Un bel automne, et pourtant...
Sous l’anthracite stratus
Se génère le fœtus
Cet embryon hivernal
D’un automne peu banal
Avec ses airs de printemps
Il nous trompe pour un temps
Quand vêtu de la couronne
De l’astre chaud il plastronne
Pourtant les aurores fraîches
Pour la saison froide prêchent
Quand le jour avec paresse
De sa lueur nous caresse
Sous le ramage en sourdine
D’un merle qui se dandine
La mouette crie l’hiver
D’un automne qui va vers
Des arbres aux feuilles vertes
Qui sont encore couvertes
De la teinte de l’été
Symbole d’éternité
Pourtant elles vont brunir
Durant les jours à venir
Le sol elles vont joncher
De gazouillis asséchés
Sous les marrons croustillants
Se déploie le goût brillant
D’un bel hiver qui détonne
Car le faste de l’automne
Entouré de vignes fières
D’un cru mousseux de lumière
Réchauffera nos demeures
Et haussera nos humeurs
Pourtant l’automne marron
Si sensible aux éperons
Asséné par l’aquilon
Aura la mort aux talons
Se génère le fœtus
Cet embryon hivernal
D’un automne peu banal
Avec ses airs de printemps
Il nous trompe pour un temps
Quand vêtu de la couronne
De l’astre chaud il plastronne
Pourtant les aurores fraîches
Pour la saison froide prêchent
Quand le jour avec paresse
De sa lueur nous caresse
Sous le ramage en sourdine
D’un merle qui se dandine
La mouette crie l’hiver
D’un automne qui va vers
Des arbres aux feuilles vertes
Qui sont encore couvertes
De la teinte de l’été
Symbole d’éternité
Pourtant elles vont brunir
Durant les jours à venir
Le sol elles vont joncher
De gazouillis asséchés
Sous les marrons croustillants
Se déploie le goût brillant
D’un bel hiver qui détonne
Car le faste de l’automne
Entouré de vignes fières
D’un cru mousseux de lumière
Réchauffera nos demeures
Et haussera nos humeurs
Pourtant l’automne marron
Si sensible aux éperons
Asséné par l’aquilon
Aura la mort aux talons
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