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VISION POETIQUE...

L'OUBLI IMPENSABLE...

Le lundi 14 juillet 2008 à 12:37, posté par Manawydann · 210 lectures

Illustration du poème « L'OUBLI IMPENSABLE... »
L’OUBLI IMPENSABLE.





Souvent dans une relation on demande à l’autre d’être tolérant,
De comprendre les vagues à l’âme qui dévorent,
Mais lorsque l’on comment soi même une bévue l’autre en est intolérant
Et l’amitié que l’on, croyait profonde se détruit dans un désaccord.


Désaccord né d’un manque d’une totale incompréhension,
On évolue et on en devient quelque peu différent,
On se rend compte alors que l’on ne regardait pas dans la même direction,
Avec la guérison on en devient un rien trop exigeant.


On en oublie les sombres et longs jours de déroutes
Où l’on avait en soi l’unique envie de fuir
Et l’autre était pourtant là à aider à surmonter les doutes
Qui assombrissaient quotidiennement le devenir.


Jamais je ne me permettais de juger son foutu mal être
Et jamais je ne critiquais ces longs silences,
Elle dont l’unique désir était de simplement disparaître,
Je lui ai toujours insufflé une énorme espérance.


Mais quand s’éloigne le tourment de l’orage,
La sphère dans laquelle on évoluait change,
L’esprit enfin reposé et serein en devient sage
Et on oublie peu à peu la main tendue de l’ange.


Là est la réalité rencontrée dans cette foutue vie,
Rien ne résiste aux aléas de notre existence,
Tout fini par basculer un jour dans un triste oubli,
A quoi bon évoluer avec une quelconque croyance.


Car le profond de l’humain est ainsi fait,
Il pardonne que trop rarement les quelques erreurs,
Il s’empresse de vouloir au plus vite oublier,
Car à la déception irrémédiablement il accorde de la rancœur.


Je le reconnais, c’est avant tout de ma faute,
Mes propos ont tous brisés inconsciemment,
Le pire est le pardon que l’on ne daigne pas apporter à d’autre,
Tandis que moi avec ma sincérité je suis voué à l’isolement.


Le fatidique et redoutable oubli est apparu,
On ne m’accordé qu’un pathétique adieu,
Sans elle aujourd’hui je me retrouve totalement nu,
Sur mon être s’est posé un temps gris et pluvieux.


Le soleil ne me réchauffera plus de ces doux rayons,
Je dépéris à l’ombre d’un vaste mur de silence,
Je suis dans l’amitié voué à un éternel abandon,
J’ai perdu à jamais mon amie, ma muse et mon espérance.


A une perte cruelle…






© Michel CIPOLAT…2008.
Note : 2/10 (1 vote) · connectez-vous pour noter

1 commentaire

Alliance "petite salade" · le lundi 14 juillet 2008 à 13:18

Le Pardon n'est pas toujours facile, il y a toujous un perdant.. Amitié. Nath.

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