PREMIER AMOUR " Case départ"
Il s’était passé dix minutes et mon état ne s’était pas amélioré ; bien au contraire, je tremblais de plus en plus. La sueur dégoulinait de mes pores et mouillait les draps. Cela n’allait vraiment plus, il fallait que je me mette à l’évidence, j’étais malade, malade de Léonie, malade au sens littéral du terme de la fille que j’aimais. Au bout d’un quart d’heure, ma grande-sœur entra et ne put s’empêcher de crier devant le tableau que je lui offrais. Elle courut dans sa boîte à pharmacie et me trouva quelques comprimés d’aspirine et de nivaquine que j’avalai avant de plonger dans un profond sommeil.
A mon réveil, je constatai qu’il faisait déjà grand jour. Je jetai un coup d’œil à ma montre pour me rendre compte que j’avais dormi près de quinze heures d’affilées. Je repris très vite conscience et remémorais les événements de la veille. Je me mis à réfléchir profondément les yeux rivés sur le plafond. Au terme de cette réflexion, je pris la résolution suivante par tous les moyens, il fallait que j’essaye d’oublier Léonie ; il fallait que j’essaye de l’éradiquer de mon esprit, et pour cela, je devais commencer par m’arranger pour que nos chemins ne se croisent plus. Même s’il était vrai que par cette décision, je pouvais chasser Léonie de mon esprit, il était tout autant vrai que pour mon cœur, il n' y avait plus d’autres issues. Un seul être l’avait dompté et il comptait lui être éternellement fidèle.
La semaine qui avait suivi mon drame psychologique, j’avais respecté scrupuleusement la décision que j’avais prise et en j’en souffrais terriblement. J’étais allé jusqu’à interdire à mes proches de prononcer son nom en ma présence. Et au fil des jours, sans arriver à la haïr, je l’oubliais progressivement. Et si au bout d’une quinzaine de jours, elle ne hantait plus mon esprit, elle se trouvait tout de même confortablement installé dans les tréfonds de mon cœur à l’endroit que je réserve à mes invités de marque. Malgré cela, je repris au bout de trois semaines, une vie normale et équilibré. J’étais même allé jusqu’à demander à ma grande-sœur de m’inscrire dans un collège afin que je puisse présenter mon examen bien qu’il ne me restât plus assez de temps.
Un soir vers 19h alors que j’avais le cafard, je me mis à me promener sans destination dans mon quartier. Mon esprit vagabond une fois de plus était allé en balade. Je décidai de faire un tour à la fontaine afin de m’égailler un peu car les soirées à la fontaine étaient ce qu’il y’avait de plus distrayant. Tous les jeunes s’y retrouvaient et faisaient des folies jusqu’à ce que leurs parents viennent les chercher à coups de fouet ; ce qui bien sûr ne les empêchait pas de recommencer le lendemain. Malgré moi, je laissai les deux premières rues qui m’auraient permis d’arriver dans le terrain vague qui se trouvait au centre du quartier pour aller droit devant moi afin de rejoindre la fontaine par la troisième rue. A mi-chemin, j’aperçus Léonie qui venait en sens inverse. Elle allait sans doute à la fontaine car elle tenait dans sa main droite un seau. Elle arriva au carrefour avant moi et bien qu’elle me vît, elle tourna sans se soucier de moi. Une fois de plus, je perdis tous mes sens. Arrivé au carrefour, j’aurai bien pu continuer mon, chemin et renoncer à ma destination première. Mais attiré par je ne sais quel magnétisme invisible et surtout inexplicable, je la suivis. Je pressai le pas et ne tarda pas à la dépasser légèrement. Là, je repris mes esprits. « Je ne lui adresserai pas la parole m’étais-je et je ne m’arrêterai pas à la fontaine ». Juste au moment où j’avais déjà creusé cinq pas d’écart entre elle et moi, j’entendis dans mon dos une voix. J’entendis cette charmante voix, cette douce voix que je reconnaîtrais parmi des millions d’autres. J’entendis cette inégalable voix et tout mon être se réveilla. Pourtant, si mon cœur, était en effervescence, mon esprit quant à lui ne l’était point. Il me disait de ne pas céder à la tentation d’Esméralda. Cependant lorsque cette douce voix m’apostropha, je ne pus m’empêcher de m’arrêter. Le combat entre mon cœur et mon esprit avait vu la victoire incontestable du premier. C’est vrai que « la Raison a beau crié mais elle ne peut mettre le prix aux choses ».
