Le retour du fils bien aimé
Combien de fois ne s’était-il pas détourné
Pour ne pas voir cette maison abandonnée
Dans un délabrement qui ressemble à la mort
Où la vie tenace voudrait revenir encore.
Des herbes folles, le long des murs avaient grandi
Et le hasard des vents, contre la cheminée
Avait déposé des graines assoiffées de vie
Qui fleurissaient malgré la saison avancée.
On avait condamné les vieux volets de bois
Avec des planches clouées en croix de Saint André
Depuis longtemps la maison n’avait plus de voix
Et son regard heureux était clos à jamais.
Sur la couche désordonnée, on voyait encore
L’empreinte de celui qui était mort ici
Se laissant emporter dans les bras de la mort
En regardant son Dieu sur la table de nuit.
Dans la poussière agitée des traits de lumière
Les vieux meubles, apparaissaient tendus de haubans
Des armées d’araignées par colonies entières
Remettaient sans faillir les voiles dans le vent.
Anticipant la nuit qui dehors s’avançait
L’obscurité se répandait dans la maison
Le vent qui soufflait dans les tilleuls faisait
Tournoyer leurs hélices d’une étrange façon.
En serrant contre lui le Christ abandonné
Il referma la porte sur ses vieux souvenirs
Tandis que dans le vent une voix murmurait :
« J’attendais ton retour afin de te bénir »
Pour ne pas voir cette maison abandonnée
Dans un délabrement qui ressemble à la mort
Où la vie tenace voudrait revenir encore.
Des herbes folles, le long des murs avaient grandi
Et le hasard des vents, contre la cheminée
Avait déposé des graines assoiffées de vie
Qui fleurissaient malgré la saison avancée.
On avait condamné les vieux volets de bois
Avec des planches clouées en croix de Saint André
Depuis longtemps la maison n’avait plus de voix
Et son regard heureux était clos à jamais.
Sur la couche désordonnée, on voyait encore
L’empreinte de celui qui était mort ici
Se laissant emporter dans les bras de la mort
En regardant son Dieu sur la table de nuit.
Dans la poussière agitée des traits de lumière
Les vieux meubles, apparaissaient tendus de haubans
Des armées d’araignées par colonies entières
Remettaient sans faillir les voiles dans le vent.
Anticipant la nuit qui dehors s’avançait
L’obscurité se répandait dans la maison
Le vent qui soufflait dans les tilleuls faisait
Tournoyer leurs hélices d’une étrange façon.
En serrant contre lui le Christ abandonné
Il referma la porte sur ses vieux souvenirs
Tandis que dans le vent une voix murmurait :
« J’attendais ton retour afin de te bénir »
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1 commentaire
worrell02 · le mercredi 18 mai 2011 à 11:47
Amitiés
Ivy
http://www.mespoemes.net/worrell02
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