Brume en mon âme

Il y a tant de brume grise qui tombe en lambeaux.
Et les feuillages lourds qui pendent, ruisselants…
Quelques part, abandonné, murmure un ruisseau.
Les champs terreux, mouillés, épais et fumants.
Partout le silence, pesant, sourd et gelé.
Quelques feuilles lourdes pendent des vieilles clôtures.
D’une ferme depuis longtemps perdue, dévastée,
De ses portes clouées, de ses lierres enveloppant ses murs,
Montent la plainte d’une vieille girouette qui crisse.
Et le silence encore, et la terre détrempée.
Et ces marais fumants que la brume tapisse.
Juste au bout des près, des bois noirs aux glauques fossés.
Endroits maléfiques, instants immobiles, il pleut.
De larges cernes sillonnent les eaux sombres des mares.
Des feuilles mortes inondées, tapissent les chemins creux.
Le vent chante une triste complainte, il est tard.
Ici est morte la lumière en chemins oubliés…
Ici se sont pendus des elfes abandonnés.
Les fontaines blotties sous les mousses amères…
Susurrent d’antiques echos en ces fondrières.
Les clapotis résonnent en d’étranges sabbats.
Les fées lointaines invitent aux dernières sarabandes.
Des flaques aux reflets de nuages si bas,
Dansent en mon âme, courent, courent, sur la lande.
Yvan
Et les feuillages lourds qui pendent, ruisselants…
Quelques part, abandonné, murmure un ruisseau.
Les champs terreux, mouillés, épais et fumants.
Partout le silence, pesant, sourd et gelé.
Quelques feuilles lourdes pendent des vieilles clôtures.
D’une ferme depuis longtemps perdue, dévastée,
De ses portes clouées, de ses lierres enveloppant ses murs,
Montent la plainte d’une vieille girouette qui crisse.
Et le silence encore, et la terre détrempée.
Et ces marais fumants que la brume tapisse.
Juste au bout des près, des bois noirs aux glauques fossés.
Endroits maléfiques, instants immobiles, il pleut.
De larges cernes sillonnent les eaux sombres des mares.
Des feuilles mortes inondées, tapissent les chemins creux.
Le vent chante une triste complainte, il est tard.
Ici est morte la lumière en chemins oubliés…
Ici se sont pendus des elfes abandonnés.
Les fontaines blotties sous les mousses amères…
Susurrent d’antiques echos en ces fondrières.
Les clapotis résonnent en d’étranges sabbats.
Les fées lointaines invitent aux dernières sarabandes.
Des flaques aux reflets de nuages si bas,
Dansent en mon âme, courent, courent, sur la lande.
Yvan
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