LE ROUGE & LE BLANC (poème libre)

Blanc…
Blanc sur carcasses de l’hiver finissant.
Eblouissement !
Introuvable chemin entre les mots et l’espaces givré
Incontournable retour de l’immensité……du blanc.
Manteau neigeux. Léger.
Infatigable émerveillement retrouvé, comme celui de l’enfant
Puis jeux………Jeu du blanc, encore poudreux.
Mais bientôt, jeu du rouge.
Rouge…Rouge sur tapis d’herbe et de blé jeune du Printemps renaissant.
Eclatement !
Rouge, impassible couleur, interminable déclinaison de la fleur pourtant si fragile.
Et je m’y jette, comme je me suis jeté, vautré dans le blanc.
Oui, encore dans ce blanc, pour un jour encore, celui qui parle, celui qui dit, celui qui rit,
Quand viendra le rouge ?
Longueur de temps… Abasourdi par un revers, un revers invisible
Un revers encore blanc celui qui écrit pour demain….le Rouge
Puis l’introuvable chemine entre les portes ouvertes de la Nature chérie.
Il arrive. Ce n’est pas encore l’heure.
L’introuvable rouge contourne les détours
Sur l’introuvable champ de blé.
Il s’émeut, prend un raccourci mais butte encore et encore.
Rouge… nous y sommes ! La fleur et moi, entrelacés d’une écharpe rouge
Où les mots disent la magie et guettent nos larmes extasiées
Blanc, ce matin encore. Le froid n’atteint pas les extrêmes, il est écorché, mais un mot est là.
A fleur de peau, comme une caresse sur l’épaule.
La morsure du froid se ravive et demain sera brûlure de nos étés.
Blanc, rouge. Jeux de mots introuvables…
Les mots s’animent, ils déferlent, montent plus haut que la tempête sur les montagnes de la raison.
Les mots s’entourent de maladresses, mais écument en douceur,
Pour que le blanc de neige, le blanc de Soie deviennent écharpe douce.
Il s’engouffre encore avec fracas vers les alentours du village sans couleurs et sans mots
Vide, vide en attendant l’inconcevable éclat des nouveaux Printemps, des fleurs à naître.
Blanc… toujours blanc, léger cette fois. et puis carcasse, il tremble…..un peu !
Amertume au bord des lèvres d’un hiver finissant, plénitude aux alentours des jours à renaître.
L’espace joue, rejoue son blues.
Sans bleu… mais ses notes….une seule note, celle qui résonne, celle qui raconte, celle qui compte;
Celle qui conte ! Celle qui comble !
Le plus, le moins, le blanc, le rouge s’attardent et attendent comme ce moment que l’on attend.
Ce moment de blanc et de rouge, à la croisée des chemins et des étoiles
Paisible ouverture du temps,
Comme un regard furtif quand tout se dérobe.
Comme un regard furtif à la recherche du vide.
Comme un regard furtif à la croisée des chemins.
Comme un regard qui découvre les sons.
Comme un regard qui allume les bougies.
Comme un regard qui alourdit le Temps.
Un simple regard.
Un regard simple.
Celui qui surprend à l’encoignure d’une porte
Celui qui métamorphose les pastels du Printemps.
Celui qui déroule les fumées de la nuit.
Un regard blanc et de soie, pour préparer le rouge.
Une écharpe du soir ,
Celle qui au détour de mon Jardin de Lune
S’échappe de l’écume ;
Celle qui contourne les obstacles;
Celle qui se faufile vers la lumière et vers le feu timide.
Rouge, blanc !
Introuvable chemin entre les mots et les espaces.
Incontournable retour de l’immensité de la Lumière…
Infatigables empoignades telle une étoile……….tel un enfant
Puis jeux encore….Jeux de lumières, je du moi si blanc.
Il s’enlace……le goût…du Blanc….sur les pupilles…sur les papilles…
Blanc… couleur en lumière, interminable déclinaison.
Dans le Blanc, celui qui parle, celui qui dit, celui qui rit, celui qui donne…
Longueur au temps…. Abasourdi par un revers, le revers de Phébus
Un revers éblouissant celui qui écrit et attend le rouge.
………………………………………………………………….
Ainsi, rêvais-je les amours insolentes entre la neige et le coquelicot.
(illustration : photo Philip (champ de coquelicot, Baie de Somme, Eté 2015)
Blanc sur carcasses de l’hiver finissant.
Eblouissement !
Introuvable chemin entre les mots et l’espaces givré
Incontournable retour de l’immensité……du blanc.
Manteau neigeux. Léger.
Infatigable émerveillement retrouvé, comme celui de l’enfant
Puis jeux………Jeu du blanc, encore poudreux.
Mais bientôt, jeu du rouge.
Rouge…Rouge sur tapis d’herbe et de blé jeune du Printemps renaissant.
