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đŸŽđŸ‘€đŸ€ł15 - Mon ami Jacques

Le mardi 29 septembre 2020 à 17:36, posté par FRANCOIS · 42 lectures

Illustration du poĂšme « đŸŽđŸ‘€đŸ€ł15 - Mon ami Jacques »
Je me dois de narrer les circonstances, ayant suscité la venue au monde

de ce minuscule poÚme, élaboré suite à des malheureux incidents, qui

ont entĂ©nĂ©brĂ©s les destinĂ©es journaliĂšres d’une multitude de familles

intensément soudées à leurs racines lorraines, et propulsés des hommes

et des femmes dans une monumentale détresse sociale et morale.




Il est nécessaire de remémorer les premiers déferlements véhéments

du cataclysme ayant furieusement attaquĂ© les structures d’un complexe

sidérurgique, considéré par un omnipotent maharadjah comme trÚs peu

concurrentiel et juteux, vu son éloignement des périmÚtres cÎtiers.



Puis, point culminant de l’infortune, un second tsunami, d’une intense

amplitude est venu pour percuter le vaisseau vacillant, provoquant de

ce fait l’immobilisation irrĂ©vocable du dernier bastion de fonte et de

fusion, par manque d’investissements primordiaux.



Essayer de consolider une maison avec des moyens de fortune, de faire

avancer un mulet de bĂąt ou de trait en le privant de nourriture, et par

conséquence de fortifier vos outils de travail avec des maquillages de

hasard et des replĂątrages rachitiques.



Évidemment, les deux dispositifs Ă  citerne n’ont pu exĂ©cuter de façon

efficace la compression, la liquéfaction réductrice des roches ferreuses

et leur alliage avec les combustibles dérivant de la distillation de matiÚres

calorifiques provenant d’essences minĂ©rales fossilifĂšres ayant supportĂ©

des modifications considérables au cours des Úres géologiques.



La reprise subversive des systĂšmes de fonctionnement de l’équilibre

entre l’offre et la demande ont Ă©tĂ© une fatalitĂ© pour les hauts-fourneaux,

dont les rĂ©percussions d’ordre thermique, suite Ă  une inactivitĂ© initiale

beaucoup trop importante, ont griÚvement atrophié les installations.



Sans rechigner Ă  l’ouvrage, les laborieux, souvent taxĂ©s d’incompĂ©tents

et houspillĂ©s par leurs hiĂ©rarchies ont acceptĂ© d’ñpres nuits Ă  dissoudre

les blocs de glace emprisonnant les outils de production, un indubitable

naufrage consĂ©cutif Ă  une stratĂ©gie avaricieuse d’une oligarchie reine.



Desservi par des dĂ©penses insoutenables d’affairement, causĂ©es par

des dysfonctionnements majeurs et des complications répétitives liées

une désagrégation boulimique, une corrosion mortelle des ossatures.



L’horizon mosellan s’est mĂ©tamorphosĂ© en pĂŽle d’adaptation asservi

aux occurrences inconstantes des marchés, pour ainsi dire elle est

devenue en quelque sorte, au fils du temps, une catégorie subalterne,

une roue ridicule de secours, une poulie de sauvetage, accentuĂ©e d’une

foule d’inemplois lacuneux, sans concertations des organisations lĂ©gales

et des instances légitimes, avec la bénédiction tacite du gouvernement.



C’est au cours de ces pĂ©riodes d’incertitude, que je me suis vu transplantĂ©

telle une denrĂ©e altĂ©rable vers d’autres sites pour des missions prĂ©caires,

et que j’ai l’insigne privilĂšge de rencontrer une personnalitĂ© de moralitĂ©

biensĂ©ante, qui m’inculqua d’inestimables Ă©claircissements, qui furent

fructueux lors de ma période de formation, aussi lui rendre un sincÚre

hommage était une gratitude inéluctable.




Il n’est point le croquis | d’un prĂ©cepteur livresque,

L’incoloreËœ esquisse | d’un vaniteux burlesque,

Mais, un intercesseur | au cƓur chevaleresque,

Dont la moralitĂ© | s’écrit en arabesque.



C’est un esprit verveux, | un levain de richesse,

Un sérieux bretteur | soignant avec adresse,

Le verbe˜ et le sujet, | sans affront, ni bassesse,

C’est un cƓur cristallin, | puits de dĂ©licatesse.



Dans son jardin secret, | sans piquant, ni ortie,

Ne peut germer le grain | de l’hirsuteËœ ineptie,

Car sa grandeur s’emplit | d’un flux de modestie,

Plus royal que splendeur | et aristocratie.



PĂ©dagogueËœ indulgent, | au vaste rĂ©pertoire,

Distillant son savoir, | sans rechercher la gloire,

Il restera gravé | tel un fait méritoire,

Captant la mémoire, | de tout un auditoire.



Le jour de son départ, | au soir de sa retraite,

Son soleil fascina | l’assemblĂ©e stupĂ©faite.

Puis, sans ressentiment, | de façon satisfaite,

Il s’éclipsa, serein, | dans la ferveur parfaite.



Oui, je peux lui dire | d’un ton catĂ©gorique,

Que je n’effacerais | pas son cachet aulique,

Son jugement courtois, | son humour euphorique,

Son style clairvoyant, | son esprit authentique.
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