Plaidoyer pour un comdamné
Enfant, il était impérieux,
Et même parfois injurieux ;
En devenant adolescent
Il avait les mots dans le sang
Et avait la saillie facile.
Adulte, il devint plus docile
Quand, dans la peau d'un défenseur,
Il venait à bout des censeurs.
C'était un avocat notoire
Qui faisait trembler les prétoires
Quand sa brillante élocution
Vainquait maintes accusations.
Mais le sort nommé maladie
S'en est pris avec perfidie
A la légendaire auréole
D'un homme doué de paroles.
Se mouvant en chaise roulante
L'humeur devenait virulente.
Alors quand une aide soignante
Voulait de façon contraignante
Qu'il lui réglât la somme dû,
Il devint soudain éperdu,
Voyant en elle la déesse
Des caresses et des tendresses
Qui s'était métamorphosée
En une diablesse rusée.
Voulant alors lui faire peur,
Et pris au piège des vapeurs
Du malheur et de la colère,
Souffrant, endurant la galère,
Il tira sans vouloir tuer
Celle qu'il se mit à huer.
L'acte ne resta pas sans suite ;
La femme porta plainte ensuite.
En attendant son jugement,
Il dépérit lamentablement
Dans la prison de l'hôpital.
Cela pourrait être fatal
Pour cet homme qui nécessite
Un suivi, des soins explicites
Ne pouvant être prodigués
Que dans un cadre distingué.
Cet homme est doublement puni :
Non seulement il est banni
En le privant de liberté,
Mais aussi doit-il affronter
l'invalidité castratrice
Faute d’attentions bienfaitrices.
Le juge imbu de son pouvoir
Devrait cependant bien savoir
Que nul n'est à l'abri d'un sort
Qui pourrait briser le ressort
De notre conduite morale
Quand la souffrance est magistrale.
Et même parfois injurieux ;
En devenant adolescent
Il avait les mots dans le sang
Et avait la saillie facile.
Adulte, il devint plus docile
Quand, dans la peau d'un défenseur,
Il venait à bout des censeurs.
C'était un avocat notoire
Qui faisait trembler les prétoires
Quand sa brillante élocution
Vainquait maintes accusations.
Mais le sort nommé maladie
S'en est pris avec perfidie
A la légendaire auréole
D'un homme doué de paroles.
Se mouvant en chaise roulante
L'humeur devenait virulente.
Alors quand une aide soignante
Voulait de façon contraignante
Qu'il lui réglât la somme dû,
Il devint soudain éperdu,
Voyant en elle la déesse
Des caresses et des tendresses
Qui s'était métamorphosée
En une diablesse rusée.
Voulant alors lui faire peur,
Et pris au piège des vapeurs
Du malheur et de la colère,
Souffrant, endurant la galère,
Il tira sans vouloir tuer
Celle qu'il se mit à huer.
L'acte ne resta pas sans suite ;
La femme porta plainte ensuite.
En attendant son jugement,
Il dépérit lamentablement
Dans la prison de l'hôpital.
Cela pourrait être fatal
Pour cet homme qui nécessite
Un suivi, des soins explicites
Ne pouvant être prodigués
Que dans un cadre distingué.
Cet homme est doublement puni :
Non seulement il est banni
En le privant de liberté,
Mais aussi doit-il affronter
l'invalidité castratrice
Faute d’attentions bienfaitrices.
Le juge imbu de son pouvoir
Devrait cependant bien savoir
Que nul n'est à l'abri d'un sort
Qui pourrait briser le ressort
De notre conduite morale
Quand la souffrance est magistrale.
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4 commentaires
rivaudais · le dimanche 24 janvier 2016 à 14:08
Benadel · le dimanche 24 janvier 2016 à 14:26
lilo · le dimanche 24 janvier 2016 à 15:44
Amitiés
benadel · le dimanche 24 janvier 2016 à 16:44
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