Les Voeux De L'Enfer
AVERTISSEMENT
Ce texte est protégé par les droits d’auteur.
En conséquence avant son exploitation vous devez obtenir l’autorisation de l’auteur soit directement auprès de lui, soit auprès de l’organisme qui gère ses droits (la SACD par exemple pour la France).
Pour les textes des auteurs membres de la SACD, la SACD peut faire interdire la représentation le soir même si l'autorisation de jouer n'a pas été obtenue par la troupe.
Le réseau national des représentants de la SACD (et leurs homologues à l'étranger) veille au respect des droits des auteurs et vérifie que les autorisations ont été obtenues, même a posteriori.
Lors de sa représentation la structure de représentation (théâtre, MJC, festival…) doit s’acquitter des droits d’auteur et la troupe doit produire le justificatif d’autorisation de jouer. Le non respect de ces règles entraîne des sanctions (financières entre autres) pour la troupe et pour la structure de représentation.
Ceci n’est pas une recommandation, mais une obligation, y compris pour les troupes amateurs.
Merci de respecter les droits des auteurs afin que les troupes et le public puissent toujours profiter de nouveaux textes.
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L.122-5, 2e et 3e a) d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayant cause est illicite » (art. L. 122-4).
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon, sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Théâtre Mame-Egning ! pour A Nue Productions, juin 2008. Tous droits réservés.
Titre : Les Vœux De L’Enfer
Auteur : A Nue Productions - Théâtre Mame-Egning!
Mail : [email protected]
Genre : Monologue Poétique
Durée : Environ 25 minutes, selon la mise en scène.
Décor : Rien qu’une pièce obscure. Le décor doit refléter une sorte de caverne.
Costumes : Aucun costume.
Distribution : Une voix masculine. Plusieurs voix féminines pour les échos et les pleurs.
Public visé : Adulte et adolescent
Résumé : Dans un endroit secret, une sorte de caverne ou de temple, un Etre hors norme s’assure de la naissance programmée de ses successeurs. Il offre bien des présents aux femmes les plus récalcitrantes…
Espace sombre illuminé d’une lumière rouge qui semble crépiter. D’autres petites lueurs jaunes et très légèrement verdâtres se mêlent aux forts reflets rouges.
Un son de souffle, des expirations comme saccadées, des sons de souffle, si faibles. Deux expirations, hésitantes l’une envers l’autre, puis le silence. La lumière rouge semble reculer. Un peu. Brusquement. Puis elle envahit à nouveau l’espace. Et d’un coup, la pièce s’assombrit, comme un faible crépuscule dans la nuit. Ce n’est pas totalement la nuit. Des gémissements de femmes, des halètements de douleurs. L’une après l’autre, des femmes, la voix muée en timbre très grave par la souffrance, poussent des hurlements, semblables à ceux provoqués par l’accouchement. Des gémissement se mêlent à des cris qui s’éteignent. D’épuisement. Des souffles fort de femmes, des plaintes sourdes de femmes. Un silence sous le vent. Et, dans le silence, une voix masculine, jeune, une voix puissante mais calme et si ferme, s’élève.
Tremble Devant Moi Le Néant Par La Cause Sublime
De Par Les Ages Morts Et Commandeurs Ultimes
Du Secret De Mes Vœux Consacrés Et Intimes
Femmes ! Vous, Mes Epées ! Vous, Mes Ordres !
De Mon Souffle, Comme Je Crains, S’éreintent Tant De Morts
Si Cette Croix, Cette Haine, Par Un Sort Puisse S’Eteindre !
Un hurlement de femme. Bruit de mouvements, râles de femmes impatients puis, des sons de femmes hystériques.
La Lumière Conçut Des Ténèbres Est Implacable
Femmes ! Gouvernez Le Serpent De L’Abîme
Gouvernez !
Quand Les Ombres Immobiles, Mortes Par Ma Grâce
Dissoudront Les Essences, Terrifieront Les Croyances
Voix plus douce, plus grave.
Femme, Ouvre Tes Cuisses, Libère L’Œuvre De Ton Ventre
Des hurlements de femmes, des plaintes s’élevèrent.
