Le portrait
Dans le rétro de ma mémoire, ma vie file,
Approchant la Gorgone à reculons, non comme
Narcisse qui plongea, avant que d’être un homme,
Ses yeux dans les siens, ce lac calme et stérile.
Vivre sans nul détour et sans aucuns regrets,
Afin que l’avenir d'enfui ne soit saisi,
Et la statue de sel ignorée d’amnésie !
Le gros tain de l’oubli trie le grain de l’ivraie.
Je brise les miroirs pour refaire l’image,
Cherchant en la brisure où se niche l’histoire,
Préférant toute fable au réfléchi plumage !
Et si Dorian vécut en cachant son portrait,
Aveugle et possédé par la strie de ses traits,
C’est qu’il n'osa en cette source cigüe boire !
Approchant la Gorgone à reculons, non comme
Narcisse qui plongea, avant que d’être un homme,
Ses yeux dans les siens, ce lac calme et stérile.
Vivre sans nul détour et sans aucuns regrets,
Afin que l’avenir d'enfui ne soit saisi,
Et la statue de sel ignorée d’amnésie !
Le gros tain de l’oubli trie le grain de l’ivraie.
Je brise les miroirs pour refaire l’image,
Cherchant en la brisure où se niche l’histoire,
Préférant toute fable au réfléchi plumage !
Et si Dorian vécut en cachant son portrait,
Aveugle et possédé par la strie de ses traits,
C’est qu’il n'osa en cette source cigüe boire !
2 commentaires
dago laborel (rivages et tombants) · le lundi 13 octobre 2008 à 08:49
Jim · le mardi 14 octobre 2008 à 16:56
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