Viendra le doux temps
Viendra le doux temps des enfants sous la table
Viendra le soir à raconter quelque fable
Viendra l’espace de voir un regard neuf
Viendra la nuit où je sommeillerai veuf
Fuira le vent au gré de mes désirs forts
Fuira mon âge sur l’écueil de ton corps
Fuira dans le ciel l’étoile ma mère
Fuira mon amour loin de moi sous la terre
Ah que vaine pensée agite la tête
A vivre forcené qu’est-il de plus bête
Tout fuit à sa suite et le prie d’arrêter
Que cesse le temps et nos vies un instant
Voir tout est là Voir chacun sera en paix
Voir non pour savoir ou le beau ou le laid
Voir comment parmi tout je suis apprêté
Voir et je puis lors mourir en peu de temps
Donne moi la main pour atteindre mes yeux
Tout contact ignoré du vivre est l’adieu
Regarde moi fixement Ton regard montre
Où j’existe près de toi même tout contre
Laisse moi t’aimer te toucher te palper
Laisse moi me sentir au travers de toi
Il n’est pas plus certitude d’être moi
Que niché dans le sein de la volupté
Je te dirai un jour tout ce que je crains
De ne pas voir Je te dirai sous des mots
Inconnus ta beauté vue par d’autres yeux
Ta voix berceuse d’astres où dorment les rêves
Je te dirai le pays où les humains
Eternellement s’élèvent Tout est beau
Et les morts dévêtus de leurs linceuls vieux
Ressemblent aux enfants dispenseurs de trêves
Je te dirai le lit dans lequel se versent
Les étoiles d’où naît l’éclat de ta vue
Je te dirai la musique qui les berce
Dont la mélodie courbe tes hanches nues
Je te dirai tout amour qui vainc le temps
Je te dirai dans quel fleuve bat mon sang
Je te dirai où puise souffle le vent
Je te dirai tout amour qui vainc le temps
01/12/1971
Viendra le soir à raconter quelque fable
Viendra l’espace de voir un regard neuf
Viendra la nuit où je sommeillerai veuf
Fuira le vent au gré de mes désirs forts
Fuira mon âge sur l’écueil de ton corps
Fuira dans le ciel l’étoile ma mère
Fuira mon amour loin de moi sous la terre
Ah que vaine pensée agite la tête
A vivre forcené qu’est-il de plus bête
Tout fuit à sa suite et le prie d’arrêter
Que cesse le temps et nos vies un instant
Voir tout est là Voir chacun sera en paix
Voir non pour savoir ou le beau ou le laid
Voir comment parmi tout je suis apprêté
Voir et je puis lors mourir en peu de temps
Donne moi la main pour atteindre mes yeux
Tout contact ignoré du vivre est l’adieu
Regarde moi fixement Ton regard montre
Où j’existe près de toi même tout contre
Laisse moi t’aimer te toucher te palper
Laisse moi me sentir au travers de toi
Il n’est pas plus certitude d’être moi
Que niché dans le sein de la volupté
Je te dirai un jour tout ce que je crains
De ne pas voir Je te dirai sous des mots
Inconnus ta beauté vue par d’autres yeux
Ta voix berceuse d’astres où dorment les rêves
Je te dirai le pays où les humains
Eternellement s’élèvent Tout est beau
Et les morts dévêtus de leurs linceuls vieux
Ressemblent aux enfants dispenseurs de trêves
Je te dirai le lit dans lequel se versent
Les étoiles d’où naît l’éclat de ta vue
Je te dirai la musique qui les berce
Dont la mélodie courbe tes hanches nues
Je te dirai tout amour qui vainc le temps
Je te dirai dans quel fleuve bat mon sang
Je te dirai où puise souffle le vent
Je te dirai tout amour qui vainc le temps
01/12/1971
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