Oser, rêvez, pleurer

Dites-moi,
Que sont, malgré tout, ces mots qui osent rêver,
Porter aux cimes de nos espoirs nos pleurs sans fin,
A revivre aux aurores, pour de longues sarabandes,
Des chants muets, des regards sourds tournés vers le ciel.
Dites-moi,
Qui sont ces rêves qui font pleurer,
Aux mélancoliques crépuscules,
A l’heure où les cœurs sanglotent
Des serments que l’on a effacés.
Dites-moi,
Seront-ils encore là ces rêves pour demain,
Qui nous disent que le vent souffle encore,
Que les astres veillent pour nos Eternités,
Et protègent nos souvenirs.
Dites-moi,
Reviendrez-vous un jour, Espoir,
Me porter jusqu’aux nues, jusqu’en
Ces Paradis aux vagues apaisantes,
Me gardant en vos bras.
Dites-moi ;
Reviendrais-je pleurer ces mots qui vont faner,
De ne pouvoir sourire ou de ne pouvoir dire,
Que le Printemps viendra, que les fleurs vont éclore.
Donnez-moi,
Le chemin des collines, là près des arc-en-ciels,
Où j’entendrai les sources murmurer et puis rire,
Qui me feront chanter, rêver des symphonies,
Donnez-moi,
Des rêves à oser, plus de vers à pleurer,
Osez-moi,
Me dire mon Destin.
Que sont, malgré tout, ces mots qui osent rêver,
Porter aux cimes de nos espoirs nos pleurs sans fin,
A revivre aux aurores, pour de longues sarabandes,
Des chants muets, des regards sourds tournés vers le ciel.
Dites-moi,
Qui sont ces rêves qui font pleurer,
Aux mélancoliques crépuscules,
A l’heure où les cœurs sanglotent
Des serments que l’on a effacés.
Dites-moi,
Seront-ils encore là ces rêves pour demain,
Qui nous disent que le vent souffle encore,
Que les astres veillent pour nos Eternités,
Et protègent nos souvenirs.
Dites-moi,
Reviendrez-vous un jour, Espoir,
Me porter jusqu’aux nues, jusqu’en
Ces Paradis aux vagues apaisantes,
Me gardant en vos bras.
Dites-moi ;
Reviendrais-je pleurer ces mots qui vont faner,
De ne pouvoir sourire ou de ne pouvoir dire,
Que le Printemps viendra, que les fleurs vont éclore.
Donnez-moi,
Le chemin des collines, là près des arc-en-ciels,
Où j’entendrai les sources murmurer et puis rire,
Qui me feront chanter, rêver des symphonies,
Donnez-moi,
Des rêves à oser, plus de vers à pleurer,
Osez-moi,
Me dire mon Destin.
16 commentaires
taia · le mardi 31 octobre 2017 à 08:42
Merci pour avoir exprimé et partagé ces délicats sentiments.
Amitiés
domidom · le mardi 31 octobre 2017 à 11:50
Donnez moi et la suite, je trouve ces mots extraordinaires, c'est un peu comme si tu implorais, (donnez-moi la raison de vivre)...
Mes amitiés Philip...
Débordée, comme toujours, voir plus que jamais...
Gros bisous a vs deux, Domie
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 31 octobre 2017 à 14:26
Merci à toi d'être passée me lire et d'avoir aimé ces quelques vers.
Oui, perdre l'espérance c'est la défaite, la mort "philosophique" et même physique parfois, hélas.
Oui, il y avait beaucoup de délicatesse de sentiments dans mes vers. Encore mille merci. Amitiés. Philip
Pour DOMIE :
Bien sûr que les rêves peuvent apporter de l'espoir. Je dirais, très trivialement, et de surcroît, je déteste les jeux de hasard, que c'est comme au loto, un jour on gagne et les rêves se réalise.
Mais nous ne sommes pas ici au PMU du coin, mais en poésie....
Alors, rêvons nos rêves et faisons-les vivre ! Gros bisous, ma Domie. Philip.