Qui Renie La Victoire, Dédaigne La Misère De Soi ?
La Voudrais-Tu, Femme, Cette Misère, Eternelle… ?
Un silence absolu envahit l’espace. Les semblant de crépuscule s’éteignit totalement. On entend un profond puis, très profond soupir masculin.
C’est A L’Aube Que Meurt La Hantise Des Rêves
Femmes, Aimez-Moi, Que Mes Œuvres En Vos Ventres
Dans Ces Aubes Me Pérennisent Par Afflux De Mirages
Traversez Le Chemin Pour Le Vœux D’Abandon
Que Restera t-Il Dans Vos Cœurs Par Esprit D’Obstination
Ma Semence Dans Vos Chairs, Une Vie Abondante Dans vos Ames
Que Restera t-Il De Votre Haine Après Ces Morts ?
Je Fais Vœux D’Edifier Par La Gloire, Votre Souffrance
Femmes, De Si Petits Chemins Egarent Les Vivants
De Si Grandes Causes Asservissent Bien Des Esprits
En Mon Ame, Eternelle, En Mon Cœur Accompli
Vos Naissances, Fleurissent En Mon Sang, Subliment Dans Les Trépas
Femme, Laisse Ta Chair Se Mortifier
Ce Sang…Se Libérer !
Tes Organes, Ces Secrets, Se Découvrir
Entre En Guerre Contre Les Failles De Ton Corps
Le Sublime De Ta Nature
Des murmures féminins, très faibles. Un silence. Le vent siffle. Puis, un hurlement de femme, d’une seule femme. Des sanglots, des gémissements, comme des protestations…
La voix masculine est mécontente.
Une Ame Eprouvée Me Bannit De Son Antre…
Je Suis !
Que Crois-Tu Que Vaut Ma Peine !
Mes Offrandes, Sont Dérisions ?
Sous Un Visage, Un Corps De Prince, Fidèle Illusion
Je N’ai Ni Conquis, Ni Combattu
J’ai Possédé Ton Corps, Emplit Ton Etre De Mes Semences
Accru Ton Plaisir Et Banni La Retenue De Ta Nature !
Ah !
Que Faire D’Une Passerelle Pour Expulser Mon Œuvre Accomplie De Tes Orifices !
Les pleurs de la femme montent plus fort pendant quelques instants. La voix masculine s’élève, plus douce.
Je Ne Puis Nourrir Sans Confisquer
Mourir Sans Aspirer Et Rejaillir
Promettre Sans Récompenses
Honorer…Sans Beaux Sacrifices
Il Reste Toi Et La Huitième De Mes Œuvres
Il Reste Ces Larmes Pour Qui Peut Décider Du Monde
Des Tas De Mondes…
Les pleurs se sont tus. Quelques reniflements de la femme, et le silence. Un assez long moment passa.
Voix basse de l’homme, comme assourdit.
Des Sommets Neigent Des Chutes
Ce Sont Mes Etres Qui Les Façonnent
Conquièrent Les Désirs, Asservissent Les Prétentions
Femme, Gouverne Le Serpent Dans L’Abîme
Je Te Promets, De Ton Ventre, Enfanter Des Serments
Un silence s’installa à nouveau. De faibles, très faibles lueurs jaunes et verdâtres caressèrent furtivement l’obscurité avant de disparaître. Des reflets mauves se mirent à éclairer l’espace. Une très grande inspiration de la voix masculine qui déclara, calme, satisfaite, avec un timbre de voix très rauque.
Gloire Nous Est Donné, Frères
De Porter Dans Les Trépas Les Pus Infernaux
Les Labyrinthes Les Plus Scellés
La Déchéance La Plus Effroyable
Ce Que Nous Possédons De Meilleur, Dorénavant.
Des murmures rauques masculins, comme des approbations tout juste audibles, se firent brièvement entendre.
Ce texte est protégé par les droits d’auteur.
En conséquence avant son exploitation vous devez obtenir l’autorisation de l’auteur soit directement auprès de lui, soit auprès de l’organisme qui gère ses droits (la SACD par exemple pour la France).
