PREMIER AMOUR "Retour sur terre"
Le lendemain en début d’après-midi, Charlie vint à la maison. Je l’emmenai au salon car ma grande-sœur jouait au lido dehors avec quelques unes de ses amies. Je ne pus m’empêcher de lui poser la question qui me brûlait les lèvres ; il me répondit par l’affirmative. Il avait remis mon billet, mais par la mine qu’il affichait, je sus qu’il n’était lui-même pas très rassuré. Excité, je ne pus m’empêcher de lui demander de me conter les détails.
-Lorsque je suis arrivé, elle se trouvait dehors. Je l’ai saluée et lui ai donné la lettre en prenant soin de lui dire qu’elle venait de toi. Immédiatement, elle s’est levée et s’est réfugiée dans leur maison en me demandant de manière furtive de rentrer ce que j’ai fait.
-Très bien, sortons un peu rejoindre les autres.
Je connaissais assez mon ami pour savoir que dans le but de ne pas me frustrer, il avait ajouté ou retranché plusieurs choses. Dehors, nous nous assîmes un peu à l’écart des autres. Mon ami et moi causions de tout et de rien à la fin. D’ailleurs à vrai dire, je ne suivais la conversation que par brides ; j’écoutais Charlie d’un air absent. J’étais à ses côtés de corps et aux côtés de Léonie la belle d’esprit. Et peut-être fut-ce cet ardeur à penser à elle qui l’attira car il ne s’était pas passé un quart d’heure que Léonie déboucha accompagnée de son petit-frère de l’autre côté de la route non goudronnée qui passe juste devant notre maison. Cette route permettait de sortir du quartier par l’est. Mon cœur se mit à battre de plus en plus vite. Léonie avançait, un sac d’oignons en équilibre sur la tête. Visiblement, elle allait aider sa mère à vendre au marché centrale. Elle avançait, d’une manière envoûtante. Arrivée à notre hauteur, elle fit un signe très discret à Charlie après m’avoir longuement regardé dans les yeux. Mon dieu ! O grand Dieu, quels yeux ! Quel regard ! Quelles fusillades de flammes ! Charlie la suivit aussi discrètement qu’elle l’avait appelé. Il s’absenta quelques instants qui furent pour moi des heures. Mon cœur était en ébullition. Je ne me contrôlais plus. « Qu’allait-elle dire à mon ami ? » Passais-je toutes ces infinies secondes à me demander. Et après des années-lumières, je vis avec le plus grand soulagement Charlie revenir. Toujours de manière aussi discrète, il me remit 300f et une lettre.
-Elle m’a remis la lettre en me priant de te dire qu’elle a remis 200f à son petit-frère parce que celui-ci avait faim.
-J’ai compris.
A vrai dire je n’avais rien compris. Ma tête avait doublé de volume et s’était vidée de sa matière grise. J’étais vraiment absent, on aurait dit un véritable zombie. Sans savoir comment, je réussis à ouvrir la bouche pour dire à mon ami que je souhaitais être seul. Il s’en alla et je m’engouffrai dans l’unique chambre qu’abritait la maison de ma grande-sœur avant de jeter lourdement sur un des deux lits qui s’y trouvait. Je dépliai le bout de papier que Charlie venait de me donner et reconnus sans le moindre effort mon écriture. Léonie m’avait vraiment remis ma lettre. Je gardai malgré moi les yeux rivés sur ce bout de papier, cherchant un signe, un « je ne sais quoi » que Léonie m’aurait envoyé. Les larmes pleines les cils, je crus avoir distingué au milieu de mes mots une écriture qui n’était pas mienne. Très rapidement, j’essuyai mes yeux du revers de la main et lus la phrase : « Si jamais, il y’avait à choisir entre le Paradis et toi, sans hésiter, je te choisirai et enverrai le Paradis moisir en Enfer ».O Dieu ! Que j’étais bête. Cette phrase n’était pas de Léonie, c’était moi qui la lui avais écrite. En avait-elle seulement perçu le sens ? Je déchirai le bout de papier et jetai les débris par la fenêtre. J’enveloppai mon corps dans une couverture. Ma température s’était élevée, je grelottais…J’avais la fièvre.
