les fenêtres (poème titre)
Fenêtres
Ils ne regardent jamais par la fenêtre. Il est vrai qu’il n’y a rien à voir, sinon des milliers d’autres fenêtres derrières lesquelles, personne ne regarde les autres fenêtres. D’ailleurs, ils ont tous les mêmes fenêtres. Ils ont, aussi, la même putain de vie, la même parabole, la même tablette, les mêmes allocs, le même chômage, les mêmes crédits, les mêmes emmerdes, la même coupe de cheveux et les mêmes soirs aux lumières orangées des lampadaires qui empêchent de voir les étoiles les nuits d’été.
Les fenêtres, elles s’ouvrent sur la haine des bouffons, des keufs et des meufs qu’on tire à plusieurs parce que tout seul on n’a pas les couilles de le faire. C’est la bande qui rend fort, c’est le ya, la batte ou le flingue qui prolonge le sexe en impuissance d’amour.
Ils ne regardent jamais par la fenêtre. Il est vrai qu’il n’y a rien à voir, sinon peut-être la bagnole du voisin qui crame sur le parking de la misère. C’est le feu purificateur de la société du fric et de la consommation. Attention ! Bourgeois, attention ! Nantis du portfolio ! Un jour, ils ouvriront les fenêtres pour respirer l’air de la liberté et se n’est plus à la tire du voisin qu’ils foutront le feu mais à la République qui a trahi leurs espérances.
Ils ne regardent jamais par la fenêtre. Il est vrai qu’il n’y a rien à voir, sinon des milliers d’autres fenêtres derrières lesquelles, personne ne regarde les autres fenêtres. D’ailleurs, ils ont tous les mêmes fenêtres. Ils ont, aussi, la même putain de vie, la même parabole, la même tablette, les mêmes allocs, le même chômage, les mêmes crédits, les mêmes emmerdes, la même coupe de cheveux et les mêmes soirs aux lumières orangées des lampadaires qui empêchent de voir les étoiles les nuits d’été.
Les fenêtres, elles s’ouvrent sur la haine des bouffons, des keufs et des meufs qu’on tire à plusieurs parce que tout seul on n’a pas les couilles de le faire. C’est la bande qui rend fort, c’est le ya, la batte ou le flingue qui prolonge le sexe en impuissance d’amour.
Ils ne regardent jamais par la fenêtre. Il est vrai qu’il n’y a rien à voir, sinon peut-être la bagnole du voisin qui crame sur le parking de la misère. C’est le feu purificateur de la société du fric et de la consommation. Attention ! Bourgeois, attention ! Nantis du portfolio ! Un jour, ils ouvriront les fenêtres pour respirer l’air de la liberté et se n’est plus à la tire du voisin qu’ils foutront le feu mais à la République qui a trahi leurs espérances.
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2 commentaires
domidom · le vendredi 25 janvier 2013 à 15:13
Bien écrit....
Amitiés....Domie....
bluegirl · le samedi 26 janvier 2013 à 00:25
quand j'entre dans une pièce, la première chose que je fais est d'aller regarder par la fenètre.
ce qu'on y voit n'est pas du tout forcément interressant, mais j'y vois le jour, et une ouverture sur le monde extérieur.
j'aimerais aussi bien voir des étoiles.
poétiquement.
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