CARTE POSTALE DES ABATTOIRS 1953
CARTE POSTALE DES ABATTOIRS1953
Dans le bistrot deux ouvriers des abattoirs,
regardent une femme qui joue de l’accordéon.
L’un d’eux,
sandwich à la main,
casquette sur le crâne,
fixe rêveusement la jeune femme.
L’autre, le poing sur la hanche,
jette un œil noir vers elle.
Leur tablier est maculé de sang.
Entre les deux hommes,
un garçon plus jeune, se tourne vers l’ouvrier au sandwich, dubitativement.
Indifférente à leur présence,
la fille joue de son instrument,
les yeux fermés,
pénétrée de sa musique.
A côté d’elle,
sur le perroquet, sont suspendus des chapeaux et des pèlerines dégoulinantes de pluie.
D’autres clients, installés au bar, sirotent café et verre de vin.
Devant la baie vitrée un luxuriant rhododendron est posé sur une petite table,
recevant la lumière blafarde de la rue.
Dehors,
un maigre filet de fumée s’échappe de la cheminée des baraques.
Puis les ouvriers, sans un mot, repartent vers leurs abattoirs.
La musicienne dépose son instrument.
Elle commande un ballon de rouge.
Le jeune garçon l’observe tristement.
Des cris d’animaux retentissent au loin,
déchirant la rumeur paisible du bistrot.
RAOUL
Dans le bistrot deux ouvriers des abattoirs,
regardent une femme qui joue de l’accordéon.
L’un d’eux,
sandwich à la main,
casquette sur le crâne,
fixe rêveusement la jeune femme.
L’autre, le poing sur la hanche,
jette un œil noir vers elle.
Leur tablier est maculé de sang.
Entre les deux hommes,
un garçon plus jeune, se tourne vers l’ouvrier au sandwich, dubitativement.
Indifférente à leur présence,
la fille joue de son instrument,
les yeux fermés,
pénétrée de sa musique.
A côté d’elle,
sur le perroquet, sont suspendus des chapeaux et des pèlerines dégoulinantes de pluie.
D’autres clients, installés au bar, sirotent café et verre de vin.
Devant la baie vitrée un luxuriant rhododendron est posé sur une petite table,
recevant la lumière blafarde de la rue.
Dehors,
un maigre filet de fumée s’échappe de la cheminée des baraques.
Puis les ouvriers, sans un mot, repartent vers leurs abattoirs.
La musicienne dépose son instrument.
Elle commande un ballon de rouge.
Le jeune garçon l’observe tristement.
Des cris d’animaux retentissent au loin,
déchirant la rumeur paisible du bistrot.
RAOUL
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1 commentaire
domidom · le mercredi 9 mars 2011 à 18:08
J'ai aimé cet instant passé avec tous ses ouvriers et cette accordéoniste, on imagine très bien la scène...
Agréable lecture...
A bientôt...
Domie...
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