Eclatement !
Rouge, impassible couleur, interminable déclinaison de la fleur pourtant si fragile.
Et je m’y jette, comme je me suis jeté, vautré dans le blanc.
Oui, encore dans ce blanc, pour un jour encore, celui qui parle, celui qui dit, celui qui rit,
Quand viendra le rouge ?
Longueur de temps… Abasourdi par un revers, un revers invisible
Un revers encore blanc celui qui écrit pour demain….le Rouge
Puis l’introuvable chemine entre les portes ouvertes de la Nature chérie.
Il arrive. Ce n’est pas encore l’heure.
L’introuvable rouge contourne les détours
Sur l’introuvable champ de blé.
Il s’émeut, prend un raccourci mais butte encore et encore.
Rouge… nous y sommes ! La fleur et moi, entrelacés d’une écharpe rouge
Où les mots disent la magie et guettent nos larmes extasiées
Blanc, ce matin encore. Le froid n’atteint pas les extrêmes, il est écorché, mais un mot est là.
A fleur de peau, comme une caresse sur l’épaule.
La morsure du froid se ravive et demain sera brûlure de nos étés.
Blanc, rouge. Jeux de mots introuvables…
Les mots s’animent, ils déferlent, montent plus haut que la tempête sur les montagnes de la raison.
Les mots s’entourent de maladresses, mais écument en douceur,
Pour que le blanc de neige, le blanc de Soie deviennent écharpe douce.
Il s’engouffre encore avec fracas vers les alentours du village sans couleurs et sans mots
Vide, vide en attendant l’inconcevable éclat des nouveaux Printemps, des fleurs à naître.
Blanc… toujours blanc, léger cette fois. et puis carcasse, il tremble…..un peu !
Amertume au bord des lèvres d’un hiver finissant, plénitude aux alentours des jours à renaître.
L’espace joue, rejoue son blues.
Sans bleu… mais ses notes….une seule note, celle qui résonne, celle qui raconte, celle qui compte;
Celle qui conte ! Celle qui comble !
Le plus, le moins, le blanc, le rouge s’attardent et attendent comme ce moment que l’on attend.
Ce moment de blanc et de rouge, à la croisée des chemins et des étoiles
Paisible ouverture du temps,
Comme un regard furtif quand tout se dérobe.
Comme un regard furtif à la recherche du vide.
Comme un regard furtif à la croisée des chemins.
Comme un regard qui découvre les sons.
Comme un regard qui allume les bougies.
Comme un regard qui alourdit le Temps.
Un simple regard.
Un regard simple.
Celui qui surprend à l’encoignure d’une porte
Celui qui métamorphose les pastels du Printemps.
Celui qui déroule les fumées de la nuit.
Un regard blanc et de soie, pour préparer le rouge.
Une écharpe du soir ,
Celle qui au détour de mon Jardin de Lune
S’échappe de l’écume ;
Celle qui contourne les obstacles;
Celle qui se faufile vers la lumière et vers le feu timide.
Rouge, blanc !
Introuvable chemin entre les mots et les espaces.
Incontournable retour de l’immensité de la Lumière…
Infatigables empoignades telle une étoile……….tel un enfant
Puis jeux encore….Jeux de lumières, je du moi si blanc.
Il s’enlace……le goût…du Blanc….sur les pupilles…sur les papilles…
Blanc… couleur en lumière, interminable déclinaison.
Dans le Blanc, celui qui parle, celui qui dit, celui qui rit, celui qui donne…
Longueur au temps…. Abasourdi par un revers, le revers de Phébus
Un revers éblouissant celui qui écrit et attend le rouge.
………………………………………………………………….
Ainsi, rêvais-je les amours insolentes entre la neige et le coquelicot.
(illustration : photo Philip (champ de coquelicot, Baie de Somme, Eté 2015)
12 commentaires
rivaudais · le lundi 29 février 2016 à 15:41
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 29 février 2016 à 18:28
En effet, je prends la mesure du développement de mon verbe, parfois excessif. C'est parce que chaque sensation, chaque réflexion me fait ressentir mille choses, que je veux....faire partager ! Alors il faut des mots pour le dire. Et pour celz, pour moi, il me faut un champ lexical et sémantique approprié. Et puis, dame, c'est en effet mon âme qui vibre.
Ceux qui me trouveront trop long, ma fois, auront le recours de ne pas me lire, ce n'est pas si grave. Alors, René, merci d'avoir pris le temps. Avec toute mes amitiés. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
mespoemes.net/bluegirl · le lundi 29 février 2016 à 18:32
"Il arrive. Ce n’est pas encore l’heure.
L’introuvable rouge contourne les détours
Sur l’introuvable champ de blé."
"Les mots s’entourent de maladresses, mais écument en douceur."
"une seule note, celle qui résonne, celle qui raconte, celle qui compte;
Celle qui conte ! Celle qui comble !
