www.mespoemes.net/vesta
L'amour est éternel. Très joli poème.
Amitiés
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