Pour les textes des auteurs membres de la SACD, la SACD peut faire interdire la représentation le soir même si l'autorisation de jouer n'a pas été obtenue par la troupe.
Le réseau national des représentants de la SACD (et leurs homologues à l'étranger) veille au respect des droits des auteurs et vérifie que les autorisations ont été obtenues, même a posteriori.
Lors de sa représentation la structure de représentation (théâtre, MJC, festival…) doit s’acquitter des droits d’auteur et la troupe doit produire le justificatif d’autorisation de jouer. Le non respect de ces règles entraîne des sanctions (financières entre autres) pour la troupe et pour la structure de représentation.
Ceci n’est pas une recommandation, mais une obligation, y compris pour les troupes amateurs.
Merci de respecter les droits des auteurs afin que les troupes et le public puissent toujours profiter de nouveaux textes.
Le Code de la propriété intellectuelle n’autorisant, aux termes de l’article L.122-5, 2e et 3e a) d’une part, que les « copies ou reproductions strictement réservées à l’usage privé du copiste et non destinées à utilisation collective » et, d’autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d’exemple et d’illustration, « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayant cause est illicite » (art. L. 122-4).
Cette représentation ou reproduction, par quelque procédé que ce soit, constituerait donc une contrefaçon, sanctionnée par les articles L. 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Théâtre Mame-Egning ! pour A Nue Productions, juin 2008. Tous droits réservés.
Titre : Les Vœux De L’Enfer
Auteur : A Nue Productions - Théâtre Mame-Egning!
Mail : [email protected]
Genre : Monologue Poétique
Durée : Environ 25 minutes, selon la mise en scène.
Décor : Rien qu’une pièce obscure. Le décor doit refléter une sorte de caverne.
Costumes : Aucun costume.
Distribution : Une voix masculine. Plusieurs voix féminines pour les échos et les pleurs.
Public visé : Adulte et adolescent
Résumé : Dans un endroit secret, une sorte de caverne ou de temple, un Etre hors norme s’assure de la naissance programmée de ses successeurs. Il offre bien des présents aux femmes les plus récalcitrantes…
Espace sombre illuminé d’une lumière rouge qui semble crépiter. D’autres petites lueurs jaunes et très légèrement verdâtres se mêlent aux forts reflets rouges.
Un son de souffle, des expirations comme saccadées, des sons de souffle, si faibles. Deux expirations, hésitantes l’une envers l’autre, puis le silence. La lumière rouge semble reculer. Un peu. Brusquement. Puis elle envahit à nouveau l’espace. Et d’un coup, la pièce s’assombrit, comme un faible crépuscule dans la nuit. Ce n’est pas totalement la nuit. Des gémissements de femmes, des halètements de douleurs. L’une après l’autre, des femmes, la voix muée en timbre très grave par la souffrance, poussent des hurlements, semblables à ceux provoqués par l’accouchement. Des gémissement se mêlent à des cris qui s’éteignent. D’épuisement. Des souffles fort de femmes, des plaintes sourdes de femmes. Un silence sous le vent. Et, dans le silence, une voix masculine, jeune, une voix puissante mais calme et si ferme, s’élève.
Tremble Devant Moi Le Néant Par La Cause Sublime
De Par Les Ages Morts Et Commandeurs Ultimes
Du Secret De Mes Vœux Consacrés Et Intimes
Femmes ! Vous, Mes Epées ! Vous, Mes Ordres !
De Mon Souffle, Comme Je Crains, S’éreintent Tant De Morts
Si Cette Croix, Cette Haine, Par Un Sort Puisse S’Eteindre !
Un hurlement de femme. Bruit de mouvements, râles de femmes impatients puis, des sons de femmes hystériques.
La Lumière Conçut Des Ténèbres Est Implacable
Femmes ! Gouvernez Le Serpent De L’Abîme
Gouvernez !
Quand Les Ombres Immobiles, Mortes Par Ma Grâce
Dissoudront Les Essences, Terrifieront Les Croyances
Voix plus douce, plus grave.