Ca donne envie de faire du libre !
Poétiquement, Lola.
pointbleu-Âme · le lundi 29 février 2016 à 20:11
Tout menu, tout blanc, tout rond,
Qui aime beaucoup s'amuser dans le vent... et sur le bout de ton nez !
Ce n'est pas de moi.
J'aime ton poème de jeux mots de lune... rouge et blanc.
Amitié et bonne nuit Âme
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mardi 1 mars 2016 à 17:57
Ah, bein merci d'avoir apprécié (et même lu à voix haute :o) ) ce poème. Tu vois ce sont ces petites inspirations que je qualifie de "magiques" où l'on prend la plume et ça donne quelque chose de sympa. Et pourtant, j'avias écrit hier à Loïc que mon texte libre ne pouvait être qu'une petite "bluette" un peu naïve et sans grand intérêt. Je sais combien tu aimes la nature (pas trop du genre à gambader dans la neige - le blanc ! - quand il fait froid, cependant).
Les arabesques ? Je ne les avais pas vues en écrivant. Mais bon, elle doivent être là. Ca sont mes mots colorés qui virevoltent dans l'air alors ? Lol !
Ca te donne envie de faire du libre, totalement libre ? Pourquoi pas, tu en es capable. Mais, quand on a pris l'habitude de versifier, chercher des rimes....ben revenir à du libre en fait, ce n'est pas si facile que ça. Essaie !
Du coup j'aime bien mes poèmes quand ils ne sont pas sombres (sauf que, mon prochain va clore ma petite saga sur la misère des villes et il ne sera pas très gai. Mais c'est le dernier chapitre !). Bonne journée à toi Lola. Merci d'être passée et....bonne inspiration poétique. Bises. Philip
Pour ÂME :
Ah, toi aussi tu as senti, sans doute, la légèreté et le côté joyeux de mon petit écrit libre. Merci pour la citation accompagnant ton com'.
Oui, j'ai mis quelques petits jeux de mots, ou plutôt des assonances dans mon poème.
Je n'expliquerai pas le choix de "Rouge et blanc", mais j'ai aimé que l'on ait à l'esprit le fameux "Rouge et Noir" de Balzac, qui traite d'un tout autre sujet. Bonne journée à toi Âme. Amitiés. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
pointbleu-Âme · le mardi 1 mars 2016 à 17:58
Oui, je l'ai eu aussi à l'idée, le Rouge et Noir de Balzac.
En rouge et noir, j'afficherais mon coeur, j'irais plus haut que c'est montagne de couleurs... Chanson.
Bon après-midi Philip Amitié Âme.
domidom · le mardi 1 mars 2016 à 18:23
Bises, Domie...
Philip (JARDIN DE LUNE) · le mercredi 2 mars 2016 à 11:12
Ppur ÂME : merci pour toN complément de com'. Amitiés. Philip.
guillaume · le mercredi 2 mars 2016 à 15:11
PHILIP (JARDIN DE LUNE) · le jeudi 3 mars 2016 à 11:28
Excuse ma réponse tardive, Guillaume, j'ai pris un peu de retard, comme d'hab'.
Oui, ton ressenti est bon, et on voit que bien sûr, comme beaucoup de gens, tu préfères les saisons chaudes et colorés, car elles symbolisent la vie. Mais pour moi, l'hiver (pas dans les grandes villes) au coeur de la nature, c'est la paix, la sérénité, la solitude...
Mais....dans le froid, certes, je le concède ! Je rebondis sur la fin de ton commentaire : fascination pour la Nature ? Oui, mais il y a une dichotomie en moi. Je suis né et vis à Paris et pour moi la grande Ville (celles avec qui j'ai un rapport émotionnel, comme Paris, c'est une vision de la vie plus "intellectuelle" dirais-je (c'est pour ça que j'ai mis le mot entre parenthèses). J'y vois l'Art, la vie, etc...
La Nature, sa fascination est différente : vraiment Sacrée. C'est pour ça que je me précipite à son contact dès que je peux (mer et campagne, montagne parfois). Là est la vraie vie. Où vais apprendre le plus de choses : à son contact....ou en entrant dans une librairie près de la Sorbonne ? :)
Merci d'avoir aimé ce poème, Guillaume. A bientôt. Philip
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
Loïc · le dimanche 3 avril 2016 à 18:37
Mes amtiés Philip ! J'essaie de rattraper mon retard en coms, mais ça va prendre du temps !
http://www.mespoemes.net/cellox
Philip (JARDIN DE LUNE) · le lundi 4 avril 2016 à 05:32
(pour le retard, t'inquiète. Perd pas de temps, tes coms sur les deux posts que tu as fait sont suffisant !) Amitiés. Philip.
Connectez-vous pour laisser un commentaire, ou créez votre site, c'est gratuit.