LA SYMPHONIE CHIMERIQUE

Les étoiles luisent et palpitent doucement.
Etincelles de sable du céleste sablier.
Enchâssées au voile éternel du firmament.
Elles regardent cette bataille, cette humanité.
Depuis que des rêves s’épanouissent en leur âme.
Que la lune les appelle lors des nuits mystiques…
Depuis l’homme, dressé au ciel comme un oriflamme.
Oui, j’étais là, aux temps d’éternité, épiques.
Depuis les premiers matins, en une secrète ronde…
J’observe ces chimères palpitantes, fasciné.
De leurs premiers cris de naissance saluant le monde.
Aux derniers battements de paupières, terrassé.
J’ai vu les premiers hommes, couverts de peaux de bêtes,
Traîner les pierres de Stonehenge à travers les marécages,
De la peau de leurs mains accrochée aux cordages.
Jusqu’à mourir d’épuisement dans cette quête.
Et il les ont hissé au grands linteaux, en liesse.
La lumière sacrée éclairant leur faciès.
J’étais là encore lors du premier sacrifice.
Vie pour vie, une pierre pour un homme, au solstice.
Leur envie d’amour encore, plus fort que la mort.
De leurs chants de victoire et de leurs mains dressées…
des grands feux tout autour des enceintes sacrées.
La où étaient leur cœur était leur trésor.
Ô, oui, je me souviens de cette humanité…
Cette plaie ouverte, comme une ode tourmentée.
J’ai connu leurs cris de guerre sur les champs de bataille.
Tuer et tuer encore au prix d’une médaille.
Oui, oui, je me souviens… je me souviens…
Les prêtes d’Osiris, dressant bien haut leurs mains…
Extatiques, touchant au Ciel, le regard humide.
Aligner les embases des grandes pyramides.
J’ai vu Ninive en flamme, une grande fournaise,
et le trône d’or du roi fondre dans ses braises.
Babylone, l’arrogante, porte des dieux sauvages…
brûler les temples, traîner les prêtres en esclavage.
Ô… tu n’as pas vu les festins de Xerxes le Perse.
Douze jours durant, la licence comme quête perverse.
Tu n’as pas vu non plus la prise de Sarmakande.
Les brutales hordes mongoles couvrant la lande.
Le galop des chevaux faisant trembler le sol.
Et Gensis khan, ses yeux comme deux idoles.
Des villes entières passées au fil de l’épée
Feu, cris, terreur, terrible et sanglante épopée.
Fracas des tambours et les bannières claquant au vent…
le chant des moines et le souffle des trompes d’argent...
Pendant que les têtes roulaient au fond des fossés.
J’ai vu le grand Khan et sa cour barbare festoyer.
Empires flamboyants se déliter dans la nuit des âges.
Dans la poussière des siècles comme passent les nuages.
Quand avec leurs dieux cannibales ils faisaient ripaille.
Symphonie barbare, foi, lumières, flammes et batailles.
Oui… j’ai vu l’humanité, toujours tombante et encore debout.
Une folie luxuriante et chimérique coulant en ses veines.
Je me souviens de cette poussière vivante tirant la houe.
Tous ces héros anonymes buvant leur vie comme une peine.
Je me souviens... Ô oui, je me souviens ! J’ai vu l’homme.
Dressant au destin son courage comme seul apanage.
Etincelle fantastique, face au Ciel comme un outrage.
Je n’aurais jamais cru…que l’on fasse mémorandum.
J’étais le Djin, j’étais le vent… la gargouille de Notre Dame, le dragon de nuit….
Ils n’étaient rien et pourtant ils m’ont tout appris.
Salut à toi, humanité !
Etincelles de sable du céleste sablier.
Enchâssées au voile éternel du firmament.
Elles regardent cette bataille, cette humanité.
Depuis que des rêves s’épanouissent en leur âme.
Que la lune les appelle lors des nuits mystiques…
Depuis l’homme, dressé au ciel comme un oriflamme.
Oui, j’étais là, aux temps d’éternité, épiques.
Depuis les premiers matins, en une secrète ronde…
J’observe ces chimères palpitantes, fasciné.
De leurs premiers cris de naissance saluant le monde.
Aux derniers battements de paupières, terrassé.
J’ai vu les premiers hommes, couverts de peaux de bêtes,
Traîner les pierres de Stonehenge à travers les marécages,
De la peau de leurs mains accrochée aux cordages.
Jusqu’à mourir d’épuisement dans cette quête.
Et il les ont hissé au grands linteaux, en liesse.
La lumière sacrée éclairant leur faciès.
J’étais là encore lors du premier sacrifice.
Vie pour vie, une pierre pour un homme, au solstice.
Leur envie d’amour encore, plus fort que la mort.
De leurs chants de victoire et de leurs mains dressées…
des grands feux tout autour des enceintes sacrées.
La où étaient leur cœur était leur trésor.
Ô, oui, je me souviens de cette humanité…
Cette plaie ouverte, comme une ode tourmentée.
J’ai connu leurs cris de guerre sur les champs de bataille.
Tuer et tuer encore au prix d’une médaille.
Oui, oui, je me souviens… je me souviens…
Les prêtes d’Osiris, dressant bien haut leurs mains…
Extatiques, touchant au Ciel, le regard humide.
Aligner les embases des grandes pyramides.
J’ai vu Ninive en flamme, une grande fournaise,
et le trône d’or du roi fondre dans ses braises.
Babylone, l’arrogante, porte des dieux sauvages…
brûler les temples, traîner les prêtres en esclavage.
Ô… tu n’as pas vu les festins de Xerxes le Perse.
Douze jours durant, la licence comme quête perverse.
Tu n’as pas vu non plus la prise de Sarmakande.
Les brutales hordes mongoles couvrant la lande.
Le galop des chevaux faisant trembler le sol.
Et Gensis khan, ses yeux comme deux idoles.
Des villes entières passées au fil de l’épée
Feu, cris, terreur, terrible et sanglante épopée.
Fracas des tambours et les bannières claquant au vent…
le chant des moines et le souffle des trompes d’argent...
Pendant que les têtes roulaient au fond des fossés.
J’ai vu le grand Khan et sa cour barbare festoyer.
Empires flamboyants se déliter dans la nuit des âges.
Dans la poussière des siècles comme passent les nuages.
Quand avec leurs dieux cannibales ils faisaient ripaille.
Symphonie barbare, foi, lumières, flammes et batailles.
Oui… j’ai vu l’humanité, toujours tombante et encore debout.
Une folie luxuriante et chimérique coulant en ses veines.
Je me souviens de cette poussière vivante tirant la houe.
Tous ces héros anonymes buvant leur vie comme une peine.
Je me souviens... Ô oui, je me souviens ! J’ai vu l’homme.
Dressant au destin son courage comme seul apanage.
Etincelle fantastique, face au Ciel comme un outrage.
Je n’aurais jamais cru…que l’on fasse mémorandum.
J’étais le Djin, j’étais le vent… la gargouille de Notre Dame, le dragon de nuit….
Ils n’étaient rien et pourtant ils m’ont tout appris.
Salut à toi, humanité !
Note : 5/10
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