Femme, Ouvre Tes Cuisses, Libère L’Œuvre De Ton Ventre
Des hurlements de femmes, des plaintes s’élevèrent.
Qui Renie La Victoire, Dédaigne La Misère De Soi ?
La Voudrais-Tu, Femme, Cette Misère, Eternelle… ?
Un silence absolu envahit l’espace. Les semblant de crépuscule s’éteignit totalement. On entend un profond puis, très profond soupir masculin.
C’est A L’Aube Que Meurt La Hantise Des Rêves
Femmes, Aimez-Moi, Que Mes Œuvres En Vos Ventres
Dans Ces Aubes Me Pérennisent Par Afflux De Mirages
Traversez Le Chemin Pour Le Vœux D’Abandon
Que Restera t-Il Dans Vos Cœurs Par Esprit D’Obstination
Ma Semence Dans Vos Chairs, Une Vie Abondante Dans vos Ames
Que Restera t-Il De Votre Haine Après Ces Morts ?
Je Fais Vœux D’Edifier Par La Gloire, Votre Souffrance
Femmes, De Si Petits Chemins Egarent Les Vivants
De Si Grandes Causes Asservissent Bien Des Esprits
En Mon Ame, Eternelle, En Mon Cœur Accompli
Vos Naissances, Fleurissent En Mon Sang, Subliment Dans Les Trépas
Femme, Laisse Ta Chair Se Mortifier
Ce Sang…Se Libérer !
Tes Organes, Ces Secrets, Se Découvrir
Entre En Guerre Contre Les Failles De Ton Corps
Le Sublime De Ta Nature
Des murmures féminins, très faibles. Un silence. Le vent siffle. Puis, un hurlement de femme, d’une seule femme. Des sanglots, des gémissements, comme des protestations…
La voix masculine est mécontente.
Une Ame Eprouvée Me Bannit De Son Antre…
Je Suis !
Que Crois-Tu Que Vaut Ma Peine !
Mes Offrandes, Sont Dérisions ?
Sous Un Visage, Un Corps De Prince, Fidèle Illusion
Je N’ai Ni Conquis, Ni Combattu
J’ai Possédé Ton Corps, Emplit Ton Etre De Mes Semences
Accru Ton Plaisir Et Banni La Retenue De Ta Nature !
Ah !
Que Faire D’Une Passerelle Pour Expulser Mon Œuvre Accomplie De Tes Orifices !
Les pleurs de la femme montent plus fort pendant quelques instants. La voix masculine s’élève, plus douce.
Je Ne Puis Nourrir Sans Confisquer
Mourir Sans Aspirer Et Rejaillir
Promettre Sans Récompenses
Honorer…Sans Beaux Sacrifices
Il Reste Toi Et La Huitième De Mes Œuvres
Il Reste Ces Larmes Pour Qui Peut Décider Du Monde
Des Tas De Mondes…
Les pleurs se sont tus. Quelques reniflements de la femme, et le silence. Un assez long moment passa.
Voix basse de l’homme, comme assourdit.
Des Sommets Neigent Des Chutes
Ce Sont Mes Etres Qui Les Façonnent
Conquièrent Les Désirs, Asservissent Les Prétentions
Femme, Gouverne Le Serpent Dans L’Abîme
Je Te Promets, De Ton Ventre, Enfanter Des Serments
Un silence s’installa à nouveau. De faibles, très faibles lueurs jaunes et verdâtres caressèrent furtivement l’obscurité avant de disparaître. Des reflets mauves se mirent à éclairer l’espace. Une très grande inspiration de la voix masculine qui déclara, calme, satisfaite, avec un timbre de voix très rauque.
Gloire Nous Est Donné, Frères
De Porter Dans Les Trépas Les Pus Infernaux
Les Labyrinthes Les Plus Scellés
La Déchéance La Plus Effroyable
Ce Que Nous Possédons De Meilleur, Dorénavant.
Des murmures rauques masculins, comme des approbations tout juste audibles, se firent brièvement entendre.
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