Le parfum du souci

Le parfum du souci
Ô toi grand Possesseur de la pensée magique,
Toi qui sais mieux que moi transcender l’océan
Pour enserrer la peine en ton filet géant
Et défaire les nœuds qui tournaient au tragique,
Dis-moi, comment fais-tu? Ton âme féerique
Qui voyage, sans fin, sur l’onde du néant
Sait comment, sans périr dans le gouffre béant,
Transformer le malheur et sa nuit chimérique!
Donne-moi ce pouvoir pour qu’enfin, à mon tour,
Je puisse enjoliver la vie et son contour
En déposant des fleurs sur le sentier de pierres
Où s’usent nos souliers. Pour qu’un jour le souci
Parfume les layons de nos cœurs, mais aussi
Qu’il sèche les sanglots ombrageant nos paupières.
(après avoir lu «Les Moines et moi» de Mary Paterson)
Ô toi grand Possesseur de la pensée magique,
Toi qui sais mieux que moi transcender l’océan
Pour enserrer la peine en ton filet géant
Et défaire les nœuds qui tournaient au tragique,
Dis-moi, comment fais-tu? Ton âme féerique
Qui voyage, sans fin, sur l’onde du néant
Sait comment, sans périr dans le gouffre béant,
Transformer le malheur et sa nuit chimérique!
Donne-moi ce pouvoir pour qu’enfin, à mon tour,
Je puisse enjoliver la vie et son contour
En déposant des fleurs sur le sentier de pierres
Où s’usent nos souliers. Pour qu’un jour le souci
Parfume les layons de nos cœurs, mais aussi
Qu’il sèche les sanglots ombrageant nos paupières.
(après avoir lu «Les Moines et moi» de Mary Paterson)
8 commentaires
Pierre · le samedi 19 septembre 2015 à 23:25
heur ! Ne te fais pas de souci, Lucille,
ton très Beau Poème m'a apporté plein de Bonheur !!! Amitiés, Pierre
Swan · le dimanche 20 septembre 2015 à 00:34
Très joli poème, merci pour cette lecture.
Swan
José · le dimanche 20 septembre 2015 à 12:06
L'amour est ce bouquet de fleurs.
domi · le dimanche 20 septembre 2015 à 13:50
on voudrait avoir le pouvoir de transformer les pierres en fleurs, de "défaire les noeuds qui tournent au tragique"... quelle belle incantation d'Amour...
bisous, merci Lucille
Michel (Signes de Vie) · le lundi 21 septembre 2015 à 08:15
Bonne chance, alors.
Amitié
imparfait · le lundi 21 septembre 2015 à 20:01
Un sonnet qui va du souci tragique de l'esprit à celui très parfumé de la délicate et fragile fleur qui porte le même nom. Il y a une grande pudeur dans le choix de chacun des mots qui dessinent si joliment les courbes de cette plante enchanteresse.
J'ai un souci rouge dans ma cour alors je ne vais plus le regarder de la même façon dès demain !!!!
Bises poétiques chère Lucille et c'est un grand plaisir de pouvoir te lire de nouveau.
Lucille · le lundi 21 septembre 2015 à 20:52
domidom · le lundi 21 septembre 2015 à 21:19
J'ai lu et relu avec beaucoup de bonheur, la délicatesse de tes vers a le parfum des fleurs...
Amitiés, Domie...
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