PHILTRE D'AMITIE

PHILTRE D’AMITIE :
Procurez-vous si bon train sept livres trébuchantes
D’hodeus vulgaré, si matin glanées.
En fraîche vallée, en combe riante.
Deux toises prélevées en sombre grenier.
D’onde claire en fontaine tirée.
De l’hédolum courant clair tu iras puiser.
Qu’il te faudra en deux galions y couler.
Et aux flammes l’y monter frisonner.
Broyer les graines au pilon et mortier.
Jeter cette maische en marmite fumante.
En un plein trais de clepsydre écoulé
Autre trait, autre bûche aux flammes ardentes.
Laisse les sucs s’extraire, un autre trais.
Puis épurer la maische par sceau d’onde.
Une toise pour un sceau, telle la loi est.
Le moût de la drêche bouillira la blonde.
Jeter maintenant l’humulus lupulus.
Une poignée pleine par toise plongée.
Et pour l’esprit une autre ajoutée en sus.
Ce qu’il faut pour un doigt de chandelle brûlée.
Jette cendres épaisses sur les flammes gaillardes.
Laisse bulles retomber en chaud bouillon.
Et quand le doigt trempera en ce brouet,
Ajoute pointe de couteau de cerivisae.
Filtrera par volet tamisera le moût.
Laisse une lune passer au firmament
Quand cuve bouillonnante s’estompera.
Descendre alors en cave monter en goût.
Mets en tonneau le breuvage un quartier.
La lune et le sablier sont tes meilleurs alliés.
Deux lunaisons encore tu devras patienter
En secret laisse nature infuser.
Si tant lier ton compère par-devers toi,
Trois choppes fraîches tu partageras.
Voilà le philtre, Redoutable brevage !
Qui donne aux amis si bon visage !
yvan
Procurez-vous si bon train sept livres trébuchantes
D’hodeus vulgaré, si matin glanées.
En fraîche vallée, en combe riante.
Deux toises prélevées en sombre grenier.
D’onde claire en fontaine tirée.
De l’hédolum courant clair tu iras puiser.
Qu’il te faudra en deux galions y couler.
Et aux flammes l’y monter frisonner.
Broyer les graines au pilon et mortier.
Jeter cette maische en marmite fumante.
En un plein trais de clepsydre écoulé
Autre trait, autre bûche aux flammes ardentes.
Laisse les sucs s’extraire, un autre trais.
Puis épurer la maische par sceau d’onde.
Une toise pour un sceau, telle la loi est.
Le moût de la drêche bouillira la blonde.
Jeter maintenant l’humulus lupulus.
Une poignée pleine par toise plongée.
Et pour l’esprit une autre ajoutée en sus.
Ce qu’il faut pour un doigt de chandelle brûlée.
Jette cendres épaisses sur les flammes gaillardes.
Laisse bulles retomber en chaud bouillon.
Et quand le doigt trempera en ce brouet,
Ajoute pointe de couteau de cerivisae.
Filtrera par volet tamisera le moût.
Laisse une lune passer au firmament
Quand cuve bouillonnante s’estompera.
Descendre alors en cave monter en goût.
Mets en tonneau le breuvage un quartier.
La lune et le sablier sont tes meilleurs alliés.
Deux lunaisons encore tu devras patienter
En secret laisse nature infuser.
Si tant lier ton compère par-devers toi,
Trois choppes fraîches tu partageras.
Voilà le philtre, Redoutable brevage !
Qui donne aux amis si bon visage !
yvan
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