LE CULTE DU VIDE
Je suis le temple vide, où tout culte a cessé,
Sur l'inutile autel déserté par l'idole,
Je suis le feu qui danse dans l'âtre délaissé,
Le brasier presque éteint, une torche un peu folle.
Près d'un million d’années, sont passées ô mon ange,
J'ère de lieu en lieu, de mer en océan,
Aujourd'hui je le dis, mon âme est dans la fange,
A la fin de ma vie je reste sur séant.
Au pays merveilleux, un jour te rejoindrais,
Tout la-bas, tout la-bas, très loin dans le grand froid,
De vanille et de lys, mon corps blanc je oindrais,
Au temple de l'Amour, je crierais mon émoi.
Depuis ce jour tu sais ton absence m'accuse,
Toute ma peine est là derrière le miroir,
S'il fallait le faire je ferais mes excuses,
Seul à Dieu tout puissant, même assise au trottoir
Et quant se lèvera, la lune dans ma nuit,
Je me parfumerais à la fleur de violette,
Oh ! je t'en supplie, encore tu t'enfuie ?
Tu ne t'abreuve plus de mes mots de fillette ?
Trop tard, j'ai bien compris, détruite l'amitié !
Six ans au lieu de sept, ont suffit pour m'éprendre,
D'un chevalier fervent, et là ma vanité !
S'en est allée au loin sans vouloir tout m'apprendre.
A DIEU MON BEL AMI !
9 janvier 2016.
Sur l'inutile autel déserté par l'idole,
Je suis le feu qui danse dans l'âtre délaissé,
Le brasier presque éteint, une torche un peu folle.
Près d'un million d’années, sont passées ô mon ange,
J'ère de lieu en lieu, de mer en océan,
Aujourd'hui je le dis, mon âme est dans la fange,
A la fin de ma vie je reste sur séant.
Au pays merveilleux, un jour te rejoindrais,
Tout la-bas, tout la-bas, très loin dans le grand froid,
De vanille et de lys, mon corps blanc je oindrais,
Au temple de l'Amour, je crierais mon émoi.
Depuis ce jour tu sais ton absence m'accuse,
Toute ma peine est là derrière le miroir,
S'il fallait le faire je ferais mes excuses,
Seul à Dieu tout puissant, même assise au trottoir
Et quant se lèvera, la lune dans ma nuit,
Je me parfumerais à la fleur de violette,
Oh ! je t'en supplie, encore tu t'enfuie ?
Tu ne t'abreuve plus de mes mots de fillette ?
Trop tard, j'ai bien compris, détruite l'amitié !
Six ans au lieu de sept, ont suffit pour m'éprendre,
D'un chevalier fervent, et là ma vanité !
S'en est allée au loin sans vouloir tout m'apprendre.
A DIEU MON BEL AMI !
9 janvier 2016.
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4 commentaires
domidom · le vendredi 11 mars 2016 à 15:35
(12em vers, problème à la césure)
(15em vers-11pieds)...
Belle lecture...
Domie.
Opheliedesange · le vendredi 11 mars 2016 à 18:58
je prends note de votre remarque.
merci je ferais prochainement attention dans la mesure ou le sens du texte ne soit pas incorrect !
Lola administration · le vendredi 11 mars 2016 à 20:03
La torche
Je vous aime, mon corps, qui fûtes son désir,
Son champ de jouissance et son jardin d'extase
Où se retrouve encor le goût de son plaisir
Comme un rare parfum dans un précieux vase.
Je vous aime, mes yeux, qui restiez éblouis
Dans l'émerveillement qu'il traînait à sa suite
Et qui gardez au fond de vous, comme en deux puits,
Le reflet persistant de sa beauté détruite. [...]
Je vous aime, mon coeur, qui scandiez à grands coups
Le rythme exaspéré des amoureuses fièvres,
Et mes pieds nus noués aux siens et mes genoux
Rivés à ses genoux et ma peau sous ses lèvres...
Je vous aime ma chair, qui faisiez à sa chair
Un tabernacle ardent de volupté parfaite
Et qui preniez de lui le meilleur, le plus cher,
Toujours rassasiée et jamais satisfaite.
Et je t'aime, ô mon âme avide, toi qui pars
- Nouvelle Isis - tentant la recherche éperdue
Des atomes dissous, des effluves épars
De son être où toi-même as soif d'être perdue.
Je suis le temple vide où tout culte a cessé
Sur l'inutile autel déserté par l'idole ;
Je suis le feu qui danse à l'âtre délaissé,
Le brasier qui n'échauffe rien, la torche folle...
Et ce besoin d'aimer qui n'a plus son emploi
Dans la mort, à présent retombe sur moi-même.
Et puisque, ô mon amour, vous êtes tout en moi
Résorbé, c'est bien vous que j'aime si je m'aime.
Voici le poème entier de la personne dont tu as utilisé un quatrain entier, prenant place d'introduction dans ton poème.
Je rappelle que c'est illégal de ne pas citer de qui sont les vers qu'on utilise.
Lola.
Opheliedesange · le samedi 12 mars 2016 à 15:52
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