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Poèmes de l'archange Gabriel.

50 ANS

Le lundi 9 décembre 2013 à 07:02, posté par THIERRY ROBERTSON · 193 lectures

Et oui ! Déjà.

50 ANS

Aujourd’hui, j’ai cinquante ans
Et je ne ressens rien de différent.
Je me souviens de mes moments d’enfance
Je me rappelle du moment où je suis devenu père
Au travers de tous ce silence
Les souvenirs ne me donnent ni une colère
Ni même une joie quelconque.
Il n’y a rien dans ma vie que je tronque
Car même si j’ai toujours les douleurs
D’un enfant blessé, abandonné
Je suis fier de défendre les couleurs
De la différence sexuelle dans ses valeurs.
L’enfance meurtrie
La jeunesse détruite
Tout cela peut mener en psychiatrie
Traitements lourds, je prend la fuite.

Aujourd’hui, j’ai cinquante ans
Et je ne ressens rien de différent.
Et pourtant je suis devenu plus fort
Depuis mon arrivée à ce nouveau port,
Perpignan, le centre du monde
Où jadis on entendait les canons qui grondent
Face à l’ennemi, l’Espagnol
Qui voulait reprendre son bien
Faisant fuir tous les rossignols
Affamant le peuple devenu un chien.
Il semble que les pauvres soient aux aboies
Misère grandissante face à cette bourgeoisie
Qui s’offre tant de tissus en soie.
Il y a douze ans, j’eus mon visage cramoisie
Face à ma « Déesse » dans un métro,
Je pleure ma vie dans ce rétro.

Aujourd’hui, j’ai cinquante ans
Et je ne ressens rien de différent.
Sauf que j’ai encore ma mère
Que j’ai emmené à proximité de la mer
Ne comprenant pas cette haine d’un jeune curieux
De refuser d’accepter les différences
D’un enseignement religieux
Laissant ses émotions montrant ses apparences
De vouloir s’attaquer à la faiblesse
Des âmes en souffrance comme une gonzesse.
Il dort en prison !
Mais est-ce vraiment une victoire
Quand on perd la raison
Pour ne trouver aucune gloire ?
Le monde se réfugie dans la violence
La société subit beaucoup trop d’insolence.

Aujourd’hui, j’ai cinquante ans
Et je ne ressens rien de différent.
On y voit trop chômeurs
Pas assez de travailleurs
Plus aucun slameur
Et tous ces acteurs
Sans metteur en scène,
Donnent des âme perdues comme des hyènes
Cherchant de quoi manger,
Préférant se mettre en danger
D’une société en perte de valeur.
Coluche livre ses restos du cœur
l’Abbé Pierre n’a plus de saveur
Jésus n’est plus le sauveur.
Mais quand l’Homme va-t-il briser ses chaînes ?
Quand va-t-il abandonner sa haine ?

Aujourd’hui, j’ai cinquante ans
Et je ne ressens rien de différent.
Les armées grondent le canon
Les SDF dorment dans des cabanons
Les immigrés cherchent des papiers
Les marins navigues avec leurs équipiers
Mylène sort son DVD d’un concert magnifique
Moment qui a été si magique
De ce spectacle de sons et lumières
Dans un futur sans aucune civière.
Un jour, l’Homme connaîtra l’amour
Sous un nouveau jour.
L’univers n’aura plus de limite
Et notre esprit en aura finit avec la dynamite.

Aujourd’hui, j’ai cinquante ans
Et je ne ressens rien de différent.

Aujourd’hui, j’ai cinquante ans
Et je ne ressens rien de différent.

Le 9 décembre 2013
THIERRY ROBERTSON.
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1 commentaire

DIDOU · le lundi 9 décembre 2013 à 20:00

bonsoir , belle confidence sur cet écrit avoir 50 ans et moi j'ai pas toute mes dents, ils mangent tout ce qui passe , et ronge les os des faces cachées, belle confidence , merveilleux ode à la réalité d'homme que vous etes
un grand merci
Amicalement didou

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