-Lorsque je suis arrivé, elle se trouvait dehors. Je l’ai saluée et lui ai donné la lettre en prenant soin de lui dire qu’elle venait de toi. Immédiatement, elle s’est levée et s’est réfugiée dans leur maison en me demandant de manière furtive de rentrer ce que j’ai fait.
-Très bien, sortons un peu rejoindre les autres.
Je connaissais assez mon ami pour savoir que dans le but de ne pas me frustrer, il avait ajouté ou retranché plusieurs choses. Dehors, nous nous assîmes un peu à l’écart des autres. Mon ami et moi causions de tout et de rien à la fin. D’ailleurs à vrai dire, je ne suivais la conversation que par brides ; j’écoutais Charlie d’un air absent. J’étais à ses côtés de corps et aux côtés de Léonie la belle d’esprit. Et peut-être fut-ce cet ardeur à penser à elle qui l’attira car il ne s’était pas passé un quart d’heure que Léonie déboucha accompagnée de son petit-frère de l’autre côté de la route non goudronnée qui passe juste devant notre maison. Cette route permettait de sortir du quartier par l’est. Mon cœur se mit à battre de plus en plus vite. Léonie avançait, un sac d’oignons en équilibre sur la tête. Visiblement, elle allait aider sa mère à vendre au marché centrale. Elle avançait, d’une manière envoûtante. Arrivée à notre hauteur, elle fit un signe très discret à Charlie après m’avoir longuement regardé dans les yeux. Mon dieu ! O grand Dieu, quels yeux ! Quel regard ! Quelles fusillades de flammes ! Charlie la suivit aussi discrètement qu’elle l’avait appelé. Il s’absenta quelques instants qui furent pour moi des heures. Mon cœur était en ébullition. Je ne me contrôlais plus. « Qu’allait-elle dire à mon ami ? » Passais-je toutes ces infinies secondes à me demander. Et après des années-lumières, je vis avec le plus grand soulagement Charlie revenir. Toujours de manière aussi discrète, il me remit 300f et une lettre.
-Elle m’a remis la lettre en me priant de te dire qu’elle a remis 200f à son petit-frère parce que celui-ci avait faim.
-J’ai compris.
A vrai dire je n’avais rien compris. Ma tête avait doublé de volume et s’était vidée de sa matière grise. J’étais vraiment absent, on aurait dit un véritable zombie. Sans savoir comment, je réussis à ouvrir la bouche pour dire à mon ami que je souhaitais être seul. Il s’en alla et je m’engouffrai dans l’unique chambre qu’abritait la maison de ma grande-sœur avant de jeter lourdement sur un des deux lits qui s’y trouvait. Je dépliai le bout de papier que Charlie venait de me donner et reconnus sans le moindre effort mon écriture. Léonie m’avait vraiment remis ma lettre. Je gardai malgré moi les yeux rivés sur ce bout de papier, cherchant un signe, un « je ne sais quoi » que Léonie m’aurait envoyé. Les larmes pleines les cils, je crus avoir distingué au milieu de mes mots une écriture qui n’était pas mienne. Très rapidement, j’essuyai mes yeux du revers de la main et lus la phrase : « Si jamais, il y’avait à choisir entre le Paradis et toi, sans hésiter, je te choisirai et enverrai le Paradis moisir en Enfer ».O Dieu ! Que j’étais bête. Cette phrase n’était pas de Léonie, c’était moi qui la lui avais écrite. En avait-elle seulement perçu le sens ? Je déchirai le bout de papier et jetai les débris par la fenêtre. J’enveloppai mon corps dans une couverture. Ma température s’était élevée, je grelottais…J’avais la fièvre.
Pas encore de note
· connectez-vous pour noter
6 commentaires
Guy · le lundi 24 mars 2014 à 09:24
http://www.mespoemes.net/renato
fokouajeancarlos · le lundi 24 mars 2014 à 12:41
JC
larose · le lundi 24 mars 2014 à 15:42
L'amour est compliqué, c'est pour ça c'est merveilleux d'être amoureux!!! Merci pour ce beau partage!! Bonne journée!! Amitiés
fokouajeancarlos · le lundi 24 mars 2014 à 18:23
bluegirl · le lundi 24 mars 2014 à 18:58
Amicalement, Lola.
http://www.mespoemes.net/bluegirl
fokouajeancarlos · le lundi 24 mars 2014 à 23:35
J-C
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.