Verlaine
Quand je lis quelques vers du poète Verlaine
Que je songe à sa douce chanson j’ai la peine
En mon cœur j’ai la peine de sa si frêle âme
Qui pleure sous la pluie du verbe de Rimbaud
L’amer goût de ce vin poétique nourrit
La fibre fragile me liant au souris
Du poète léger et frivole et charmeur
Qui mire dans son verre la rime du beau
Le silence s’endort au dehors sans licence
En ses vers qui se joignent ainsi les deux lèvres
Des amies amoureuses Et sous les immenses
Etreintes de l’ardeur s’abandonne l’orfèvre
Le silence s’étire et scie les cieux calmes
Qui couronnent les faces rosées de leurs palmes
Des Myrtil et Chloris Rosalinde et Sylvandre
Dansant sur le silence les chants du si tendre
Verlaine Doux Verlaine Verlaine Verlaine
Seuls les piètres poètes décrient de frayeur
Ton vers qui s’enfuit et s’enroule ainsi la laine
Sur lui-même Ton vers est le vers sans clameur.
1970
Que je songe à sa douce chanson j’ai la peine
En mon cœur j’ai la peine de sa si frêle âme
Qui pleure sous la pluie du verbe de Rimbaud
L’amer goût de ce vin poétique nourrit
La fibre fragile me liant au souris
Du poète léger et frivole et charmeur
Qui mire dans son verre la rime du beau
Le silence s’endort au dehors sans licence
En ses vers qui se joignent ainsi les deux lèvres
Des amies amoureuses Et sous les immenses
Etreintes de l’ardeur s’abandonne l’orfèvre
Le silence s’étire et scie les cieux calmes
Qui couronnent les faces rosées de leurs palmes
Des Myrtil et Chloris Rosalinde et Sylvandre
Dansant sur le silence les chants du si tendre
Verlaine Doux Verlaine Verlaine Verlaine
Seuls les piètres poètes décrient de frayeur
Ton vers qui s’enfuit et s’enroule ainsi la laine
Sur lui-même Ton vers est le vers sans clameur.
1970
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