L'ABSENT
Lentement, je me suis absenté de moi-même.
Mon âme s’est enfuie, mon esprit s’est éteint ;
Mon être, qu’abolit une glace sans tain,
Agite dans les nues sa forme étrange et blême.
J’ai goûté, dans mes plats, la fadeur du carême,
Sans sel, sans aromate et sans bouquet de thym ;
Mes nuits ont oublié la peau de la catin,
Ce vieux cuir constellé de plaques d’emphysème.
Puis-je vivre, puis-je espérer, puis-je renaître
D’un néant d’où s’échappe une fétide odeur,
Et venir me nourrir, me gaver, me repaître,
Toujours, de mes nausées et de mes haut-le-cœur ?
Pourtant, lorsque tes pas véhiculent tes ombres,
Je caresse l’Eden caché dans les décombres.
Septembre 2015
Mon âme s’est enfuie, mon esprit s’est éteint ;
Mon être, qu’abolit une glace sans tain,
Agite dans les nues sa forme étrange et blême.
J’ai goûté, dans mes plats, la fadeur du carême,
Sans sel, sans aromate et sans bouquet de thym ;
Mes nuits ont oublié la peau de la catin,
Ce vieux cuir constellé de plaques d’emphysème.
Puis-je vivre, puis-je espérer, puis-je renaître
D’un néant d’où s’échappe une fétide odeur,
Et venir me nourrir, me gaver, me repaître,
Toujours, de mes nausées et de mes haut-le-cœur ?
Pourtant, lorsque tes pas véhiculent tes ombres,
Je caresse l’Eden caché dans les décombres.
Septembre 2015
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3 commentaires
Salus · le mercredi 23 septembre 2015 à 15:24
Que nul ne le voit qui passe ;
Pourtant, lisant son journal,
J'y distingue un vers rapace !
violette · le jeudi 24 septembre 2015 à 17:00
le voilà notre drame essentiel
mais comment faire
rester seul au dedans
amitié
louis · le jeudi 24 septembre 2015 à 17:31
Ce poème est aussi une dérive par rapport à mon absence prolongée de "mespoemes.net".
Amitiés.
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