CREPUSCULE (The Gloaming)

- Rêverie irlandaise -
Prologue :
Dans le crépuscule, oh mon amour,
Ne sois pas amère.
Car je suis mort en silence.
Je t’ai laissé seule et je te libère.
--------------
Dans l’épaisseur du soir, ton ciel est pâle et fou,
Et tes rousseurs mendient ma dernière folie
Ou mon premier regard, quand l’horizon est flou
Et que l’ardeur choisit de farder l’embolie.
Quand les fils de Galway descendent la colline
Pour nourrir la cascade où l’implorant désir
De fouler l’océan ravit à l’églantine
L’invisible parfum des jours en devenir,
Le crépuscule avance et mon rêve se fige
Sur les cendres du ciel, comme un masque orgueilleux
Qui chercherait encor à braver le vertige
Qui rythme ma raison de son chant sourcilleux.
Ma complainte irlandaise emportée par la nuit,
S’enfuit vers les grands lacs, ravinée par la brume.
Et quand tout se bouscule ou que le vent détruit
Mon tout dernier soupir, il me reste l’écume.
----------------
Epilogue :
In the gloaming, oh, my darling,
Think not bitterly of me.
Tho’ I passed away in silence,
Left you lonely, set you free
For my heart was crushed with longing,
(Dans le crépuscule, oh mon amour,
Ne sois pas amère,
Car je suis mort en silence;
Je t’ai laissé seule et je te libère,
Depuis que mon cœur s’est broyé
Avec nostalgie)
Illustration musicale : The Gloaming (Barbara Dunne)
https://www.youtube.com/watch?v=_JS4Y1ZGO7Q
Illustration : photo Philip (Tombée du jour près de Dublin)
Nb : le prologue et l'épilogue sont traduits d'un poème irlandais "Crépuscule" de Meta Orred
Prologue :
Dans le crépuscule, oh mon amour,
Ne sois pas amère.
Car je suis mort en silence.
Je t’ai laissé seule et je te libère.
--------------
Dans l’épaisseur du soir, ton ciel est pâle et fou,
Et tes rousseurs mendient ma dernière folie
Ou mon premier regard, quand l’horizon est flou
Et que l’ardeur choisit de farder l’embolie.
Quand les fils de Galway descendent la colline
Pour nourrir la cascade où l’implorant désir
De fouler l’océan ravit à l’églantine
L’invisible parfum des jours en devenir,
Le crépuscule avance et mon rêve se fige
Sur les cendres du ciel, comme un masque orgueilleux
Qui chercherait encor à braver le vertige
Qui rythme ma raison de son chant sourcilleux.
Ma complainte irlandaise emportée par la nuit,
S’enfuit vers les grands lacs, ravinée par la brume.
Et quand tout se bouscule ou que le vent détruit
Mon tout dernier soupir, il me reste l’écume.
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Epilogue :
In the gloaming, oh, my darling,
Think not bitterly of me.
Tho’ I passed away in silence,
Left you lonely, set you free
For my heart was crushed with longing,
(Dans le crépuscule, oh mon amour,
Ne sois pas amère,
Car je suis mort en silence;
Je t’ai laissé seule et je te libère,
Depuis que mon cœur s’est broyé
Avec nostalgie)
Illustration musicale : The Gloaming (Barbara Dunne)
https://www.youtube.com/watch?v=_JS4Y1ZGO7Q
Illustration : photo Philip (Tombée du jour près de Dublin)
Nb : le prologue et l'épilogue sont traduits d'un poème irlandais "Crépuscule" de Meta Orred
10 commentaires
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 11 mars 2017 à 15:06
rivaudais · le samedi 11 mars 2017 à 15:11
amma · le samedi 11 mars 2017 à 15:38
j'adore cette atmosphère
mon premier poème commenté ici
musique et paysage
rien ne manque
amitiés
Philip (Jardin de Lune) · le samedi 11 mars 2017 à 17:34
Merci d'être passé me lire, Amma, à peine arrivée sur mespoemes.net !
Un poème est comme un tableau. Pour en peindre le paysage il faut : du coeur, une vision intérieure, presque spirituelle dirais-je, pour qu'une certaine résonance se fasse entre l'idée et le coeur. Alors, même si le poème est issu de notre imaginaire, il sera chargé de ns propres émotions.
C'est l'occasion de citer, comme je le fais régulièrement, cette variante d'une réflexion qu'André Bazin faisait du cinéma et que moi j'adapte à l'Art en général et à la poésie en particulier :
la poésie substitue à notre regard, l'image d'un monde qui s'accorde à nos désirs. Alors nous dirons qu'aujourd'hui, dans cet imaginaire Irlandais qu'ets mon poème, "Crépuscule" était l'histoire de ce monde. Jusqu'à la prochaine histoire.
Merci d'avoir aimé, Amma. Bien à toi. Amitiés. Philip.
Pour RENE (Rivaudais) :
Merci pour ton compliment René. Tu sais que j'apporte un soin tout particulier à compléter l'ambiance (et par chance, parfois la magie) de mes poèmes par des musiques et même, toutes les fois où je le peux, par des photos que j'ai eu la chance de prendre.
Cela contribue à l'harmonie, ou tout simplement à l'harmonie de l'ensemble.
C'est pour cela que je me suis permis d'inviter le lecteur à écouter le lien musical que j'avais choisi.
En l'écoutant, tout en lisant le poème, cela fait chanter les vers. Je voulais en effet qu'il y ait un peu de magie.
Alors pour toi le breton, tes celtes racines en ont reconnu le chant. Avec toutes mes amitiés fidèles, René. Bien à toi. Philip.
(www.mespoemes.net/philipchevalier)
guillaume · le samedi 11 mars 2017 à 20:41
Philip (Jardin de Lune) · le dimanche 12 mars 2017 à 18:45
Merci Guillaume. Si tu as pu te transporter un instant en pensée en Irlande, grâce à mes quelques vers, j'en suis bien heureux.
C'est un peu ça. Mais pas sûr pour les cornemuses !!!! C'est plutôt en Ecosse.
Amitiés, Guillaume. Philip
euphonie · le dimanche 12 mars 2017 à 22:21
Quelle passion pour Irlande
Tu l'as décrit comme un amoureux
Très joli
Bise
Om
Marie
domidom · le dimanche 12 mars 2017 à 23:00
Bisous, Domie
Philip (Jardin de Lune) · le lundi 13 mars 2017 à 08:22
Mais tu sais bien, Marie, que tous les endroits où je vais, j'en ai la passion, j'en suis amoureux ! Même du Nord, de ses dunes, de son plat pays, de ses terrils.
Tout ce que regarde les yeux avec la passion de la vie, peut se traduire, en passant par le coeur, avec des mots, et donc des poèmes. Bisous et belle semaine. Philip
Pour DOMIE :
Comme je le dis plus haut Marie, chère Domie, j'ai le bonheur de trouver merveilleux ce que voient mes yeux, sous quelque latitude que ce soit, quand le beauté est devant moi. Et c'est ce sens de la beauté qui à mon sens me donne une certaine facilité dans l'inspiration. Et parfois, le miracle se produit : les mots viennent tout seul et l'ensemble du poème porte de l'émotion.
Bisous et belle semaine. Philip.
Miles · le mercredi 17 mai 2017 à 15:24
J'ai eu la chance de voir l'Irlande du nord et de faire un tour à Dublin, J'espère un jour découvrir l'autre partie bien que j'en ai eu un avant goût ici !
J'irais voir les deux autres encore, pas d'inquiétude !
Miles
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