Les mineurs aux champs
Le soleil d’Ostrevent a fait pousser le blé
Dont les épis gonflés de grains pour le meunier
Seront vite séchés, aux chants des alouettes
Et rentreront bientôt dans de lourdes charrettes
Les enfants des corons, ramasseront au sol
Les beaux épis de blé quand finira l’école
Ils empliront leurs sacs et leur long tablier
En chantant au soleil des chansons oubliées
Cet hiver, on va pouvoir nourrir nos lapins
Et sans doute élever quelques poulets de grains
Disent les parents tout près du chemin de fer
Là, où ils cultivent un petit lopin de terre
Les vieilles polonaises aux jabots de leurs oies
Arrachent le duvet pour les jours de grand froid
Ma mère sans complexe adopta cet usage
Ce qui fit grand honneur à ces gens de passage
Quand on avait mangé le lapin du dimanche
On en vendait la peau clouée sur une planche
Au marchand qui la prenait pour un petit sou
Qu’on allait échanger contre un caramel mou
Dans la fosse commune de notre longue histoire
Exhumons ces parias, qu’on appelait gueules noires
Ne laissons pas sur eux tomber la lourde pierre
Sur le souvenir de ce que furent nos pères.
Dont les épis gonflés de grains pour le meunier
Seront vite séchés, aux chants des alouettes
Et rentreront bientôt dans de lourdes charrettes
Les enfants des corons, ramasseront au sol
Les beaux épis de blé quand finira l’école
Ils empliront leurs sacs et leur long tablier
En chantant au soleil des chansons oubliées
Cet hiver, on va pouvoir nourrir nos lapins
Et sans doute élever quelques poulets de grains
Disent les parents tout près du chemin de fer
Là, où ils cultivent un petit lopin de terre
Les vieilles polonaises aux jabots de leurs oies
Arrachent le duvet pour les jours de grand froid
Ma mère sans complexe adopta cet usage
Ce qui fit grand honneur à ces gens de passage
Quand on avait mangé le lapin du dimanche
On en vendait la peau clouée sur une planche
Au marchand qui la prenait pour un petit sou
Qu’on allait échanger contre un caramel mou
Dans la fosse commune de notre longue histoire
Exhumons ces parias, qu’on appelait gueules noires
Ne laissons pas sur eux tomber la lourde pierre
Sur le souvenir de ce que furent nos pères.
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