O ces foules

O ces foules
O ces foules, ces foules,
Et la misère et la détresse qui les foulent !
Voici les pauvres gens des blafardes ruelles,
Barrant de croix, avec leurs bras tendus,
L’ombre noire qui dort dans les chapelles.
O ces foules, ces foules,
Et la misère et la détresse qui les foulent !
Voici les corps usés, voici les corps fendus,
Voici les cœurs lamentables des veuves
En qui les larmes pleuvent,
Continûment, depuis des ans.
O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !
Voici les mousses et les marins du port
Dans les vagues monstrueuses bercent le sort.
O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !
Voici les travailleurs cassés de peine,
Aux six coups de marteau des jours de la semaine.
O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !
Voici les enfants las de leur sang morne
Et qui mendient et qui s’offrent au coin des bornes
Voici les armateurs dans les bateaux de fer,
Fortune au vent, tanguent parmi la mer
O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent
Voici les grands bourgeois de doit divin
Qui bâtissent sur Dieu la maison de leur gain
O ces foules, ces foules
Ils conservent, ornés de feu ;
Pour l’universelle amnistie,
Le baiser blanc du dernier Dieu,
Tomber sur terre en une hostie
Poésie dédiée à la cathédrale Saint-Etienne de Metz
André Dauphin le 4 janvier 2012
O ces foules, ces foules,
Et la misère et la détresse qui les foulent !
Voici les pauvres gens des blafardes ruelles,
Barrant de croix, avec leurs bras tendus,
L’ombre noire qui dort dans les chapelles.
O ces foules, ces foules,
Et la misère et la détresse qui les foulent !
Voici les corps usés, voici les corps fendus,
Voici les cœurs lamentables des veuves
En qui les larmes pleuvent,
Continûment, depuis des ans.
O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !
Voici les mousses et les marins du port
Dans les vagues monstrueuses bercent le sort.
O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !
Voici les travailleurs cassés de peine,
Aux six coups de marteau des jours de la semaine.
O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent !
Voici les enfants las de leur sang morne
Et qui mendient et qui s’offrent au coin des bornes
Voici les armateurs dans les bateaux de fer,
Fortune au vent, tanguent parmi la mer
O ces foules, ces foules
Et la misère et la détresse qui les foulent
Voici les grands bourgeois de doit divin
Qui bâtissent sur Dieu la maison de leur gain
O ces foules, ces foules
Ils conservent, ornés de feu ;
Pour l’universelle amnistie,
Le baiser blanc du dernier Dieu,
Tomber sur terre en une hostie
Poésie dédiée à la cathédrale Saint-Etienne de Metz
André Dauphin le 4 janvier 2012
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3 commentaires
Philip de Berg (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 4 janvier 2012 à 18:34
Toujours cette belle humanité qui transpire en toi. Continues à nous écrire de si belles choses qui donnent du sens à nos réflexions.
Heureusement qu'il n'y a pas en poésie de "poétiquement correct". Amitiés. Philip.
Dedeye · le jeudi 5 janvier 2012 à 09:04
J'ai écrit sur mon site un poème intitulé "Le poète" et ce poème est pour toi Philip. Tu pourras le lire à tes moments de repos.
Une très bonne année 2012
Toutes mes amitiés char Philip.
André Dauphin
domidom · le jeudi 5 janvier 2012 à 13:45
Au milieu de ces foules délirantes, on peut trouver toute la misère du monde, pourtant, la foule avance dans la foi et la croyance, cette croyance qui est une arme à toute épreuve...
Très bien écrit....
Amitiés...Domie...
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