Aller au contenu
MesPoèmes.net Créer mon site de poésie

Les poèmes de Xigreg

Le jeune et le vieux

Le mardi 21 octobre 2008 à 20:23, posté par Xigreg · 65 lectures

A l’orée d’une foret de bois noueux
Que teinte de gris un automne féroce
Un homme , au couchant de sa vie , un vieux
Se prépare à fendre la rude écorce
de son existence
Le vieillard cacochyme et souffreteux
Ce musée de mémoire à la gloire d’antan
Cette pièce d’origine d’un moteur poussiéreux
Se rend vers son bar , le corps souffrant
De panne d’essence
Le vénérable pilier de cette bauge infâme
Se pose , feuille presque morte , sur le lit du comptoir
Et commande d’une voix forte une liqueur de femme
Qu’il lèche tout d’abord avant de boire
Encore et encore
Du passage de l’age tendre , au vert et au chenu
Ne subsiste que les souvenirs éparses
Qu’il efface verre après verre, le héros vaincu
Préférant à l’amour , désormais suivre les traces
D’une belle mort
Il a tant connu de la vie et de ses charmes
Chaque battement de son coeur comme un tambour joyeux
Qu’il n’est plus qu’une coquille lasse deposant les armes
Sur l’autel d’un corps plus assez vigoureux
Avec cette arbre déraciné une foret se meure
C’est un brouillard usée qui se donne en spectacle
À l’autre bout du comptoir un homme jeune pleure
Pour une femme et une histoire finit par une claque
Le jeune regarde avec mépris la vieille carcasse
Au travers du prisme de ses yeux embués
Que sait-il de la tristesse qui le tracasse
Lui le vieillard à la trogne aviné !
La jeunesse est un baume , une parure exquise
Un vêtement de soie qui nous rend beau
Qui nous fait voir le monde comme une terre conquise
Prete à recevoir les couleurs de son drapeau
Le corps en fusion de sa jeunesse bouillonnante
A la vigueur du roc et des désirs de feu .
Et cette ancêtre à la vieillesse répugnante
Est une verrue accroché au monde de ses yeux
Alors le jeune le regarde sortir en riant .
Le vieux fuit cette jeunesse indécente et bruyante
Toute prete à croquer l’amour et le temps
Cruel témoin de sa défaite humiliante
Alors le vieux abandonne son trône au comptoir
Pour céder la place à cette jeunesse pleine de vie
Qui elle jamais ne renonce à l’espoir
Et le fais savoir par un rire pleins de mepris
Pas encore de note · connectez-vous pour noter

Aucun commentaire

Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.