Le vieil homme et la balance .
Le vieil homme et la balance .
Un vieil homme marchait sur un chemin.
Le pas tranquille, il allait , simplement,
Saluant çà et là , une nature généreuse.
On le disait humble, serviable,
Attentif aux pensées, souriant sans cesse.
Il portait un manteau d'étoffe grossière,
Dans une poche , un étrange instrument !
Une balance à deux plateaux, minuscule.
A quoi lui servait cet ustensile,
Si soigneusement conservé ?
Le vieil homme arriva, bientôt ,
Aux termes de sa longue randonnée.
Son ami habitait le village,
Au détour de la route.
Il pourrait prendre un peu de repos.
Avant de se rendre chez son compagnon,
Il voulut se défaire de la poussière du sentier.
Il se rendit, donc, à la fontaine du village.
Passant la ruelle, un attroupement
Attira son attention !
Une dizaine d'hommes et de femmes,
Vociféraient contre un jeune garçon en guenilles.
On entendait : « voleur ! Brigand ! Canaille »
Et les coups de bâton pleuvaient en rafales drues,
Sur ce gamin affolé et épouvanté !
Le vieillard fendit la foule,
Pour protéger, du mieux qu'il put l'enfant.
Les cris cessèrent et les bâtons tombèrent.
« Pourquoi aides tu ce vaurien , vieil homme,
C'est un mécréant, nous devons le punir ! »
Le vieil homme s'approcha de la fontaine,
Pansa les plaies du jeune garçon,
Tout étonné de cette attention !
Puis s'assit, sortit un gobelet
Et se désaltéra !
L'impatience de l'assemblée augmentait,
Un piétinement cadencé n’annonçait rien de bon.
De sa main droite, le vieillard pris sa curieuse balance
La tenant, fermement entre le pouce et l'index
Son front se plissa, ses yeux se fermèrent .
« A quoi, cela te sert cette breloque ?,
Passe ton chemin, laisse nous rendre justice »
Prend cette balance ! Tient la devant toi,
Abasourdi , l'homme s’exécuta !
Dépose dans ce plateau , ta pensée !
Si ta pensée est juste,
les deux plateaux seront à l'équilibre,
Si, elle ne l'est pas, tes mots ne seront pas justes
Et tes actes non plus ,
Alors, le jouvenceau viendra avec moi !
L'homme prit le temps de la réflexion,
Puis la foule se dispersa.
Le vieil repris sa balance, emmena le garçon
Ils passèrent la nuit chez son ami,
Le lendemain, ensemble ils reprirent la route !
Philippe De Frémontpré
http://www.lesyeuxclos.fr
Un vieil homme marchait sur un chemin.
Le pas tranquille, il allait , simplement,
Saluant çà et là , une nature généreuse.
On le disait humble, serviable,
Attentif aux pensées, souriant sans cesse.
Il portait un manteau d'étoffe grossière,
Dans une poche , un étrange instrument !
Une balance à deux plateaux, minuscule.
A quoi lui servait cet ustensile,
Si soigneusement conservé ?
Le vieil homme arriva, bientôt ,
Aux termes de sa longue randonnée.
Son ami habitait le village,
Au détour de la route.
Il pourrait prendre un peu de repos.
Avant de se rendre chez son compagnon,
Il voulut se défaire de la poussière du sentier.
Il se rendit, donc, à la fontaine du village.
Passant la ruelle, un attroupement
Attira son attention !
Une dizaine d'hommes et de femmes,
Vociféraient contre un jeune garçon en guenilles.
On entendait : « voleur ! Brigand ! Canaille »
Et les coups de bâton pleuvaient en rafales drues,
Sur ce gamin affolé et épouvanté !
Le vieillard fendit la foule,
Pour protéger, du mieux qu'il put l'enfant.
Les cris cessèrent et les bâtons tombèrent.
« Pourquoi aides tu ce vaurien , vieil homme,
C'est un mécréant, nous devons le punir ! »
Le vieil homme s'approcha de la fontaine,
Pansa les plaies du jeune garçon,
Tout étonné de cette attention !
Puis s'assit, sortit un gobelet
Et se désaltéra !
L'impatience de l'assemblée augmentait,
Un piétinement cadencé n’annonçait rien de bon.
De sa main droite, le vieillard pris sa curieuse balance
La tenant, fermement entre le pouce et l'index
Son front se plissa, ses yeux se fermèrent .
« A quoi, cela te sert cette breloque ?,
Passe ton chemin, laisse nous rendre justice »
Prend cette balance ! Tient la devant toi,
Abasourdi , l'homme s’exécuta !
Dépose dans ce plateau , ta pensée !
Si ta pensée est juste,
les deux plateaux seront à l'équilibre,
Si, elle ne l'est pas, tes mots ne seront pas justes
Et tes actes non plus ,
Alors, le jouvenceau viendra avec moi !
L'homme prit le temps de la réflexion,
Puis la foule se dispersa.
Le vieil repris sa balance, emmena le garçon
Ils passèrent la nuit chez son ami,
Le lendemain, ensemble ils reprirent la route !
Philippe De Frémontpré
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2 commentaires
imparfait · le vendredi 13 mars 2015 à 17:51
Une très belle moralité que celle de ton histoire et je ne crois pas que les deux plateaux soient souvent dans un équilibre parfait sur cette terre! Difficile de dire si la pensée de quelqu'un est juste ou pas car ce qui sembler juste pour une personne peut en même temps paraître injuste aux yeux d'une autre alors peut-être que pour trouver ce juste équilibre, il faudrait que chacun mette un peu de sa pensée sur les plateaux car personne n'a jamais entièrement tort ni entièrement raison.
Merci Vincent pour ce moment de réflexion.
Bonne soirée à toi,
Amitiés
Vincent · le samedi 14 mars 2015 à 07:33
Le juste équilibre est unique à conditions de s détacher de notre ego qui emprisonne qui obscurcie le jugement
amitiés
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