Naeja · le mardi 31 octobre 2017 à 20:39
je n'ai pas de mots pour décrire tes mots.
amitiés ! Naeja
Micheline 1940 · le mercredi 1 novembre 2017 à 05:02
Voici un texte qui touche et émeut le poète, aussi, je plonge dans sa douce mélancolie et ses interrogations lancinantes et éternelles... Serons-nous enfin compris ? Plaise à Dieu qu'Il nous entende et nous fasse le doux plaisir de nous exaucer.
Belle journée à vous, "Jardin de Lune" et toute mon amitié,
Micheline.
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 1 novembre 2017 à 10:40
Ah, c'est pourtant un poème qui n'a rien d'extraordinaire, l'ami. Mais merci du compliment. Le poème aurait mérité à être travaillé, j'avais fait le choix du style totalement libre, sans rimes.
Amitiés. A très bientôt. Philip
Pour MICHELINE :
Bien chère Micheline, il est vrai que la "thématique" de mon poème est un peu d'une portée universelle, ce genre de questions que se posent peut-être plus particulièrement les poètes.
La réponse à nos questions ? Je ne sais si nous les aurons un jour. Mais le questionnement ne fait-il pas partie de la vie. Car une vie, toute une vie, ce n'est jamais simple, nous le savons.
Merci d'avoir aimé mon poème et d'être passé me faire cette amicale visite.
Avec toute mon amitié, Micheline. Philip.
Loïc · le mercredi 1 novembre 2017 à 15:58
Je m'écarte. Quelques notes formelles :
1) Grosse coquille à "protèges nos souvenirs".
2) A la strophe suivante, répétition : "me porter" + "me portant". Ah, ces rêveurs, j'vous jure.
Je poursuis ma tournée ! au suivant.
Philip (Jardin de Lune) · le mercredi 1 novembre 2017 à 18:27
Un petit côté, "lullaby", en effet. Mais, un peu à l'instar de ce qu'ont suggéré les commentateurs qui t'ont précédé, c'est pourtant une réflexion d'adulte - ici et maintenant - qui se veut revêtir l'habit d'une âme d'enfant, naïve, sans doute pour adoucir les réalités par le rêve qu'offre un comptine somme tout positive, quoique un peu mêlée de crainte.
Bon, passons à la forme : Grrrr !
Ouiii, protègENT nos souvenirs, bien sûr !
Et je vais mettre à la strophe suivante, puisqu'on est dans le genre "naïf" et tralala lalère, "me gardant en vos bras !
Mmais ça c'est rien, dans mon dernier post de ce matin, j'ai bien vu qu'il y a un pied ce trop dans un vers et, j'ai très paresseusement, abandonné l'effort de prendre quelques instant pour en faire un véritable alexandrin. Rêveur...oui, bien sûr...mais aussi très fainéant !
Amitiés, Loïc. Philip
Rêveuse · le lundi 20 novembre 2017 à 14:16
Plus qu'à ma forme, même si elle a son importance, je m'attache au fond de votre poème et à l'écho qu'il fait en moi!
"Donnez-moi,
Le chemin des collines, là près des arc-en-ciels,
Où j’entendrai les sources murmurer et puis rire,
Qui me feront chanter, rêver des symphonies,
Donnez-moi,
Des rêves à oser, plus de vers à pleurer,"
Ces vers me parlent beaucoup, car lorsque dans ma vie, la capacité à rêver s'est effacée, le vide s'est installé, plus nos rêves sont fous, plus ils sont doux , plus ils sont nécessaires à ce monde si rude et j'oserai toujours rêver, confiant mes rêves à Dame poésie qui saura garder ce beau secret!
alors continuez à nous enchanter, et sachez être "fainéant"!!!!
avec toute mon amitié, merci à vous!
Rêveuse · le lundi 20 novembre 2017 à 16:41
"Plus qu'à ma forme" ....il faut lire: "plus qu'à LA forme!
avec mes excuses!
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 21 novembre 2017 à 13:03
Bonjour Rêveuse,
Le « fonctionnement » que tu exprimes (« ton » fonctionnement ?) sur l’importance des rêves et ce que l’on en attend est particulièrement intéressant.
