LES FEES D'AUTRES TEMPS

Le soir tombe et il neige sur la ville frileuse,
Blottissante, en ses quartiers resserrés,
Sur les toits d'ardoises aux cheminées fumeuses.
Il est tard, j'ai si froid, et je me sais damné.
dans le silence sacré du crépuscule qui meurt,
Des clochers noircis de la cathédrale figée,
De ses diables de pierre, de leurs sourires moqueurs,
S'accrochent encore les âmes des siècles passés.
ô. Dieu, ce froid qui tombe, le vent qui selève.
La nuit, de ses doigts de fièvre, enserre les murmures.
Et le temps qui casse toujours tous les rêves,
Ne laissera rien derrière nous car rien ne dure.
Emportant avec elle mes dernières innocences.
D'un silence de brume, d'un silence glacé.
M'enveloppant l'âme d'un linceul immense.
Ô, pourquoi, pourquoi ne sais-je plus pleurer ?
Que ne suis-je né dans les brouillards passés !
Dans les lointains bleutés envahis de forets.
Ces époques hantées et ces bois noirs gelés.
Sous un ciel livide, que le froid dévorait.
Hivers de pierres fendues et de loups errants.
D'oiseaux pétrifiés en vol, aux petits matins.
Arbres craquants sous les morsures des vents.
Fous, hurleurs et crachant, courants par les chemins.
Pourquoi m'avoir quitté, vous les fées de mon enfance ?
Si je ferme les yeux je n'entends que mes remords.
Pourquoi cette neige, et cette désespérance ?
Pourquoi n'entends-je plus tous vos rires d'or ?
Qui ne les a perçus, à la tombée de la nuit,
Au détour d'un marais givré, comme un soupir.
Sous les grands arbres à pendus peuplés d'esprits,
N'a jamais su vraiment ce que rêver veut dire.
Chut, peut-être n'ont-elles pas toutes disparues.
Peut-être tombent-elles encore en cette neige.
Sur la cathédrale et ses gargouilles tordues,
Que les années irrespectueuses désagrègent.
Silence... Je suis mort en d'autres temps.
En des époques barbares aux rêves flamboyants.
yvan
Blottissante, en ses quartiers resserrés,
Sur les toits d'ardoises aux cheminées fumeuses.
Il est tard, j'ai si froid, et je me sais damné.
dans le silence sacré du crépuscule qui meurt,
Des clochers noircis de la cathédrale figée,
De ses diables de pierre, de leurs sourires moqueurs,
S'accrochent encore les âmes des siècles passés.
ô. Dieu, ce froid qui tombe, le vent qui selève.
La nuit, de ses doigts de fièvre, enserre les murmures.
Et le temps qui casse toujours tous les rêves,
Ne laissera rien derrière nous car rien ne dure.
Emportant avec elle mes dernières innocences.
D'un silence de brume, d'un silence glacé.
M'enveloppant l'âme d'un linceul immense.
Ô, pourquoi, pourquoi ne sais-je plus pleurer ?
Que ne suis-je né dans les brouillards passés !
Dans les lointains bleutés envahis de forets.
Ces époques hantées et ces bois noirs gelés.
Sous un ciel livide, que le froid dévorait.
Hivers de pierres fendues et de loups errants.
D'oiseaux pétrifiés en vol, aux petits matins.
Arbres craquants sous les morsures des vents.
Fous, hurleurs et crachant, courants par les chemins.
Pourquoi m'avoir quitté, vous les fées de mon enfance ?
Si je ferme les yeux je n'entends que mes remords.
Pourquoi cette neige, et cette désespérance ?
Pourquoi n'entends-je plus tous vos rires d'or ?
Qui ne les a perçus, à la tombée de la nuit,
Au détour d'un marais givré, comme un soupir.
Sous les grands arbres à pendus peuplés d'esprits,
N'a jamais su vraiment ce que rêver veut dire.
Chut, peut-être n'ont-elles pas toutes disparues.
Peut-être tombent-elles encore en cette neige.
Sur la cathédrale et ses gargouilles tordues,
Que les années irrespectueuses désagrègent.
Silence... Je suis mort en d'autres temps.
En des époques barbares aux rêves flamboyants.
yvan
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1 commentaire
madie · le vendredi 28 novembre 2008 à 10:43
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