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Grimoire

CHALEUR

Le lundi 3 août 2015 à 12:58, posté par richard · 364 lectures

L'azur s'alanguissait dans l'or des triticales.
La terre, à l'infini, se tordait de douleur.
Là-bas, sur la colline au manteau d'herbes pâles,
Passait le souvenir de la dernière fleur.

Et les hommes, au pied de leurs charrues dombasles,
En vain d'un ciel inerte espéraient quelque pleur,
Assommés par le chant lancinant des cigales,
Où s'évanouissait l'effort du laboureur.

La pinède semblait s'offrir aux incendies.
Sous la cendre des sens, un feu nous taraudait,
S'engouffrait par la porte ouverte sur nos vies.

Et dans cette ombre ailée d'un désir qui rodait,
J'admirais au soleil brûlant ta beauté grecque.
Je pris alors ta bouche aux saveurs de pastèque.


Août 2015
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8 commentaires

Guy · le lundi 3 août 2015 à 14:08

Une belle description de la nature assommée par le poids de cette chaleur, Richard.
J'aime beaucoup l'image de "La pinède semblait s'offrir aux incendies".
Amitiés

domi/amimots · le lundi 3 août 2015 à 15:20

quelle belle écriture !
"Là-bas, sur la colline au manteau d'herbes pâles,
Passait le souvenir de la dernière fleur. "
très beau...

ditesmoi · le lundi 3 août 2015 à 16:00

Très beau texte effectivement mais je retiendrai entre autre la métaphore amusante pouvant s'imaginer du titre au dernier vers.
Amitiés;

Salus · le lundi 3 août 2015 à 17:58

Toujours le démon du sonnet !
(Qui te fait sculpter ce son net)
Qu' Heredia protège ta rime !
(Lui qui fit du sonnet son hymne)

violette · le mardi 4 août 2015 à 10:34

magnifique

louis · le mardi 4 août 2015 à 18:36

Merci amis poètes pour la visite.
Ordi en panne, j'ai emprunté celui de ma voisine pour ne pas prendre le contact.
Amitiés à toutes et à tous.

domidom · le mardi 4 août 2015 à 20:57

Un superbe clin d’œil sur la nature, ce sonnet est une petite merveille...
Amitiés, Domie...

Micheline 1940 · le jeudi 6 août 2015 à 18:05

Vos vers combien brûlants ont incendié nos coeurs ! Et joliment, ma foi !
Merci pour ce sonnet d'été, et toutes mes amitiés,
M.

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