Bien sûr, il y a l’autre versant des choses où l’on peut se dire « à quoi bon les rêves si ce ne sont que des rêves ». Oui ce peut être des illusions. Mais ce peut être aussi une voie pour réaliser sa vie, en se disant que c’est le prélude à ce que l’on peut trouver à force de chercher et d’espérer.
Mais à mon sens, le juste milieu, pour ne pas haïr nos rêves qui ne se réalisent pas, c’est un peu à l’image de la citation de Musset, ce « le seul obstacle au bonheur c’est de s’attendre à trop de bonheur » que je citais récemment.
Pour ce qui est des rêves, pour m’être longtemps passionné pour la psychanalyse, ses mécanismes ne sont pas du tout comme ça. Mais du fait que les rêves ne sont que des messages de l’inconscient au conscient, même ce que l’on appelle des « rêves éveillés » (que l’on se choisit, donc), ils nous permettent de nous guider vers ce que l’on désire. La touche du romantisme serait alors…. »la cerise sur le gâteau » si je puis me permettre.
Ah pour ce qui est de ma « paresse poétique », une amie poète me disait encore récemment « c’est quand tu mets de côté la forme que tu te lâches et que toute l’émotion se met en surface ». Voilà.
Belle journée à toi, Rêveuse. Avec toute mon amitié. Philip
Rêveuse · le mardi 21 novembre 2017 à 14:09
Quant à la FORCE qui émane de vos vers, elle est réelle pour moi, lectrice, sans vous comparer à qui que ce soit!
mes amitiés renouvelées, il est intéressant de converser avec vous, merci!
Philip (Jardin de Lune) · le mardi 21 novembre 2017 à 18:55
Merci d'être revenue pour compléter ton propos, mon amie.
C'est ce qui fait la richesse du partage à partir de nos écrits poétiques.
Tu fais partie de ces "nouvelles" sur le site qui ont le plaisir de l'échange. C'est donc ainsi tout aussi intéressant de converser avec toi.
Oh, "ton" fonctionnement n'est pas si différents de ceux qui anime la plupart des rêves. Oui, plus le rêve ets fou, plus il est doux !
Ah la vraie maîtrise poétique, c'est quand la forme est maîtrisée et magnifie le fond. Mais il faut être doué pour le faire. "Force" qui émane de mes vers ?
En tout cas, élan et couleur. Ou bien "force musicale des mots", qui me sied plus à moi qui suis musicien.
Je viens de suivre pas à pas la partition de piano de la sonate en si bémol de Listz, un morceau lumineux. Les nuances exprimées sur la partition éclaire bien la "force" de ce qui deviendra harmonie, mélodie.
Puissent, modestement, mes mots avoir parfois nuances et fulgurances comme l'est la belle musique.
Merci encore d'être repassée. Amitiés. Philip.
debbie · le mercredi 14 mars 2018 à 14:04
et à la toute fin l'envie de savoir. avec le Osez moi. Qui a aussi un double sens cet osez moi. Enfin je le perçois comme ça. Après le point de vue de celui qui écrit n'est pas toujours le même que le lecteur. C'est ce qui fait la beauté des poèmes c'est qu'on peut se l'approprier en quelque sorte et y voir parfois même ce qu'on a envie d'y voir. Le poème au vous éloigne un peu le lecteur, du Tu. Donc le lecteur prend une certaine distance malgré l'impression de confidence qui se trouve dans cette poésie. Bravo Philip iil est superbe ce poème !
Belle journée
Debbie
Philip (Jardin de Lune) · le jeudi 15 mars 2018 à 13:49
C'est cela : la progression de la pensée de celui qui est censé interpeler lecteur (imagination; ce n'est pas moi !), est marqué par ces interrogations, presque des suppliques.
Suppliques qui prennent une sorte d'intensité dramatique, dans le "donnez(moi" et le "osez-moi" final.
L'ambiguïté cultivée est de laisser au lecteur de soin de deviner si le "vous" est un pluriel, ou un singulier de politesse qui se substitue à un "tu" plus familier.
Merci d'avoir aimée, Debbie.
Amitiés. Philip
debbie · le jeudi 15 mars 2018 à 17:30
Belle soirée
Amitié
Debbie
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