A mon réveil, je constatai qu’il faisait déjà grand jour. Je jetai un coup d’œil à ma montre pour me rendre compte que j’avais dormi près de quinze heures d’affilées. Je repris très vite conscience et remémorais les événements de la veille. Je me mis à réfléchir profondément les yeux rivés sur le plafond. Au terme de cette réflexion, je pris la résolution suivante par tous les moyens, il fallait que j’essaye d’oublier Léonie ; il fallait que j’essaye de l’éradiquer de mon esprit, et pour cela, je devais commencer par m’arranger pour que nos chemins ne se croisent plus. Même s’il était vrai que par cette décision, je pouvais chasser Léonie de mon esprit, il était tout autant vrai que pour mon cœur, il n' y avait plus d’autres issues. Un seul être l’avait dompté et il comptait lui être éternellement fidèle.
La semaine qui avait suivi mon drame psychologique, j’avais respecté scrupuleusement la décision que j’avais prise et en j’en souffrais terriblement. J’étais allé jusqu’à interdire à mes proches de prononcer son nom en ma présence. Et au fil des jours, sans arriver à la haïr, je l’oubliais progressivement. Et si au bout d’une quinzaine de jours, elle ne hantait plus mon esprit, elle se trouvait tout de même confortablement installé dans les tréfonds de mon cœur à l’endroit que je réserve à mes invités de marque. Malgré cela, je repris au bout de trois semaines, une vie normale et équilibré. J’étais même allé jusqu’à demander à ma grande-sœur de m’inscrire dans un collège afin que je puisse présenter mon examen bien qu’il ne me restât plus assez de temps.
Un soir vers 19h alors que j’avais le cafard, je me mis à me promener sans destination dans mon quartier. Mon esprit vagabond une fois de plus était allé en balade. Je décidai de faire un tour à la fontaine afin de m’égailler un peu car les soirées à la fontaine étaient ce qu’il y’avait de plus distrayant. Tous les jeunes s’y retrouvaient et faisaient des folies jusqu’à ce que leurs parents viennent les chercher à coups de fouet ; ce qui bien sûr ne les empêchait pas de recommencer le lendemain. Malgré moi, je laissai les deux premières rues qui m’auraient permis d’arriver dans le terrain vague qui se trouvait au centre du quartier pour aller droit devant moi afin de rejoindre la fontaine par la troisième rue. A mi-chemin, j’aperçus Léonie qui venait en sens inverse. Elle allait sans doute à la fontaine car elle tenait dans sa main droite un seau. Elle arriva au carrefour avant moi et bien qu’elle me vît, elle tourna sans se soucier de moi. Une fois de plus, je perdis tous mes sens. Arrivé au carrefour, j’aurai bien pu continuer mon, chemin et renoncer à ma destination première. Mais attiré par je ne sais quel magnétisme invisible et surtout inexplicable, je la suivis. Je pressai le pas et ne tarda pas à la dépasser légèrement. Là, je repris mes esprits. « Je ne lui adresserai pas la parole m’étais-je et je ne m’arrêterai pas à la fontaine ». Juste au moment où j’avais déjà creusé cinq pas d’écart entre elle et moi, j’entendis dans mon dos une voix. J’entendis cette charmante voix, cette douce voix que je reconnaîtrais parmi des millions d’autres. J’entendis cette inégalable voix et tout mon être se réveilla. Pourtant, si mon cœur, était en effervescence, mon esprit quant à lui ne l’était point. Il me disait de ne pas céder à la tentation d’Esméralda. Cependant lorsque cette douce voix m’apostropha, je ne pus m’empêcher de m’arrêter. Le combat entre mon cœur et mon esprit avait vu la victoire incontestable du premier. C’est vrai que « la Raison a beau crié mais elle ne peut mettre le prix aux choses ».
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1 commentaire
fokouajeancarlos · le mardi 25 mars 2014 à 09:40
J-C
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