Der Erlkönig - Le Roi des Aulnes

Poème posté récemment par Claude, en Allemand.
Adaptation par Jacques Porchat (1861)
Qui chevauche si tard à travers la nuit et le vent ?
C'est le père avec son enfant.
Il porte l'enfant dans ses bras,
Il le tient ferme, il le réchauffe.
— Mon fils, pourquoi cette peur, pourquoi te cacher ainsi le visage ?
Père, ne vois-tu pas le roi des Aulnes,
Le roi des Aulnes, avec sa couronne et ses longs cheveux ?
— Mon fils, c'est un brouillard qui traîne.
— Viens, cher enfant, viens avec moi !
Nous jouerons ensemble à de si jolis jeux !
Maintes fleurs émaillées brillent sur la rive ;
Ma mère a maintes robes d'or.
— Mon père, mon père, et tu n'entends pas
Ce que le roi des Aulnes doucement me promet ?
— Sois tranquille, reste tranquille, mon enfant :
C'est le vent qui murmure dans les feuilles sèches.
— Gentil enfant, veux-tu me suivre ?
Mes filles auront grand soin de toi ;
Mes filles mènent la danse nocturne.
Elles te berceront, elles t'endormiront, à leur danse, à leur chant.
— Mon père, mon père, et ne vois-tu pas là-bas
Les filles du roi des aulnes à cette place sombre ?
— Mon fils, mon fils, je le vois bien :
Ce sont les vieux saules qui paraissent grisâtres.
— Je t'aime, ta beauté me charme,
Et, si tu ne veux pas céder, j'userai de violence.
— Mon père, mon père, voilà qu'il me saisit !
Le roi des aulnes m'a fait mal ! »
Le père frémit, il presse son cheval,
Il tient dans ses bras l'enfant qui gémit ;
Il arrive à sa maison avec peine, avec angoisse :
L'enfant dans ses bras était mort.
https://youtu.be/JuG7Y6wiPL8
Adaptation par Jacques Porchat (1861)
Qui chevauche si tard à travers la nuit et le vent ?
C'est le père avec son enfant.
Il porte l'enfant dans ses bras,
Il le tient ferme, il le réchauffe.
— Mon fils, pourquoi cette peur, pourquoi te cacher ainsi le visage ?
Père, ne vois-tu pas le roi des Aulnes,
Le roi des Aulnes, avec sa couronne et ses longs cheveux ?
— Mon fils, c'est un brouillard qui traîne.
— Viens, cher enfant, viens avec moi !
Nous jouerons ensemble à de si jolis jeux !
Maintes fleurs émaillées brillent sur la rive ;
Ma mère a maintes robes d'or.
— Mon père, mon père, et tu n'entends pas
Ce que le roi des Aulnes doucement me promet ?
— Sois tranquille, reste tranquille, mon enfant :
C'est le vent qui murmure dans les feuilles sèches.
— Gentil enfant, veux-tu me suivre ?
Mes filles auront grand soin de toi ;
Mes filles mènent la danse nocturne.
Elles te berceront, elles t'endormiront, à leur danse, à leur chant.
— Mon père, mon père, et ne vois-tu pas là-bas
Les filles du roi des aulnes à cette place sombre ?
— Mon fils, mon fils, je le vois bien :
Ce sont les vieux saules qui paraissent grisâtres.
— Je t'aime, ta beauté me charme,
Et, si tu ne veux pas céder, j'userai de violence.
— Mon père, mon père, voilà qu'il me saisit !
Le roi des aulnes m'a fait mal ! »
Le père frémit, il presse son cheval,
Il tient dans ses bras l'enfant qui gémit ;
Il arrive à sa maison avec peine, avec angoisse :
L'enfant dans ses bras était mort.
https://youtu.be/JuG7Y6wiPL8
9 commentaires
guillaume · le lundi 21 novembre 2016 à 14:31
Ivy · le lundi 21 novembre 2016 à 21:27
Contente s'il t'a plu; mais ce n'est pas mon poème. Je l'ai découvert grâce au poste de Claude !
Je l'avait trouvé émouvant malgré la fin triste.
Amitiés
claude · le lundi 21 novembre 2016 à 21:58
Il m' arrive souvent de lire des poèmes de Goethe ( en français bien sur )
Certes, ça peut sembler bizarre qu' un " déconneur " comme moi puisse prendre son pied ( sans alexandrin ) avec des poèmes de Goethe mais en tout être, il y a des CONS tradictions et je ne fais pas abstraction à la règle.
La musique aussi est très bouleversante.Pour quelque un comme moi qui aime bien La Compagnie Créole ( LOL ) et les créoles aussi ( lol ) ça peut sembler bizarre mais en poésie comme en musique, j' ai des goûts très éclectiques et cela dépend de mon humeur.
Mon Dieu ! comme je suis sérieux ce soir !
Heureusement que j' ai une boîte de " kleenex "près de moi car tout peut se jouer dans un " mouchoir "de poche ( comme les élections ).
Sans faire de politique, je crains que pour Juppé aussi, comme le roi des Aulnes, sa fin ne soit triste.
Dommage ! j' aime pas son adversaire qui à mon goût est trop réac mais ce n' est que mon opinion, je l' exprime mais je ne demande à personne de la partager et d' ailleurs il n' est pas utile que tu t' étendes.......sur ce sujet !! (fallait que j' arrive à placer une bêtises quand même et ça grâce à Juppé !!!
Avec ma profonde sincérité et quand je dis profonde, c' est au moins la fosse des Mariannes à - 11030 mètres à peu près.mètres §
Amicalement
Bises
Claude
Claude · le lundi 21 novembre 2016 à 22:17
Merci d' avoir relevé.....le défi que je t' avais lancé ( lol )
domidom · le mardi 22 novembre 2016 à 17:29
Bisous, Domie
Ivy · le mardi 22 novembre 2016 à 22:34
Ce n'était bien 'déficile' à trouver !
Je l'ai attrapé au vol !
Quant à tes choix en matière de poèmes et de musique, plus rien ne m'étonne de toi. Puis, comme on dit, tous les goûts sont dans la nature ! Rires !
Pour ce qui est des politiciens; que Juppé perd son froc ou que Fillon file du mauvais coton, on sera toujours dans des beaux draps ! LOL !
Bises
Ivy · le mardi 22 novembre 2016 à 22:40
La vie est faite hélas de tristesse comme de rires. Moi, je ne connaissais
ce texte mais j'ai bien aimé malgré son côté 'maussade'.
Bisous
ps: Mon prochain poste te fera peut-être sourire
Claude · le vendredi 25 novembre 2016 à 17:16
la " couverture " vers eux.
Remarque que Juppé vu les cheveux qu ' il n' a plus,il ne risque pas de se faire une " couette ! "
De toute façon on peut dormir sur nos deux oreilles, ça va rien changer pour nous...... vu la période qu' on traverse hein !!! ( traversin )
C' est pas une raison pour me voler dans les plumes !!! (lol )
Bises
claude
Ivy · le vendredi 25 novembre 2016 à 18:13
Mais après avoir tiré la couverture vers eux, reste à voir qui saura tirer son épingle du jeu ! Va falloir bien secouer les draps ! Lol !
Bises
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