FEMME COGNAC

Bouteille, bouteille, ma complice, douce amie, ma belle !
Chère courtisane clandestine de mes nuits brumaires,
Que me caches-tu donc en tes rougeurs si charnelles ?
Car par tes rondeurs câlines, exquise lubrique, j’erre…
On te chanterait, coquine, partout les cantons,
Il se dit, à ton sujet, des choses si légères…
Et tes effluves font se lever tous les fripons.
Je vous le dis : heureux soient les célibataires !
Que serait l’homme sans toi qui si bien le damne ?
Tu me prends comme le font ces femmes des hammams.
En tes sublimes abysses, j’ai perdu mon âme.
Alors, que m’importe, tu me réchauffes de tes flammes.
Et quand je soulève ta robe de braises et d’ambre,
Que je porte tes trésors à ma bouche goulue,
Il est des même envies que ceux de ma chambre.
Gingembre, cambre, entrejambe touffu, charnu, fendu.
Je te confie ma coupe, rebondie chopine.
A tes dorures, étiquette lutine, je réponds.
On te dit libertine, intime, câline, mutine…
Jupon, tâtons … tétons… dames en floraison…
Ah quand tes éthers sensuels dansent dans mon verre, coquine !
Mes narines à tes arômes capiteux scellées…
A tes charmes, tes rondeurs, tchin-tchin, divine gamine !
Viens, belle, donnes-toi à moi, à mes lèvres débauchées.
En toute vérité je vous le dis …
Ma foi non… trinquons plutôt, ami…
Yvan
Chère courtisane clandestine de mes nuits brumaires,
Que me caches-tu donc en tes rougeurs si charnelles ?
Car par tes rondeurs câlines, exquise lubrique, j’erre…
On te chanterait, coquine, partout les cantons,
Il se dit, à ton sujet, des choses si légères…
Et tes effluves font se lever tous les fripons.
Je vous le dis : heureux soient les célibataires !
Que serait l’homme sans toi qui si bien le damne ?
Tu me prends comme le font ces femmes des hammams.
En tes sublimes abysses, j’ai perdu mon âme.
Alors, que m’importe, tu me réchauffes de tes flammes.
Et quand je soulève ta robe de braises et d’ambre,
Que je porte tes trésors à ma bouche goulue,
Il est des même envies que ceux de ma chambre.
Gingembre, cambre, entrejambe touffu, charnu, fendu.
Je te confie ma coupe, rebondie chopine.
A tes dorures, étiquette lutine, je réponds.
On te dit libertine, intime, câline, mutine…
Jupon, tâtons … tétons… dames en floraison…
Ah quand tes éthers sensuels dansent dans mon verre, coquine !
Mes narines à tes arômes capiteux scellées…
A tes charmes, tes rondeurs, tchin-tchin, divine gamine !
Viens, belle, donnes-toi à moi, à mes lèvres débauchées.
En toute vérité je vous le dis …
Ma foi non… trinquons plutôt, ami…
Yvan
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